REFLEXION

Elle tue son mari et le jette au fond d’un puits à Oran

15 ANS DE RECLUSION CONTRE L’EPOUSE CRIMINELLE



Une femme âgée d’une quarantaine d’années a comparu avant-hier devant le tribunal criminel près la cour de justice d’Oran, après avoir été poursuivie pour le meurtre de son mari et père de ses trois enfants à la cité « Kara » à Es Senia. La victime avait eu la tête fracassée et enterrée ensuite dans un puits à l’intérieur du domicile familial pour éventuellement ne laisser aucune trace visible du drame, sous l’œil de ses enfants mineurs, mais 15 ans après le crime, sa fille avait tout avoué sur ce qui s’est passé réellement ce jour, ce qui a conduit à sa condamnation à 15 ans de réclusion criminelle. Les faits de cette affaire remontent à la date du 18 novembre de l’année dernière suite auquel une jeune fille mineure, en compagnie de son oncle et de sa grand-mère  s’est présentée auprès des services de Sûreté de la daïra de Sougueur, wilaya de Tiaret pour dénoncer un crime qui a été commis à l’encontre de son propre père par sa mère tout en portant un doigt accusateur contre elle. Au reçu de cette déposition, une enquête approfondie a été mise en branle par les services de sécurité, où la jeune fille mineure a avoué que depuis qu’elle avait l’âge  de 5 ans en 2009, les réminiscences du meurtre de son père, commis par sa mère sous l’œil approbateur de ses frères mineurs à la cité « Kara » à Es Senia , n’arrivent plus à se séparer d’elle, tout en revenant sur les détails du drame en avouant que sa mère a donné plusieurs coups mortels à son père au niveau de la tête à l’aide d’un gros bâton suite à un différend qui les a opposés, ensuite avec la complicité de ses frères mineurs à l’époque du drame, la mère a jeté le corps au fond d’un puits situé à l’intérieur du domicile familial pour camoufler le crime. La mise en cause et ses deux enfants furent arrêtés ensuite par la brigade criminelle de la sureté de wilaya d’Oran à l’intérieur de leur domicile situé toujours à la même adresse, alors que la police scientifique et les services de la protection civile se sont également déplacés sur le lieu du crime, où il a été procédé à une opération de creusement du puits aboutissant à la découverte d’un squelette de corps humain, qui a été transporté vers la morgue de l’hôpital universitaire du 1er novembre à la cité USTO, pour une éventuelle expertise médicale, suite auquel il est apparu que la victime a reçu plusieurs coups de bâton provoquant une intense hémorragie, et à une fracture de la gorge, ce qui a conduit à sa mort, tout en écartant l’hypothèse que la mort est due à une asphyxie à l’intérieur du puits, comme préconisée par la mise en cause qui a avoué que le jour du drame son époux a eu la désagréable idée de nettoyer le fond du puits, où il a été surpris par l’écoulement du sable qui l’avait étouffé, alors qu’elle a tenté avec ses enfants de le retirer du fond du puits, mais sans y arriver, alors, elle a pensé l’enterrer dans ce lieu pour éviter tout reproche ou accusation de la part de sa famille, et que les déclarations rapportées par sa fille ne sont que des mensonges. Le représentant du parquet général dans son réquisitoire, a répondu à la mise en cause après ses déclarations non convaincantes, « vous auriez au moins du avertir le voisinage pour vous venir en aide, ou à défaut avertir les services de la protection civile ». Après délibération le tribunal criminel a infligé une peine de 15 ans de réclusion criminelle à l’encontre de l’épouse pour le crime de son époux, alors que ses enfants ont été transférés pour comparaitre devant le tribunal des mineurs pour complicité de meurtre.         

Touffik
Jeudi 19 Juin 2014 - 15:25
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Oran
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