Evolution économique et sociale de l’Algérie

L’Algérie vivait au lendemain de l’indépendance, une situation socio-économique critique dont on retenait notamment : la pauvreté et la misère, un taux de chômage de 70%, un taux de 80%d’analphabétisme, un déficit important en main-d’œuvre qualifiée et d’encadrement.



Notre pays se devait d’y mettre fin au plus tôt à ce lourd héritage légué par le colonialisme et ceci par la mise en place d’ une politique de développement national  en mettant en avant des programmes économiques et de construction afin de consolider l’indépendance politique en engageant     des plans de développement : triennal 1967-1969 et quadriennaux 1970-1973 / 1974-1977/ et quinquennal 1980-1985 et enfin, la valorisation des hydrocarbures par le plan VALHYD pour développer une industrie pétrolière et gazière répondant aux différents impératifs industriels, sociaux, agraire, culturels, scientifiques, sportifs, santé, enseignement… « La bataille du développement national est en marche» à laquelle ont été associé les premiers cadres algériens qu’il est utile que cette expérience  d’un capital inestimable développée par ces derniers largement oubliés soit connue aujourd’hui. Un thème - clé de  société qui, bien évidemment, cela mérite qu’on jette un regard sur le passé pour une objectivité stratégique pour une Algérie que nous percevions en devenir un pays développé dans  l’histoire du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie.
Il nous semble bon aujourd’hui qu’on se souvient de cette  première expérience du développement national  qui fut  les plus difficiles de l’histoire de l’Algérie indépendante, car il s’agit  particulièrement de l’engagement d’une génération post -indépendance  de haute valeur humaine qui a hérité la pauvreté, la misère, l’analphabétisme…
Pour faire face à cette situation, la seule solution réside dans l’apport des  premiers cadres algériens dont la majorité sont autodidactes, mais qui ont su concevoir la renaissance du patriotisme économique, développer une expérience administrative et économique par laquelle ,ils ont été au devant de la scène de l’Algérie future .En fait, elle a  permis rapidement   à faire fonctionner les institutions , les sites pétrolier, gazier, minier, les sociétés nationales pour rétablir l’économie et enfin les terres agricoles récupérées et prises en charge par nos paysans pour les exploiter. En effet, une étape nouvelle de l’évolution économique et sociale de l’Algérie, tout aussi importante qui fut la grande bataille qui s’annonce pour cette  génération, après celle de la libération du pays.
C’est celle de  la construction et du développement pour hisser l’Algérie au rang d’un pays développé  après le départ massif des cadres européens laissant derrière eux un pays sous-développé et totalement à l’arrêt .C’est là, une question d’histoire digne d’un fait marquant et témoin des premiers cadres de la nation algérienne  des années 1960 / 1970 qui d’ailleurs, il faut signaler au passage, ont apporté la preuve de  leurs sacrifices, de leurs performances et de leur vrai nationalisme d’une naïveté  et d’une honnêteté intellectuelle extraordinaire  sur le terrain .En effet, tout le monde s’accorde à reconnaitre que l’Algérie  a fait de gros efforts et consenti d’immenses sacrifices grâce notamment au travail  accompli par cette génération qui a pu conduire la réalisation du développement national durant cette période.
 Une question qui revêt toute son importance dans la mesure où il s’agit  d’une génération des premiers cadres algériens  qui a choisi de rester au service du pays au moment crucial des premières années de l’indépendance notamment assurer la relève des ingénieurs, techniciens, médecins, économistes, financiers, ouvriers professionnels, employés européens… et a su changer la donne  et s’imposer comme acteur-clé dans le processus des nationalisations et de développement national, voire avoir préservé, protégé et développé le patrimoine public .Un défi rarement réussi dans le monde arabe et l’Afrique et depuis lors, on constate que nos gouvernants oublient vite les sacrifices des générations qui marquent l’histoire dans une nation, après s’être installés au pouvoir .Effectivement , un bilan qui peut être considéré comme positif  à  l’actif   des cadres algériens qui ont été d’un apport indéniable au développement national et qui constituent une force morale et illustre un patriotisme économique, de solidarité et d’adhésion exemplaire  dans la mesure où  ce bilan de la bataille du développement fournit des indicateurs fiables  économiquement ,socialement et politiquement où d’énormes sacrifices sont consentis par cette génération des premiers cadres algériens qui a constitué l’élite de l’indépendance et dont sa ligne de conduite n’a jamais changé et ne changera jamais pour  l’intérêt suprême du pays. Elle a payé le prix fort de sa jeunesse  en travaillant sans répit, sans confort, sans revendications salariales  et d’une précarité sociale en général. La norme de travail dépassait le plus souvent douze heures /jour avec des salaires mensuels dérisoires qui  se situaient en moyenne entre 500DA et 3000da/mois, voire parmi il y a les travailleurs exécutants sans qualifications sont payés en nature au moyen de bons de semoule,  de sucre, de café, d’huile etc. Cela ne leur rien rapporté aujourd’hui. Quand le patriotisme avait encore son sens avec la génération du 1 novembre1954.
Nous  y  croyons toujours. C’était donc, une génération fortement animée et marquée par la dignité et le seul souci, celui du  développement national afin de sortir le pays du sous-développement au lendemain de l’indépendance notamment, nous pensons à ces  grandes réalisations socioéconomiques et celles des grandes décisions pour l’instauration d’un Etat fort, qui ont vu le jour au milieu des années 1960 /1970  pour construire  une économie avec de grandes ambitions politique et économique qui envisage devenir le premier pays développé de l’Afrique et afficher notre supériorité économique et commerciale régionale dans les espaces maghrébins-Arabe et Afrique pour l’horizon 1980(H80). Les efforts accomplis durant cette période  pour un premier bilan de l’évolution économique, social, culturel de l’Algérie peuvent être résumés comme suit :
Sur le plan développement  socio-économique            
L’Algérie avait une stratégie industrielle sans doute mieux ciblée avec une approche réaliste et porteuse de progrès notamment qui a permis d’éradiquer la misère, la pauvreté et l’analphabétisme. On peut en rappeler ici,  essentiellement entre autres , la réalisation de grands ensembles industriels et technologiques dans toutes les branches d’activités: énergie  et pétrochimie, sidérurgie, industrie agroalimentaires et pèches, mines, hydraulique dont les barrages de BENHAROUN-ABADLA parmi les importants en Afrique , biens d’équipements, chimie et pharmacie ,électronique, télécommunications et informatique uniques en Afrique,  voies ferrées et moyens de transport ferroviaires et maritimes ,presse, imprimerie, industrie cinématographique, audio-visuelle(nationale et régionale), textiles, cuirs, et chaussures, ameublement, construction ,industries diverses,   zones touristiques dont plusieurs stations thermales modernes et un complexe thalassothérapie l’unique en Afrique, la route transsaharienne de l’unité africaine, barrage vert, à l’instar d’autres grandes réalisations socioculturelles et sportives, écoles , lycées, universités, instituts technologiques, centre de recherches en nucléaire, l’institut pasteur, hôpitaux , barrage vert, logements sociaux et villages socialistes, des actions de volontariats en matière de reboisement surtout, ce qui à crée  aujourd’hui un développement d’équilibre régional et de pôle de croissance notamment de zones industrielles, zone d’activités et enfin, d’importantes infrastructures annexes  d’appuies .
