REFLEXION

En exclusivité: Les services de renseignements algériens. De la sécurité militaire au DRS, les pionniers de l'école révolutionnaire.



En exclusivité: Les services de renseignements algériens. De la sécurité militaire au DRS, les pionniers de l'école révolutionnaire.
Certes l’Algérie traverse en ce moment et depuis son accession à sa souveraineté des zones de turbulence. 47 ans après, elle est toujours confrontée aux esprits du mal, ceux qui n’ont jamais accepté cette indépendance, depuis la célèbre nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 date de la déclaration de la lutte armée pour la libération du pays.
Plus de sept années et demi de combat acharné, et 132 ans de résistance populaire, pour que l’Algérien est parvenue à arracher son indépendance un 3 juillet 1962. Depuis, les récits de cette glorieuse révolution ne cessaient de paraître dans les medias et diffusés par la télévision, mais une partie importante de l’étape de cette révolution est demeurée presque un tabou, dans l’anonymat. La nouvelle génération n’a pris connaissance que des groupes de Moudjahidine qui activaient dans le maquis. Alors qu’une branche très importante qui a favorisée toujours la victoire dans les combats et qui est la branche des SR Services de Renseignement de la révolution. Qui à l’aube de l’indépendance prendra le titre de

LE SERVICE QUI BOULEVERSE LA FRANCE

La Sécurité Militaire. Une structure issue d’un passé glorieux dans le sacrifice, née au maquis, dont le père n’est outre que Si Mabrouk ( Abdelhfid Boussouf) , qui a eu l’idée de créer au côté de l’ALN, une structure forte qui manipulera les renseignements et récoltera les informations de l’ennemi pour connaitre sa stratégie et ses objectifs. Pour cela le choix de la région de la wilaya V était de mise, d’autant plus que cette wilaya de l’Oranie est la plus vaste wilaya du pays, et qui va abriter la première école algérienne de formation des espions.
Si mabrouk créa d’abord, les transmissions, en formant des cadres dans le réseau d’écoute radio .Le formateur n’était outre que le commandant Omar Tellidji, enfant de Laghouat, qui était engagé dans l’armée française stationnée au Maroc, Si Mabrouk le côtoya et réussit sans aucune peine à le convaincre à déserter les rangs de l’ennemi pour rejoindre ses frères dans l’ALN, il sera le premier instructeur dans le domaine des transmissions.
Si Mabrouk, réussi aussi recruter des jeunes lyciens résidents au Maroc, avec lesquels, Omar forma des opérateurs et techniciens. Un groupe de Dix neuf membres dont huit jeunes filles (Miri Rachida, Hadhadh Malika, Mustapha Berri, Smail Kerzabi, Abdessamad Chellali, Mohamed Semmache et les autres. Dont Laroussi Khalifa le père d’Abdelmoumen était le directeur du Stage de cette Première promotion appelée promotion Larbi Ben Mhidi.
LA REDOUTABLE PROMOTION LARBI BENMHIDI
La promotion Larbi Ben Mhidi était la plus redoutable qui avait donnée du fil à retordre à l’armée d’occupation, car certains stagiaires qui venaient du Maroc, d’autres sont venus de l’intérieur de l’Algérie et de France, dont le jeune lycien Ouali Boumaza alias Tayeb, a fait trembler l’état français après avoir organisé une antenne de renseignement à Paris où il a accédé sans difficultés aux documents classés Top Secret de l’état français ;. Ces renseignements exploités lors des négociations pétrolières menées avec la France.
Le recrutement à cette époque n’était pas celui d’aujourd’hui trop de bagages. Il suffit d’être Algérien avec un niveau secondaire et surtout animé de sentiments patriotiques pour rejoindre la redoutable école des services secrets Algérien. Ces jeunes qui vivaient au Maroc, loin des batails quotidiennes et des bombardements leur unique appartenance à l’Algérie a stimulée leurs esprits pour rejoindre l’ALN. Ils étaient déjà structurés dans le militantisme, malgré leur jeune âge, ils étaient membres de l’IGEMA et du FLN, parmi eux Cherif Belkacem alias Djamal, Mahfoudh Hadjadj était responsable de l’Ugema à Meknès. Je rappel aux amnésiques et ceux qui ne cessaient de chanter que les Algériens qui vivaient au Maroc étaient loin de la guerre et de la révolution. Non messieurs vous vous trempez. Nous étions encore des petits enfants mais structurés et préparés pour la relève dans le maquis, au primaire nous avions une école spéciale du FLN ALN, la formation était partagée entre l’enseignement pédagogique et la doctrine de la révolution sous la direction du commissaire politique Boudghene Stambouli alias Si Rachid. A l’âge de 8 ans on a commencé le maniement des armes. Les services français nous surveillaient de prés et n’hésitaient pas à envoyer des colis piégés à l’adresse des militants Algériens. A Khemisset il y’avait toute une base de formation de l’ALN, le