REFLEXION

FÊTE DE L’AID EL ADHA 2015 : La saignée perpétuelle des petites bourses

Face à la flambée incontrôlée et incontrôlable des prix des produits même issus du terroir national comme les légumes et certains fruits, très prisés à la veille de chaque Aïd en l'occurrence El Adha, l'absence des services concernés par la gestion du commerce pose régulièrement question, surtout au vue des promesses officielles faites sur la rigueur du contrôle de la spéculation effrénée durant ces fêtes où les citoyens vivent une énième saignée en règle de la part des commerçants de détail des denrées alimentaires et autres.



Comme, ce qui embellit davantage la vie religieuse musulmane ce sont ces grandes fêtes annuelles sacrées célébrées dans la joie, la bonne humeur et la convivialité, une occasion toute trouvée de ressouder les liens familiaux, sociaux et de voisinage afin d'exalter dans une ferveur exceptionnelle les vraies valeurs de l'Islam, plus qu'une religion. Il est d'autant plus vrai qu'à la veille de chaque Aïd comme celui de l'Adha, les citoyens peuvent saisir ces moments propices afin de mettre en pratique les bons enseignements de l'Islam, mais qu'en est-il sur le terrain terrestre matériel  de notre quotidien, fait d'achats de toute sorte (le bélier, les fruits et légumes, etc.) ? Une vraie saignée en règle des petites bourses démunies! Accentuée cette année par la brutale crise pétrolière et l'inflation du dinar algérien.Certains citoyens mal en point financièrement poussent la réflexion jusqu'à dire que c'est eux qui passent sur l'autel du sacrifice coutumier avant le fameux mouton ! Et le manque de régulation du marché à bestiaux n'arrange en rien les affaires des consommateurs éternels piégés dans les filets des gros bonnets de la filière agricole tout au long de l'année, et aucune solution n'est venue soulager une frange de la population défavorisée. Le problème de la hausse continuelle des prix à la vente des têtes de béliers tient son origine de la complexité des facteurs entrants dans l'élevage du bétail destiné au sacrifice rituel de l'Aïd El Adha, tel bien sûr les aliments importés, les frais vétérinaires, le transport, les intermédiaires, etc. En plus de la difficulté de maîtriser ce marché sous tension, s'ajoute la prolifération d'espace de vente illégale échappant à la vigilance des services compétents de la DSA. D'année en année, le prix de vente des têtes de cheptels des ruminants, ne cessent de grimper inexorablement, poussé par la forte demande sur les moutons à l'approche des fêtes de l'aïd qui ne faiblit pas, ce qui a tendance à agacer les chefs de famille aux revenus modestes. Un cercle vicieux sans fin qui n'est pas prêt de s'arrêter de sitôt. Dans un contexte économique tendu et une concurrence interne entre produits importés et fabriqués localement fait rage au sein des revendeurs tant formels qu'informels, c'est le consommateur qui y est fait "dindon de la farce" jusqu'au prochain Aïd.

AS. Mohsen
Mardi 22 Septembre 2015 - 18:12
Lu 1139 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+