REFLEXION

Enfin l’Etat français se réveille !

L’Etat français serait-il en phase de reconnaître enfin les conséquences désastreuses des essais nucléaires effectués dans le Sahara algérien et plus précisément à Reggane.



A priori, tout semble aller vers le sens de la reconnaissance de ce qu’à pu engendrer ces essais nucléaires comme situation dévastatrice. Le gouvernement français s’est enfin résolu à mettre en place un plan d’indemnisation des personnes contaminées. Cette initiative pourrait-elle apaiser les souffrances de milliers de victimes ? Que s’est-il passé réellement à Reggane  le 13 février 1960 ? Il suffit de consulter un bon manuel d’histoire pour le savoir. Ce jour-là, un grand champignon atomique s’est élevé dans le ciel du Sahara. C’était la première bombe atomique française. Mais ce que les manuels d’histoire ne nous disent pas, c’est ce qui  s’est passé en dessous du nuage atomique formé par l’explosion. Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’était pas tout à fait le désert. Il y avait même beaucoup de monde sur les sites d’expérimentation, des soldats, souvent de simples appelés du contingent, de la main d’œuvre recrutée sur place, ceux que le jargon militaire avait baptisés en Algérie les PLO, connus sous l’appellation de pélos, autrement dit les « Populations Laborieuses des Oasis ». Plusieurs milliers de personnes étaient présentes sur les lieux à chaque explosion. Pas moins de 150 000 personnes au total auraient participé aux expérimentations nucléaires menées par la France au Sahara puis en Polynésie de 1960 à 1996. Les diverses pathologies dont souffrent aujourd’hui certaines d’entre elles ont-elles un lien avec leur participation aux expériences atomiques ? L’accès à des archives encore couvertes par le, «secret défense », notamment celles des services qui étaient en charge de la radioprotection et de la mesure des retombées radioactives, permettrait sans doute d’apporter des éléments de réponse à cette question. Mais le plus important est peut-être ailleurs. Le verrouillage des archives prive les historiens et les épidémiologistes du point d’appui qui leur permettrait de valider ou de réfuter, ou tout simplement de nuancer les témoignages apportés sur les essais nucléaires. Sans accès aux archives, au nom de quoi pourrait-on les mettre en doute? Bref,  l’incommunicabilité  des archives sur les essais nucléaires pourrait avoir pour effet de donner encore plus de poids aux témoignages de nombreuses personnes atteintes de diverses pathologies, notamment le cancer. 


AMARA Mohamed
Jeudi 26 Mars 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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