Ainsi, Parallèlement le pays s’engage dans la réalisation de vastes programmes dit spéciaux de développement qui devaient restaurer l’équilibre régional entre les régions du pays, auxquels il faut ajouter le plan COMEDOR qui devait  restructurer et moderniser la capitale  , voire la projection de la nouvelle capitale politique dont le choix   était porté sur boughzoul. Et un nombre impressionnant d’entreprises économiques, commerciales et bancaires locales et nationales qui voient le jour et leur rôle s’agrandir jusqu’à les compter par millier avec notamment la multiplication de leurs usines, de leurs agences ou unités, leur réseau de distribution et de leurs bureaux d’études à travers tout le pays. A titre d’exemple, SONATRACH  avec 120 000 travailleurs et son organisation qui couvre toutes les activités de la pétrochimie, devenue un Etat dans l’Etat et bien d’autres entreprises géantes : SONACOME,  SNS SIDER, SONELEC, SONELGAZ, SONATIBA, DNC, SNLB, SNMETAL, SNMC, SNIC, SONIC, SONATRAM , SONAREM, SONITEX, SAIDAL-ENAPHARM, ENMTP, CNAN, CIRTA fabrication tracteurs- moissonneuses batteuses, BCL fabrication de pièces industrielles, BATIMITAL, SNTA, OFLA,ONCIC etc. Ces dernières ont joué un rôle-clé dans la création d’emplois durable, des centres de formation, des centres médico-sociaux(CMS), des cantines et du progrès économique et social en général.
Effectivement, la part consacrée à l’investissement industriel, était autour de 45%  du produit intérieur brut(PIB) et plusde50% du total investissement au moment où le pétrole valait sur les marchés mondiaux moins de10 dollars le baril , la part de la production industrielle annuelle était autour de  18 à  25 % du PIB ,  la part générée en croissance annuelle était de plus de10%, une agriculture rénovée où l’Algérie arriverait à produire la totalité de ses besoins en céréales, en légumes et fruits et à même exporter l’excédent, alors qu’aujourd’hui l’Algérie figure parmi les gros importateurs , l’épargne nationale était en moyenne de 40% du PIB , la stabilité du taux de change DA/DOLLAR avec un cours de change fluctuant entre 4DAet 5DA pour 1dollar. Ces performances étaient parmi des plus fortes dans le tiers monde,  un acquis, porteur de grandes perspectives socio économiques et de grande portée pour intégrer le monde industriel.
L’ évolution  rapide   du progrès de la société algérienne à sa base d’une justice sociale  et l’émergence d’une  classe moyenne dominante et productive dont notamment l’Algérie était économiquement et culturellement plus avancée qu’aujourd’hui est un évènement marquant et témoin de l’engagement des premiers cadres algériens  dignes d’une génération au service réellement  de l’Algérie indépendante  après le départ massif des cadres , employés et ouvriers européens  où notamment les premiers cadres algériens ont joué un rôle de bâtisseurs avec lequel  ils ont apporté la preuve de  leurs sacrifices dans la douleur de leur jeunesse et  en se passant d’une vie meilleure ailleurs  (outre- mer) en travaillant sans répit et dans des conditions de travail des plus pénibles ,une charge de travail insupportable par manque d’effectifs et de qualifications sans pour autant demander des avantages ou profiter de leurs postes. Et dans tout cela,  leurs performances et  leur vrai nationalisme sont d’une naïveté  et d’une honnêteté intellectuelle et professionnelle extraordinaire dans la mesure où cette génération   a donné le meilleur d’elle-même en contribuant par ailleurs à une autre réalité nationale à savoir d’importantes actions de solidarité et de volontariats dans le cadre des  campagnes nationales  de reboisement, de nettoiement de nos villes, du barrage vert,  des villages socialistes… Plus important encore, des familles algériennes ont fait don de leurs bijoux, argent liquide… Au profit du fonds national de solidarité (SANDOK TADHAMOUN). Cela a donné plus d’adhésion, de participation et de maîtrise de notre développement national  sur le terrain.  Evidemment, un peuple magnifique et une race de cadres et de travailleurs resteront le modèle d’une génération sacrifice et de grandes qualités humaines de l’Algérie indépendante. Cela  mérite encore une fois, d’être aujourd’hui rappelé dans cette importante étape  de l’histoire de l’Algérie  et mise en évidence avec force lorsqu’on constate que nos gouvernants et nos élus n’interrogent pas l’histoire et oublient vite les sacrifices des générations qui marquent l’histoire dans leur pays après s’être installés au pouvoir. Nul ne peut oublier cette  grande période  où le temps passait, les entreprises se créaient et grandissaient, la croissance augmentait, l’offre augmentait, les prix diminuaient, et  on parlait  moins  de détournements de fonds, de corruption, de fuite de cadres et de cerveaux, de capitaux, de liquidation d’entreprises, de compressions d’effectifs,  de salaires impayés, de conflits sociaux …
Sur le plan politique
De reconquérir la souveraineté économique sur :
.La récupération des terres des collons,   des assurances, des banques et des ressources minières.
.Le 24 février 1971 fut une grande date dans le processus de libération économique, c’est, en effet, à cette date que furent nationalisés les hydrocarbures, principales richesse du pays.
.Le remplacement du franc français par la création du Dinar algérien
.La mise sur pieds de sociétés nationales dont SONATRACH créée en 1963
.La naissance d’une industrie nationale à la faveur de la nationalisation des hydrocarbures, un outil indispensable pour la souveraineté nationale et pour lutter contre le sous-développement.
 .Une politique d’équilibre régionale par la mise en œuvre de programmes spéciaux de développement a permis de mettre fin aux disparités entre les régions. Faut-il rappeler au passage, que des réunions du gouvernement se tenaient au niveau des régions dont notamment : les Aurès, le Titteri, l’Oasis, la Saoura, la Kabylie…
 Et en particulier une  politique  régionale de leadership qui a conquis les espaces géopolitiques dont notamment  le monde arabe, l’Afrique et le tiers monde. Ainsi de plusieurs évènements très importants dans l’histoire du monde, le discours historique prononcé par le président HOUARI Boumediene à l’assemblée générale extraordinaire de L’ONU sur les matières premières pour un nouvel ordre économique international, le sommet de L’OPEP, la conférence des pays non alignés, le dialogue (Nord-Sud) , la présidence de l’ONU assurée par l’Algérie… donnent  l’exemple aux pays en voie de développement. 
Sur le plan agraire
.Une politique agraire est mise en œuvre  ayant pour principe de base « la terre à celui qui la travaille » et qui a transformé le mode de vie de la campagne, notamment une agriculture rénovée et organisée en grandes exploitations agricoles (domaines autogérés)
 .La mise en valeur des terres avec des moyens d’équipements et d’irrigation   à travers  les quarante huit wilayas du pays  qui revêt aujourd’hui une importance stratégique dans le cadre de l’équilibre régional et du développement local.
.La réalisation du barrage vert qui inspire aujourd’hui une grande expérience dans la lutte contre la désertification.
.Une agriculture rénovée où l’Algérie arrivait à produire la totalité de ses besoins en céréales, en légumes et fruits et à même l’exportation de l’excédent
 
