REFLEXION

Et la fête n’eut pas lieu



Et la fête n’eut pas lieu
Depuis le début de la coupe du monde on ne parle que de football. Même les femmes (tout âge confondu), qui d’habitude étaient hors champ, marginalisées par les mâles qui croyaient être les seuls en mesure de connaître les mystères du ballon rond, se sont investies à fond pour supporter l’équipe nationale. Tous les citoyens se sont mis au vert. Les industriels et les artisans ont, eux aussi, investi dans le domaine en mettant sur le marché toutes sortes de vêtements et d’objets divers aux couleurs nationales. Le marché, pour une fois, dans toute l’histoire du pays, s’est converti au nationalisme. A la maison, lors des repas familiaux, dans la rue, les cafés le mot « vert » est dans toutes les bouches ; à tel point que même les mosquées ont été désertées aux heures des matchs. Les enfants, vêtus de shorts et de Tee shorts portant l’emblème national, se disputaient des matches, en occupant les rues et les moindres places publiques disponibles, à la manière des grands, en imitant tel ou tel joueur de l’équipe nationale. Réglés telle une pendule, tous les cœurs battaient au même rythme. D’un autre côté, les préparatifs pour la fête allaient bon train et chacun envisageait, à sa manière, de fêter l’événement si les verts venaient à passer. Certains sont allés jusqu’à avancer des pronostics en faveur de l’Algérie. Et ils avaient toutes les raisons d’y croire, car qui aurait osé dire ou penser le contraire ? Autrefois la coupe du monde était du domaine des grands, réservée aux spécialistes. Mais les temps ont changé considérablement. Depuis que les petites équipes, issues de pays émergeants (pour ne pas dire sous-développés), ont commencé à affronter leurs aînées, la donne a, elle aussi, changé à l’image de l’Algérie face à l’Angleterre. Les petites arrivent à rivaliser avec les grandes et même marquer des buts. Nos meilleurs joueurs évoluent en Europe, tout comme nos cerveaux d’ailleurs. Faudrait-il constamment les rappeler dès lors qu’il s’agit de grands événements nationaux ? Cependant une question toute simple mériterait d’être posée. Pourquoi depuis 48 ans n’avons-nous pas réussi à créer des écoles (tout comme les universités et les instituts) spécialisées dans la formation de sportifs de haut niveau ? A présent que la dernière carte vient d’être jouée, nos vaillants verts rentrent chez eux la tête baissée, eux qui avaient promis au peuple algérien de faire mieux après leur défaite face à la Slovénie. Faut-il pleurer ou alors ranger son mouchoir et attendre patiemment, la main sur le cœur, quatre autres années ? Et la fête qui n’eut pas lieu est à reporter, In challah.

M. Bentahar
Samedi 26 Juin 2010 - 09:48
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CHRONIQUE
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