commandant Hafrad Bilal a fait partie des instructeurs, ses élèves se sont retrouvés après avec des grades de Généraux. Il y avait aussi la structure de Casablanca, où les armes arrivaient par voie maritime, il fallait les chargés et les acheminer au le maquis. Il y a aussi la transaction faite entre les éléments Algérien et le colonel Américain installé avec ses troupes à la base de Nouasser prés de Casablanca, une grande quantité d’arme achetée par l’Algérie, un convoi militaire s’est dirigé dans le plus grand secret vers la frontière. A retenir aussi l’intervention des services Algériens pour faire échouer un attentat terroriste des agents du Mossad pour assassiner le Président Egyptien Djamal Abdennasser, lors de sa visite au Maroc. A Meknes tous un groupe de jeunes lyciens quitta la ville pour rejoindre l’ALN, ils avaient abandonnés tous leurs biens, Ali Tounsi, abandonna même son scooter dans la rue. Et c’est comme ça que les premiers élèves des services secrets ont rejoint la maison des Benyekhlef à Oujda où la formation théorique est donnée, dans cette villa entourée d’un jardin et d’un mur long d’environs quatre mètres, elle abritait la direction au rez-de-chaussée et les stagiaires l’étage supérieur avec les dortoirs.
Quant à la formation pratique, elle s’est déroulée dans la ferme des Benabdellah à quelques kilomètres d’Oujda. Les écuries de cette ferme serviront de dortoir, et l’hangar aménagé en salle des cours. Mais ce centre malgré le secret qui l’entourait, il a été repéré par l’ennemi. Pendant que quelques stagiaire apprenaient le maniement des armes, un avion ennemi survola à basse altitude cette ferme moteur éteint et dévoilera le secret. Le responsable Abdellah Arbaoui donna l’ordre d’évacuation immédiate de ce centre qui fut bombardé le lendemain par deux avions T6 de l’armée française.
Le nombre des stagiaires de cette promotion Larbi Benmhidi est situé à soixante-douze, la majorité venue des classes de terminale ou de première secondaire des lycées Marocains. Elle comprenait aussi des membres qui étaient déjà à l’université et qui ont rejoint l’encadrement pédagogique du centre, parmi eux Noureddine Delleci alias Rachid, Abdelaziz Maoui alias Sadek Mustapha Moughlam alias Djaâfar, Belaïd Abdessalam alias Jugurtha, Abdellah Arbaoui alias Nehru, Ali Tounsi alias Ghaouti, Benbouzid et d’autres.
Quant aux élements de cette première promotion des agents secrets, nous citons quelques uns, Ali Hamlat alias El Hadi alias Yahia, est resté dans les services jusqu’à sa mise en retraite il avait le grade de Colonel., Abdellah Khalef alias Kasdi Mebah, devenu patron des services à l’indépendance c’était le major de promotion ,lâchement assassiné en 1994, Ahmed Zerhouni alias Ferhat décédé , Hadj Azzout alias Nacer et Mohamed Laâla alias Kaddour devenus Ambassadeurs, il y a ceux qui sont devenus des Ministres, Abdelhamid Temmar alias Abdennour, Arbaoui Abdellah alias Nehru, superviseur de l’enseignement militaire dont le programme comprenait : le parcours du combattant, le maniement des armes et des explosifs, les marches de combat, les tours de garde, l’ordre serré, le close-combat et même la pratique des arts martiaux. Noureddine Delleci alias Rachid il enseignait l’économie politique, Mustapha Moughlam il enseignait l’histoire de l’antiquité, Belaïd Abdessalam il enseignait l’histoire du Mouvement National Algérien. Ali Tounsi l’actuel DGSN,
Bien sûr il y’en a d’autres noms qu’on a omis de les citer, mais ils son tous dans notre mémoire, ils étaient les pionniers dans la lutte pour libérer El Watan une première fois, et ils étaient présents aussi pour sauver El Watan une seconde fois durant la décennie quatre-vingt dix. Une seconde étape a été franchi, dont la décennie rouge demeure un témoin capital, du sacrifice des enfants de l’Algérie, pour couper l’herbe sous les pieds des puissances étrangères, et mettre en échec ‘’ le Plan Bleu’’ élaboré par François Mitterrand pour déstabiliser l’Algérie. Cette Sécurité Militaire qui devient DRS (Direction des renseignements et Sécurité) n’est outre qu’un service qui protège le pays et la nation, à l’instar des autres services de sécurité et les patriotes de ce pays. Certains individus sans scrupule frappés par la nostalgie du colonialisme, continuaient à le désigner de tous les noms comme si c’était un ‘’Ghoul ‘’ ou ‘’le Baâbâ ‘’.
En cette date commémorative du déclanchement de la Révolution, nous avons tentés de lever une petite partie du voile, sur le grand sacrifice de la famille révolutionnaire qui est tous le peuple Algérien qui a souffert pendant de très longues années de 1830 à 1962. Et à continué à souffrir pendant la décennie rouge.


A. BENBRIK
Samedi 17 Octobre 2009 - 21:18
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