Sur le plan de l’éducation, l’enseignement et la formation
La démocratisation de l’enseignement a été extrêmement rapide et forte. D’où l’intérêt accru accordé à ce secteur sous le slogan  « l’école pour tous » témoigne de cette volonté d’instruire et de former afin ,de développer le niveau scientifique, technique et professionnel  qui a permis à notre pays de se doter de milliers d’écoles, lycées, universités, instituts et grandes écoles en cinéma, théâtre, musique ,centres de recherches  où le taux d’alphabétisation a atteint près de 75% à la fin 1970 cela grâce à un corps d’enseignant riche. Cette évolution a eu des répercussions positives sur l’enseignement supérieur dans la mesure où l’université algérienne était classée parmi les plus performantes dans les pays du tiers monde et permettait la formation de cadres haut niveau et de multiplier des  effectifs dans toutes les spécialités pour notre développent national  où nous avons aujourd’hui à travers le monde  les meilleurs chercheurs, les meilleurs médecins, les meilleurs professeurs, les meilleurs économistes, les meilleurs financiers, les meilleurs ingénieurs, les meilleurs littéraires .
 Sur le plan santé publique
La politique de la médecine gratuite  a permis à notre pays de se doter de milliers de polycliniques, de dispensaires et d’hôpitaux ce qui a donné accès à toutes les couches sociales où on enregistre  entre 5 à 10 lits environ pour 1000 habitants. Elle a permis  également d’éradiquer de manière définitive les maladies contagieuses et épidémiques, voire l’espérance de vie passant de 60 à 80 ans.
Dans cette période de l’Algérie des grandes ambitions, Il faut rappeler là aussi le souvenir du bon vieux temps et la grande époque des années 1960,1970 et1980 en hommage des hommes du monde de la culture et du sport  d’une génération dorée qui a réussi à marquer l’histoire de notre pays par leur sacrifice et leur talent :
Sur le plan culturel (théâtre-cinéma-chant-musique)
 
