REFLEXION

Ensemble, nous allons vivre



Certains ont mal interprété la finalité de la liberté retrouvée et l’exercice de la démocratie en Algérie. D’autres ont purement et simplement profité de l’absence de l’autorité pour essayer d’imposer leurs idéaux par la force parce qu’ils ne savent pas faire autrement, parce que c’est l’essence même de leurs sombres desseins moyenâgeux…Et le plus dangereux, ils ont monté les Algériens les uns contre les autres au nom de la religion. Une religion, en réalité, de tolérance, d’ouverture et d’amour. Malheureusement des ingérences étrangères menées par des pays qui ne veulent pas que notre pays réussisse parce qu’il finira de la sorte par déteindre sur leurs peuples ainsi que l’extrémisme de nombre de nos intégristes nous dictent de redoubler de vigilance pour ne pas tomber sous le joug d’un autre système. La marche populaire de la société civile est à cet effet assez explicite. «Non à la violence et à l’intolérance, oui à la coexistence dans le cadre du respect mutuel, loin de toute forme de fanatisme politique, religieux ou racial». Le message était on ne peut plus clair. En somme, c’est l’intérêt général qui doit primer. L’Algérie d’abord. Laissons nos petits calculs électoralistes de côté du moins pour un certain temps. Œuvrons ensemble dans la cohésion, l’entente et la détermination pour mettre sur pied les institutions si nécessaires, garantissant un système démocratique pérenne. Mettons nos divergences de côté le temps de bien préparer et de réussir notre transaction. Décidons en commun de la mission de nos responsables et surtout de la durée de cette mission en fixant les prérogatives de chaque responsable. Un rêve pour des millions d’Algériens, pour tous ceux qui se sont soulevés contre l’injustice. Un pacte républicain, une loi sur les partis, une autre sur les associations, un code de la presse non répressif à même de permettre au secteur de jouer son rôle de contre-pouvoir dans de bonnes conditions… sont indispensables en cette phase de transition démocratique. Sans parler de l’assainissement et de la restructuration de l’appareil sécuritaire et du système judicaire qui s’imposent plus que jamais aujourd’hui. Deux impératifs, entre autres, qui conditionnent, à notre sens, l’aboutissement du processus démocratique. Reste toutefois que ce processus démocratique ne pourra aboutir que lorsqu’on arrivera à sortir notre économie de la crise dans laquelle nous l’avons plongée et à réaliser les objectifs socio-économiques, à savoir principalement la création d’emplois, l’accélération du développement régional et le rétablissement de la justice sociale.

Charef Slamani
Dimanche 28 Août 2011 - 10:30
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CHRONIQUE
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