REFLEXION

FAUX, USAGE DE FAUX ET ARNAQUE A L’ETAT CIVIL D’ORAN : le présumé médiateur arrêté



FAUX, USAGE DE FAUX ET ARNAQUE A L’ETAT CIVIL D’ORAN : le présumé médiateur arrêté
Le centre d’accueil pour personnes âgées, appelé caserne Chaâbane, est la plus ancienne structure du genre à Oran. Il a été créé en 1973 par arrêté ministériel pour abriter, les personnes sans domicile fixe, physiquement fragilisées et se trouvant dans l’incapacité totale de subvenir à leurs propres besoins et à se prendre en charge. Des personnes âgées, souffrant d’un handicap ou d’une pathologie lourde. Placé sous le contrôle du Bureau d’aide sociale d’Oran, dirigé par M. Kerzazi Abdelaziz, le centre Chaâbane abrite actuellement une centaine de pensionnaires, dont 40 femmes. 50% de la population vivant dans ce centre sont handicapés moteurs. Les personnes composant l’autre moitié souffrent de différentes maladies chroniques, et bénéficient du traitement adapté à chaque pathologie, sous la surveillance d’un médecin et d’une infirmière diplômée, qui disposent d’une ambulance pour d’éventuels cas d’urgence, bien que le centre se trouve à quelques mètres seulement du centre hospitalo-universitaire d’Oran et du service des urgences médicochirurgicales. Le nouveau directeur du centre, M. Addou Abdelaziz, rencontré sur les lieux, déplore le manque de moyens devant permettre une meilleure prise en charge de ces personnes en détresse. On doit en convenir : il faut un certain nombre de choses pour palier le manque dont souffrent en silence ceux-là mêmes qui ont perdu le confort d’un foyer et la chaleur d’une famille. Mais tout ce qu’on pourrait leur apporter ne pourra jamais remplacer ce dont ils souffrent le plus, ce sentiment d’abandon. Certains s’y emploient, nous affirme-t-on, au sein de cette structure pour atténuer, un tant soit peu la détresse qui se lit sur le visage d’un grand nombre de ces pensionnaires qui passent devant le visiteur en donnant l’air de vouloir s’excuser d’être là, encore là. Des actions sont régulièrement entreprises en faveur de ces personnes, entourées par les soins de 42 employés. Des scènes poignantes que celles de voir une vieille dame, qui ne connaît pas son âge, s’approcher d’une employée du centre, par derrière, l’entourer de ses bras et poser sa tête sur ses épaules. Et la jeune employée, qui prend, à son tour, la tête de sa protégée. Une scène qui dénote cette complicité entre le personnel et les personnes assistées. Le directeur du centre nous a déclaré que des excursions et des sorties aérées sont régulièrement programmées au profit des toutes ces personnes. C’est ainsi qu’à chaque occasion, les pensionnaires sont emmenés dans les stations thermales de Bouhanifia et de Hammam Bouhadjar, des lieux très prisés par ces personnes qui apprécient fortement les bains et connaissent les vertus des eaux thermales. Pendant cet été, les sorties ont été organisées à la plage « où il y en eut même qui ont pu bronzer. » Le responsable nous apprend que le centre avait réussi l’exploit consistant en le forage d’un puits de plusieurs mètres de profondeur pour alimenter en permanence le hammam qui a été aménagé grâce à un don de 50 millions de centimes d’un bienfaiteur. Les pensionnaires sont aux anges. Ils disposent d’un véritable hammam avec la vapeur chaude ambiante où ils semblent avoir retrouvé leurs repères. « Les douches à la va vite n’avaient aucun intérêt, sans gommage de la peau, sans l’étirement sur la dalle délicieusement chaude… » A plaisanté un employé, en s’adressant à un vieil homme qui a confirmé en hochant plusieurs fois la tête. Après le dernier bain la semaine, pris dernièrement, les pensionnaires ont enfilé les 100 survêtements neufs offerts par un généreux donateur. Le même responsable affirme qu’il veille personnellement au bon déroulement du service. Qu’il ne rentre chez lui qu’après s’être assuré que tout est en ordre. Concernant le repas après la rupture du jeûne, notre interlocuteur affirme que les pensionnaires bénéficient d’un menu copieux et varié, spécial ramadan, comme celui qu’on prépare pratiquement dans les familles de la région. Mais beaucoup reste encore à faire, fait remarquer notre interlocuteur, qui regrette le manque de moyens financiers qui privent d’un certain nombre de commodités pouvant adoucir leur séjour, toutes personnes arrivées au soir de la vie. Il est fait appel aux citoyens aisés de penser à venir en aide à ces malheureux qui n’ont pas choisi leur destin, un destin qui pourrait être celui de n’importe quel être humain, pour peu que le sort en décide.

A. Salim
Vendredi 20 Août 2010 - 11:17
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