REFLEXION

FESTIVAL D'AÏN TEDELES : Baroud et retour aux sources



FESTIVAL D'AÏN TEDELES : Baroud et retour aux sources
C’est au-delà de minuit que s’est achevée la journée inaugurale du festival de la chanson bédouine et du Melhoun d’Aïn Tédelès. Dès le mot d’ouverture de M. Senouci Mohamed Amine, le chef de daïra, les colonnes exécutant des danses, des pas cadencés spécifiques à chaque troupe selon des rythmes ancestraux aux sons de tbals, grosses derboukas et Gallals souvent couronnés de barouds exécutés par des jeunes et moins jeunes venus de 19 wilayas du pays se sont dirigées vers la place centrale Belatreche Laâdjel où était érigée la tribune officielle. M. Benabdellah Hadj Bendehiba, qui devait présider aux destinées du festival après sa relance suite à une interruption n'a pas manqué de nous marquer sa joie quant à ce nouveau départ de ce qui faisait une raison de vivre de Cheikh Aïn Tédelès. Soit dit que M. Benabdellah a été maire de la capitale du chant bédouin durant une quinzaine d'années et qu'il n'a raté aucun événement, aussi infime soit-il, et l'on retrouve encore sa main sur ce dernier. S'il ne préside plus le festival, sa main à la pâte se sent et se voit à mille lieux. Ce qui lui a fait revivre les bons moments d'antan, c'est le cheval arabe des Medjahers, harnaché comme au bon vieux temps. En effet, ce sont deux groupes de cavaliers de ces valeureux descendants des guerriers d'Abdelkader qui obnubilèrent M. Benabdellah et l'assistance. Les deux groupes s'élançaient à tour de rôle sur un terrain aménagé pour l'occasion. Comme un seul homme, burnous et Abayas aux vents, ils appuyaient sur la gâchette que certains se plaisent à approcher de leurs narines les canons fumants des fusils, amour de la poudre noire oblige. Après les défilés des troupes, réparties en 4 groupes distincts chacun précédé d'une fresque et représentant le sud, l'ouest, le centre et l'Est, les festivaliers et les notables invités pour l'occasion se sont dirigés vers la cantine communale de l'école primaire Latreche Laïd où les attendait une exposition de tableaux et de travaux d'artisanat local. Et quand on évoque l'artisanat, M. Benabdellah soupire à l'idée que c'était son rêve que de bâtir une école ou un centre d'apprentissage des métiers ancestraux. Pour l'instant, il s'est contenté d'admirer ce que les siens ont étalé et en particulier le burnous et la Djellaba. Enfin, dans la même salle, les meilleurs vers des meilleurs poètes présents pour l'occasion, ont dû lire leurs œuvres à M. le chef de daïra et les présents. Et M. Benadellah de souligner que ces vers étaient destinés particulièrement à M. le wali qui a conquis les cœurs des citoyens de cette ville et au delà et dont sa dernière visite fait encore parler d'elle. Toujours égal à lui-même, M. Senouci Mohamed Amine, a remercié tous ceux qui ont répondu "présent!" et qui essayent coûte-que-coûte de préserver l'identité nationale.

Benatia
Mardi 12 Juillet 2011 - 11:04
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MOSTAGANEM
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