Les personnes vont et viennent, d’autres déclinent et disparaissent, mais pas les habitudes et il y en a qui reviennent périodiquement, ce qui pour eux, constitue l’un des jeux favoris et celui de tous les éditocrates en mal d’inspiration. Nos donneurs de leçons ont depuis trouvé leur nouveau viatique : leçon bien gentiment donnée devant tous et comme unique référence. Le récit qu’on nous sert à souhait à de quoi irriter, si certains n’étaient eux aussi attirés par l’encombrant modèle dont le mythe fonctionne depuis toujours. Certains ont mis en place
un cocktail parfaitement pervers, d’où la vieille conjonction qui nous tire toujours vers le bas, comme si ces gens ne traînaient pas un interminable alignement de casseroles sonnantes et tressautantes et ce pendant plus de cinq ans. Les discours à front renversé visent à troubler les repères et chacun fait feu de tout bois, avant l’empoignade finale entre tous les acteurs de la mascarade. Ainsi voit-on, des acteurs de la mouvance islamiste qui se jettent dans la mêlée pour en découdre avec les adversaires historiques « FLN-RND ». Avec tous les ratés de la profession qui fond de la politique, à coup sûr, que le vote ne suscitera pas d’enthousiasme démesuré, car la politique est plombée par ces rentiers. Par ceux là même qui critiquent les sortants cela rappelle ce qu’avait dit Baudelaire : « Si nous avons renversé un trône, ce n’est sans doute pas pour inaugurer la dictature des discours impuissants. » Cinq ans c’est long, pour le profond mécontentement populaire, vous ne pensez pas qu’avec le discours peu lisible il y a de quoi se faire du mouron, avec toujours la même politique épuisée, mais à ce qu’il semble l’ambition aiguise les appétits et il reste quelques semaines pour faire grandir cette exigence populaire du changement qui commence à se faire entendre.

Jusqu'à se réjouir des échecs des autres
