REFLEXION

FAUTE D’UNE REELLE PRISE EN CHARGE DES POTENTIALITES EXISTANTES : De nombreux sites touristiques abandonnés à Oran

Personne ne peut nier que la wilaya d’Oran, dispose de nombreuses potentialités touristiques à multiples façades, liées à l’histoire, où à sa splendeur côtière très adulée, mais ses sites demeurent malheureusement abandonnés à leur sort, faute d’une mauvaise prise en charge du dossier.



A titre d’exemple, la célèbre chapelle de Santa Cruz ou encore l’antique quartier de Sidi Lahouari qui constitue la mémoire d’Oran, demeurent otage de l’improvisation des responsables qui se sont succédés à la gestion de ce secteur. Il est vrai que les autorités concernées ont engagé une démarche pour sa réhabilitation et que des études ont été menées et même un budget de l’ordre de 140 milliards dégagé sans pour autant voir la moindre action concrète diligentée et ce, depuis plusieurs années déjà. Ce quartier à lui seul peut attirer les touristes étrangers qui ont déserté le pays à l’époque du terrorisme aveugle, tant des vestiges historiques sont nombreux. Ses places célèbres (Kléber, la République et la Perle) et ses restaurants (pêcherie), en font un lieu où il est bon de s’y attarder et sentir l’air marin avec en plus une superbe vue sur le port de pêche et le mont Murdjadjo. Pourquoi alors se passer d’un tel trésor qui influera même sur la vie socio-économique de la cité ? Que dire aussi de certains bâtiments de l’époque haussmannienne et salles de cinéma en déperdition ? Les Oranais se sont souvent, en vain, insurgés contre cet état de fait. Pour ce qui est du littoral, un paradis sur terre comme c’est le cas pour Madagh, Ain Franine et Kristel, là aussi les différentes commissions et réunions sur la saison estivale n’ont jamais agi sur le fond du problème mais juste un petit saupoudrage qui se révèle et se dévoile chaque année sans que personne ne trouve à redire. On parle de douches, toilettes comment déloger les solariums clandestins et tutti quanti. Selon nos informations, aucun plan à moyen et long terme n’est tracé, aucune vision encore moins de méthode scientifique n’est prévue et la gestion approximative fait plus de dégâts qu’elle ne résout les problèmes. L’opportunité du Work shop international sur le tourisme qui se tiendra vers la fin de ce mois à Oran devra être saisie pour remettre les pendules à l’heure et profiter de l’expertise des étrangers invités à cette deuxième édition.

Medjadji H.
Samedi 8 Février 2014 - 18:00
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Oran
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