REFLEXION

Est-ce suffisant ?



Plus de 4000 morts et près de 70.000 blessés, un mort chaque heure, les statistiques inhérentes aux accidents de la route en Algérie sont toujours aussi effarantes. Des débats de fond ont été enclenchés par les spécialistes pour tenter d’analyser l’horreur, sans pouvoir, pour autant, endiguer l’hécatombe. De fait, des mesures d’urgence s’imposent pour que nos routes soient plus sûres. Des mesures qui doivent s’articuler prioritairement sur le facteur humain, responsable, selon les études, de plus de 80 % des accidents mortels. Ainsi, il faut s’attaquer à la racine du problème quitte à déboucher sur une polémique, car il est inconcevable de prendre en charge le problème superficiellement, c'est-à-dire, discuter uniquement de ce qui se passe sur les routes et imposer à tout le monde des mesures répressives, ça serait une erreur monumentale que de se limiter à cela, le mal est plus profond, il faut le traiter dans le temps et dans l’espace. Et c’est à partir de cette conception que pourrait naître de nouvelles idées de lutter contre ce phénomène, ce qui nous amène à parler de l’auto-école. Cette dernière serait-elle plus responsable que le conducteur dans l’hécatombe routière ? Il n’y a pas lieu de le cacher, le permis de conduire de nos jours est complètement vidé de la vocation d’aptitude de conduire un véhicule à quatre roues, il n’est pour beaucoup qu’un anodin papier rose, présenté à tout bout de champ pour des usages inappropriés. C’est cette mentalité qu’il y a lieu de combattre et d’éradiquer. Pour ce faire, il faut donc un travail de fond à entamer pour faire comprendre aux acteurs concernés que la finalité n’est pas dans le document mais dans la qualité de la formation et convaincre en même temps les mentalités que si un changement doit être opéré, il doit se faire prioritairement sur le candidat, d’une manière à ce que sa part de responsabilité soit définie. Dans un autre registre, il y a lieu de mettre en exergue un autre problème qui se pose avec acuité, c’est celui de la non-application des textes. Combien de lois a-t-on promulgué dans ce cadre, sans résultat, malheureusement, on ne peut pas cacher le soleil avec un tamis, ce sont les acteurs chargés de l’application des textes qui font défaut. Là, aussi, il y a un problème de formation, les agents de l’ordre doivent être non seulement sensibilisés sur la question mais formés de la manière qui puisse les rendre responsables de tout acte contraire à l’esprit de la loi. On ne peut pas applaudir d’une seule main, chacun doit apporter de l’eau au moulin pour pouvoir parvenir à en atténuer les conséquences de ce phénomène de société. Les statistiques 2009, faut-il le rappeler encore une fois, font de notre pays l’un des mauvais élèves du Maghreb, classé au quatrième rang mondial et occupe la première place au monde arabe. Aussi, en sus d’un travail de fond qui devrait être entamé, ces nouvelles dispositions en matière de sécurité routière, décidées par les autorités doivent être accompagnées par des campagnes de sensibilisation continues.

Amara Mohamed
Mercredi 10 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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