REFLEXION

Etre soi-même

Voilà 48 ans que le pays est indépendant, souverain et libéré de toutes les contraintes du passé colonial. Durant ces 48 années d’indépendance la société algérienne a connu un changement perpétuel, observable à tous les niveaux.



De par sa présence sur le sol algérien, durant les 132 années de colonialisme, le colonisateur, en dépit des massacres perpétrés, a tenté coûte que coûte d’imposer sa culture. Il avait tout mis en œuvre pour effacer de la mémoire du peuple ce qu’il avait de plus chers : sa dignité et sa personnalité, mieux encore son arabité et sa religion. Malgré toutes les tentatives et les moyens mis en œuvre pour y parvenir il n’y est pas parvenu parce qu’il a trouvé en face de lui un peuple inébranlable et inaliénable. Le peuple algérien avait su résister aux tentations extérieures, conserver sa culture et la protéger des menaces dont il était sujet à tout moment. Hormis les quelques « brebis » qui se seraient égarées, parce n’ayant pu résister aux tentations, le reste du peuple est resté tel quel fort de sa fierté d’appartenir à une communauté homogène demeurée intacte au fil des ans. Or il se trouve que de 1962 à ce jour bien des changements ont eu lieu .Tout à commencé par l’éclatement de la cellule familiale. Le couple a remplacé la famille. Les résidences individuelles en sont pour quelque chose. Les libertés individuelles se sont accrues engendrant un nouveau type de comportement. Influencée par le modèle de consommation occidental, véhiculé par la télévision et l’Internet, la société algérienne s’est transformée au fil des jours. Le milieu rural n’a pas été épargné lui non plus .Et l’on ne parle alors que de mode, de manière de s’habiller, de consommer et même d’éduquer ses enfants. On parle un langage métissé (dialecte mélangé au français). Nos mariages ne sont plus célébrés comme du temps de nos grands parents. Les mariées, en robes blanches à l’occidental, quittent la maison paternelle à moitié dénudées comme la mode le veut. La société algérienne d’aujourd’hui affiche un autre regard tourné vers l’occident. Ce qui est choquant aujourd’hui, c’est le fait d’employer des sobriquets ayant référence à l’homme ou à la femme occidentaux pour désigner quelqu’un de bien, d’irréprochable, de correct ou de travailleur. En voici quelques exemples : elle s’habille, elle mange , elle parle comme une française (ki el gaouria). Pour un homme on dira : « il a un caractère de « gaouri », il dit les choses en face, sans crainte. Il marche droit. Ici, le mot droit veut dire juste, tout en faisant allusion à la droiture et à la rigueur. Lorsqu’on veut désigner quelqu’un ayant l’esprit cartésien ou le compare à un allemand et on dira : « Tgoul allemani. Dans la mentalité de certains concitoyens tout ce qui est bien ne nous ressemble pas. S’agit-il d’un complexe d’infériorité vis-à-vis de l’autre (l’occidental) ?

M.Bentahar
Jeudi 13 Mai 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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