REFLEXION

FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES ACTUELS : L’Algérie menacée par une sécheresse globale

Dernièrement, le Directeur au Centre Climatologique National Monsieur Djamel Boucherf, a déclaré lors du forum du quotidien DK-News que "L’Algérie, de par sa situation géographique et ses caractéristiques environnementales, est fortement affectée par les changements et perturbations climatiques, comme la sécheresse, l’augmentation des températures, la désertification et les inondations".



Le changement climatique est défini par l’ensemble des variabilités et perturbations des conditions météorologiques dans une région donnée, par rapport à une moyenne référentielle. Le climat englobe les paramètres suivants : température, humidité et pression. Parmi les conséquences des changements climatiques sur l’Algérie, le responsable a donné comme exemple l’élévation des températures automnales à 33 degrés Celsius, rappelant que la moyenne est de 26 degrés Celsius en cette saison. Au sujet du lien entre le climat et les séismes, le Directeur de Recherche du Centre de Recherche en Astrologie, Astrophysique et Géologie (CRAAG), Pr Hamou Djelit, a relevé qu’il n’y avait aucun rapport entre les deux phénomènes. Il a ajouté que l’effet des variations des températures est dérisoire relativement aux températures de la croûte et du noyau terrestre et que les tremblements de terre se produisaient aux profondeurs, et ne sont donc pas influencés pas les températures externes. Le même spécialiste a insisté sur les dangers des phénomènes extrêmes sur les écosystèmes, la santé des êtres humains, les catastrophes naturelles et le développement économique, soulignant l’importance de trouver des solutions efficaces à ce phénomène. L’Office National de la Météorologie (ONM) confirme que l’Algérie sera en proie à une crise hydraulique aigue les prochains mois et d’après le Professeur émérite de Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines  Marc BIED-CHARRETON la sécheresse « météorologique », la définit comme le ‘’temps écoulé entre deux pluies efficaces, c’est à dire capables d’apporter réellement de l’eau dans le sol’’. Cette acception de la sécheresse conduit à des définitions variables selon les zones. On parlera de « nombre de jours sans pluies ». L’autre aspect de la sécheresse « climatologique » qui est tout simplement un déficit pluviométrique prolongé. On s’accorde à dire que l’on est en condition de sécheresse quand la pluviométrie annuelle est en dessous de 20% de la normale. Le même spécialistes des questions climatologiques parle des effets de la sécheresse sur le milieu socio-économique, du risque de sécheresse et de la vulnérabilité à la sécheresse, qui est différente selon les situations des sociétés et des déficits prévisibles : en eau potable pour la population, en eau pour les troupeaux et les plantes cultivées; pour les activités industrielles et de service (tourisme). Actuellement la menace de la sécheresse plane sur l’Égypte et les pays de l’UMA (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye) : toutes les populations sont concernées, soit environ 150 millions de personnes ; les parties sud de ces pays peuvent être gravement affectées, surtout depuis quelques années en raison d’une sécheresse climatique persistante. Le danger est double: extension des zones désertiques proches, par exemple par déplacement des sables et des dunes, et augmentation de la dégradation des zones pastorales et agricoles actuelles.  En bref, selon d’autres experts économiques, la hausse des températures et la baisse des précipitations attendues risquent d’augmenter la fréquence des sécheresses, ce qui va exposer des millions de d’Algériens en zones d’insuffisance en eau à l’horizon 2025. Selon l’institution de Bretton Woods, ce stress hydrique est voué à s’aggraver au MENA: en 1950, le volume des ressources renouvelables en eau par personne était quatre fois plus élevé qu’aujourd’hui dans cette région, alors que les projections prévoient que les ressources naturelles en eau devraient y chuter encore davantage d’ici 2050, à un niveau 11 fois inférieur à la moyenne mondiale. Parmi les actions urgentes que l’Algérie doit mener est de renforcer la campagne de prévention et de sensibilisation à l’économie de l’eau, ce précieux liquide avec des gestes forts et tout au long de l’année à travers l’ensemble des moyens de communication. En 2011, M.Bekele Debele Negwo, expert à la Banque Mondiale, a désigné l’Algérie comme un pays exemple dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord  (Mena) en matière de mobilisation des ressources en eau.  Le bilan positif tiré par la Banque Mondiale, qui évoque une «politique équilibrée algérienne en matière de mobilisation et de diversification des ressources en eau, au moment où plusieurs pays de la région sont confrontés à de graves difficultés pour approvisionner leurs populations en eau potable» met en exergue les efforts consentis par les autorités pour éloigner le pays de sa situation de «pauvreté hydrique» est appelé à être encouragé.

AS. Mohsen
Samedi 27 Septembre 2014 - 17:49
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