REFLEXION

Et on remet-ça !

Décidément, le film « Les hors-la loi » de Bouchareb continue de faire parler de lui et ce, dans tous les milieux, y compris la presse et la télévision françaises plus particulièrement.



Et on remet-ça !
D’un côté, il y a ceux qui le critiquent violemment et voudraient qu’il soit interdit. De l’autre il y a ceux qui sont favorables à sa projection signalant qu’il ne s’agit, après tout, que d’un film. Le ministre Français de la culture, M. Frédéric Mitterrand, a été, on ne peut plus clair sur la question lorsqu’il a déclaré : « On ne peut pas parler sans passion de la guerre d’Algérie. Ce n’est pas un film d’histoire, c’est une fiction. La liberté de créer droit rester complète ». Il dira, en substance, que le droit à la création doit être respecté. Pour sa part, M. Sarkozi avait souhaité voir le film. Avant hier soir la chaîne de télévision française « France 24 » nous a gratifié d‘un débat auquel participaient des historiens, un député UMP, un journaliste de la LVPB, un préfet honoraire et un vice-président des droits de l’homme. Lors de ce débat apparaissaient deux tendances, voire deux positions. Ceux qui condamnent les événements du 8 mai 1945, diront : « la France était encore en guerre et il y avait un état de siège. L’armée y est allée parce qu’elle avait reçu des ordres dès lors qu’il y avait une agitation. 3000 soldats furent déployés. » Sur le plateau il y avait aussi ceux qui tentaient de justifier leur position pour légitimer les manifestations de cette fatidique journée qui au fait avait duré des mois, selon Benjamin Stora. M. Gilles Manseron, historien, se contentera de faire remarquer que « Les hors-la-loi » n’était qu’une fiction même si au départ il s’agissait des événements du 08 mai 1945. M. Stora revient sur les événements pour préciser que le premier mort était un porteur de drapeau algérien, puis des dizaines de personnes ont été tuées. « Ce ne sont pas des manifestations, mais une tragédie », comme l’avait déclaré l’Ambassadeur de France en Algérie le 27 février 2005 » M. Nouvion dira, pour sa part : « C’est une désinformation, une main –mise sur l’histoire. »Nous sommes sur un sujet tabou. M. Ait Hadouch, journaliste, quant à lui, a évoqué les événements de Marseille de 1973 durant lesquels des algériens avaient été tués comme des lapins. « Ce passé ne peut pas passer », dira t-il en fin de compte. Malgré leurs divergences sur le fond du problème, les uns et les autres insistent sur l’ouverture des archives, tant du côté français que du côté algérien. Il est également recommandé la création d’une fondation pour débattre du problème et aboutir à l’apaisement de part et d’autre. Voici un extrait du discours de M. Hubert Colin de Verdière, Ambassadeur de France en Algérie, prononcé à l’université de Sétif le 27.02.2005 : « Le 8 mai 1945 devait être l’occasion de célébrer l’issue tant attendue d’une guerre mondiale, pendant laquelle tant des vôtres avaient donné leur vie pour notre liberté, cette liberté qui devait être celle de tous les algériens. Ce fut hélas un drame !

M.Bentahar
Samedi 22 Mai 2010 - 11:03
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CHRONIQUE
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