REFLEXION

En visite à Mostaganem, le Dr. Pierre Costes vide son sac.

Dès l’abord, il m’a prévenu : « Je suis déjà venu en Algérie. » Et des mots d’arabe algérien, il en connait bien. Pierre Costes se dit médecin de village et Dieu sait ce que les villageois du monde en manquent. Il est aussi le cyber docteur et le "généraliste pressé".



En visite à Mostaganem, le Dr. Pierre Costes vide son sac.
Président de MG France, le premier syndicat des Médecins Généralistes de France, de 2000 à 2006, après avoir été son secrétaire général et l’un de ses fondateurs en 1986, P. Costes l’infatigable drômois a su tisser des liens dont il en fera une toile après sa pseudo-retraite. « Je quitte la présidence alors que la médecine générale vient d'être reconnue comme une spécialité, c'est l'aboutissement de plusieurs années de travail, a-t-il laissé entendre pour mettre fin à toute spéculation. »  On dit de lui qu’il s’est fait discret depuis qu’il a quitté la tête de MG France. Drôle de discrétion puisqu’il continua sa grande vadrouille médicale qui l’avait amené auparavant  en Iran, en Arménie et vers d’autres horizons.  A Tlemcen et Mostaganem, il est chez lui et il s’affiche bien. Discret dans l’Hexagone peut-être. Quand on est médecin, on l’est pour toute l’humanité. On l’est pour le Zoulou et l’Andalou, pour le Comorien et l’Algérien. Bourlingueur-né, il avoue que les hauts plateaux d'Anatolie, le Kilimandjaro,  Zanzibar, El Qods ou Istanbul le faisaient rêver rien qu’à en entendre parler. Et puis quand vieillesse voulut, le  grand-père  bouscula ses rêves d’enfant et fendit vers Madagascar par la Suisse, l’Autriche, la Hongrie… pour se retrouver au Kenya, en Tanzanie et  puis en pleine campagne malgache.  Son mot d’ordre étant «  voir loin et être proche », il enfourcha son vélo un jour de mai 2007  pour se rapprocher de ceux qui avaient besoin de son expérience et  pédala 8000 km. De sa Drôme natale jusqu’à  Madagascar. En compagnie de son épouse Marie Hélène, s’il vous plait.  « Jour après jour, 24 H sur 24 au contact l'un de l'autre, notre périple fut aussi une aventure de couple où nous avons, malgré nos longues années de vie commune, pu découvrir l'un chez l'autre, des ressources insoupçonnées.» C’est que Cupidon peut tendre son arc maintes fois, contrairement à la légende, et atteindre de sa flèche ardente ses victimes même terrassées par le du Brun out. « Six mois de pédalage, de camping sauvage, de rencontres humaines ou de difficultés physiques dans des pays où la possession d'un simple vélo est signe de grande richesse, y ont contribué, confie P. Costes à Cyber docteur. » Et le fruit de ce voyage lui a inspiré un livre intitulé « Un voyage à vélo » qui, espérons-le sera édité en Algérie. Hyperactif, il a répondu « Présent ! » sans rechigner aux médecins mostaganémois qui l’ont presqu’enlevé à Tlemcen où il était l’hôte de la capitale de la Culture Islamique. Son après-midi de mercredi dernier a été bénéfique à maints égards à nos généralistes tels le Dr Benalioua Belkacem, le Dr Aïssa Fadéla ainsi qu’à Mme le docteur Lakehal Djamila, médecin-chef au niveau de la Cnas ainsi qu’à une pléthore de praticiens qui ont profité de cette heureuse « embuscade » tendue à Tlemcen par le Dr Hadjij Redouane à celui qui le fascine par sa disponibilité, sa gentillesse, sa patience et sa générosité,  et dont le vœu  à la fin de son intervention fut d’être pris en photo avec le drapeau algérien.

Benatia B.
Mercredi 30 Novembre 2011 - 11:18
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MOSTAGANEM
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