 Une génération magnifique qui a réussi à créer un patrimoine culturel d’une haute valeur, à porter la voix de  l’Algérie à travers le monde et la placer au cœur des peuples. Nous citons entre autres : Ahmed WAHBI- BLAOUI EL HOUARI- AEK ALLOULA-A.KAKI-A.MAACHI-H.M’HAMED EL ANKA-M.SKANDRANI- A.SALIM-ABDELGHAFOUR- Md. BACHTARZI -ROUICHED-D.BENACHOUR- Md.TOURI-HASSANELHASSANI-l’inspecteurTAHAR-SIDALIKOUIRET-M.MAAMERI-Md.DIB- A. BENHADOUGA-Yacine et Mustapha KATEB -Md. BOUDIA- Sid Ahmed AGOUMI-H. GUEROUABI-Aek.  CHAOU-F.DZIRIA- SELLOUA- OUARDA EL DJAZAIRIA-MEDJOUBI-D.EL HARRACHI- LAMARI-T.FERGANI-B.EL ANKISS-M. FERRAOUN-Ad. KHELIFI- les groupes EL MOSSILIA-FAKHARADJIA-OMAR ELMOKRANI -K.HAMADI-CH.HAMADA-AEK.KHALDI-A.AZIZ-K.HAMADI-CH.BOURAS-A.DJERMOUNI-Md.ABBAS-L.HAMINA-L.MERBAH-A.LAASKRI- Md. BOUAMARI- R. DRIASSA-H.MERIZEK-D.AINTEDLESS, et bien d’autres...
 
Sur le plan sportif (football national)
 
une très belle page de l’histoire du football national riche en performance à l'exemple de l'équipe FLN, des clubs locaux à l'instar MCA- CRB- USMA- NAHD -, JSK –ESS-MCO- ASMO- JSMT-MCS-ASO- USMBA- MOC... où ils avaient décroché plusieurs titres et coupes d’Algérie, maghrébins et continentaux, aussi et surtout ont marqué de leur empreinte la formation à travers leurs propres écoles et la production de grands joueurs dans l'histoire de l'équipe FLN et l'équipe nationale entres autres comme: LALMAS- ABROUK- KALEM- NASSOU –TAHAR- KRIMO- HADFI- AMIROUCHE- ASSAD-KHEDIS-SERIDI- ATOUI- FREHA- BELOUMI – ZENIR – MERZKANE- SALHI-FEDLAOUI- OUCHEN-BELKAIM–ZAIRI-FEKNOUS-MADJER-BETROUNI-BOUBEKEUR- MEKHLOUFI- AMARA-ZOUBA- KERMALI- les frères SOUKHANE- MAOUCHE –BENTIFOUR- KERMALI-ZITOUNI-SAHLI- BOUMEZRAG-OUDJANI-ARAB- MALOUFI-KOUICI, la liste est longue..Ces clubs ont été parmi les meilleurs clubs d’Afrique, du monde arabe et ont constitué un véritable pôle d’excellence de l’équipe nationale où elle s'est qualifiée deux fois consécutives à la coupe du monde et a remporté une fois la coupe d’Afrique, la médaille d'or aux jeux méditerranéens et plusieurs fois qualifiée à la phase finale avec peu de moyens et d'avantages pécuniaires ou autres comparativement à aujourd'hui. En effet, de nos jours, qu’il y ait des résultats ou pas, on essaye pour chaque saison sportive d’obtenir davantage d’argent, d’appartements, de voitures luxueuses, prises en charge (voyages, soins spécialisés…) cadeaux de valeurs etc. Alors qu’autrefois tous les grands joueurs et athlètes de performance pensaient seulement à l’intérêt du sport, aux couleurs du club, la ville, et enfin, à l’intérêt suprême du pays au sens large du terme. Et depuis lors, on n'a pas pu espérer pour autant produire de grands joueurs au moment où notre équipe nationale est composée dans sa majorité de joueurs évoluant à l’étranger.
 
Nous terminons notre contribution  par une conclusion générale :
 
C’est ainsi paraissent les premières œuvres du développement de l’Algérie indépendante, un acquis porteur de grandes perspectives socio économique de grande portée pour intégrer le monde industriel dans la mesure où l’on sait  que l’Algérie était l’un des premiers pays industriels du continent africain où notre pays était la fierté du tiers monde et commençait à prendre place dans le concert des pays développés .  Mais tout cela est resté malheureusement à sujet polémique et non appuyé dans la continuité pour une économie intégrée, diversifiée et moins dépendante des hydrocarbures. C’était là la voie fondamentale qui devait être assumée et partagée par les différents gouvernements passés et, par conséquent,  de promouvoir encore   des compétences lorsque l’on sait que L’Algérie, le pays le plus vaste et le plus  riche d’Afrique en potentialités,  avait  besoin de grands hommes de profils à valeur « H », c'est-à-dire  une élite intellectuelle et professionnelle « cerveaux » dans tous les rouages de l’économie et de l’administration. 
Pour rappel, cela  a commencé au milieu des années 1980  par le fameux programme anti pénurie(PAP), et ce, afin, de concrétiser pleinement  le slogan «  pour une vie meilleure ».  Et puis vint l’avènement de milliers d’importateurs sur la base d’un simple registre du commerce aux dépens des règles du jeu de l’économie de marché et d’une économie diversifiée, ce qui a valu la suppression du ministère du plan et exclu toute perspective de développement industriel et de l’économie des entreprises dont-on connaît depuis les répercussions négatives, à savoir les capacités industrielles de notre pays se sont gravement détériorées passant de 25% à 5% du PIB, l’économie algérienne détournée de ses objectifs initiaux notamment fonctionne par  la demande et non par les incitations à l’investissement productif où l’augmentation de l'offre qui reste plus faible de manière permanente dans la mesure où on exporte 2 milliards de dollars hors hydrocarbures contre  50 milliards  de dollars en importation  soit près de 60% des recettes totales d’exportations et 75%  environ de nos besoins. Cette situation s’explique par le fait  que le processus d’industrialisation dans les années 1970 a été bloqué. Depuis lors, l’Algérie est devenue l’un des plus importants  pays  importateurs grâce  aux devises fortes  des hydrocarbures.
 
C’est ainsi que les premiers cadres algériens sont écartés qui constituait l’élite intellectuelle et professionnelle dans chaque entreprise ce qui fut le début du déclin a fait mal à ces derniers dans la mesure où la tendance des nouveaux dirigeants et cadres  ne reposait pas sur l’échelle des valeurs  dont la majorité était dépourvue de l’esprit et de la culture d’entreprise et se sont recyclés après avoir mené leurs entreprises à la liquidation durant les années 1990 dont notamment  certains sont devenus propriétaires de sociétés de salariés(cessions d’actifs)  et pour d’autres promus sans sacrifices, sans compétences et ce, quitte à compromettre un projet d’entreprise non achevé, une restructuration, un plan de redressement,  etc. Alors qu’on ne peut améliorer la qualité de la gouvernance économique et le management des entreprises que par l’importance et le progrès des hommes. Depuis lors, le choix des dirigeants n’a  jamais été des plus heureux pour notre développement économique. Sinon comment se fait-il que dans le temps, nous étions en avance et qu’aujourd’hui nous accusons un énorme retard sachant qu’il n’y a pas eu beaucoup de développement dans l’économie réelle où il est toujours difficile de créer l’emploi durable et générer  la richesse  et ce ,malgré l’excellente santé financière grâce aux ressources des hydrocarbures qui représentent 98%.
 
Résultat : Tous les algériens se rappellent de cette chute énorme des prix du pétrole qui a mené notre pays vers une grande crise socio-économique des années 1986/1990, provoquant la liquidation de près d’un millier d’entreprises, l’explosion du chômage de près de 30%, l’inflation de près de 25% et enfin l’explosion sociale concernant la tragédie nationale du 5octobre 1988 .Nous assistons depuis à un immobilisme économique en termes  d’investissements industriels, de croissance hors hydrocarbures, de création d’emplois durables , d’inflation en évolution frappent de plus en plus durement l’économie nationale et la société en général avec finalement, explosion de mécontentement des couches sociales ,des phénomènes de violence, d’immolation, harraga, de scandales en série de corruption qui se sont généralisés et internationalisés restant d’une grande actualité nationale comme on a pu le constater ces dernières temps où ils font la une de la presse et qui agitent notre pays .
 
 Voilà donc, une génération  des premiers cadres algériens de l’indépendance mérite respect et considération  avec l’espoir que nos autorités locales et nationales prendront acte de cet oubli  pour une légitime reconnaissance afin de se remémorer cette génération  que nous considérons comme le modèle de « Ouled El watan» (enfants de la patrie) dans l’histoire du développement national  au moment où elle a  servi honorablement et s’est vouée corps et âme au service du pays aux premières heures de l’indépendance et entièrement consacrée pour la génération future dans une période les plus difficiles de l’histoire de l’Algérie avec la seule conviction de l’esprit de sacrifice et dignité « NIF ». Presque tous ont terminé leurs carrières dans la totale déception et l’indifférence dont la majeure partie vit aujourd’hui dans des conditions difficiles à l’égard du niveau de vie. Il nous semble donc qu’il est temps de passer à l’action pour instaurer les valeurs humaines, facteur premier de la richesse d’un pays. C’est là un grand débat sur les ressources humaines en Algérie dont jamais un bilan n’a été établi, soit sérieusement pris en considération, car l’homme est le meilleur investissement pour construire le pays et préserver l’avenir d’une nation. Sinon que vaut la valeur humaine en Algérie ?
 
ABACI M’HAMED,Financier et auteur de deux ouvrages:
« Comptabilité des sociétés et gouvernance des entreprises ».

M'Hamed Abaci
Vendredi 22 Mars 2013 - 17:17
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