REFLEXION

Elections turques et tragédies arabes



A l’issue des dernières élections législatives turques, le parti de la justice et de développement a conforté sa dominance sur la scène politique turque et sa main mise sur le pouvoir en glanant 326 sièges parmi les 550 que comte le parlement, frôlant de justesse les 367 sièges nécessaires pour pouvoir modifier la constitution de 1982. S’il ya un homme qui mérite d’être heureux et fier en ces moments, ce n’est que le leader Erdogan qui a pu et su mener son parti conservateur vers la gloire malgré les attaques acharnées contre sa mouvance de l’intérieur du pays comme de l’extérieur. Aussitôt les résultats du scrutin validés, les félicitations pleuvaient des quatre coins du monde, d’Obama l’américain jusqu’à l’égyptien Amr moussa qui espérait être élu président du grand pays arabe. « Ce résultat reflète la réussite politique de modernisation que vous poursuivez avec détermination ces dernières années » a indiqué Angéla Merkel dans son message félicitant Erdogan pour son triomphe électoral. De son coté, Nicolas Sarkozy a félicité son homologue turc en lui promettant de renforcer leur coopération mais sans mentionner l’adhésion de la Turquie, indésirable et redoutée, à l’UE. Le progrès de la Turquie ; un phénomène qui a réussi à concilier islam et démocratie, armée et politique, modernité et affirmation islamique ; mérite amplement réflexion et méditation. Le modèle turc, incarné par le parti de la justice et de développement, n’est pas aussi complexe comme pensent certains. Il se base sur deux mots-principes, lourds de sens et indivisibles, qui sont justice et développement. Est-il suffisant pour nous de dénombrer les performances de l’économie turque (6° en Europe) pour être convaincu qu’une armée républicaine forte, qui veille sur le respect d’une constitution pérenne, est la solution pour passer d’une économie rentière à une économie créatrice de richesses? Avons-nous nécessairement besoin de tracer des lignes rouges aux radicalismes de tous bord et de les menacer, au cas échéant, par la grande muette afin qu’ils respectent l’autre et acceptent le jeu de la démocratie ? Le plus important, est-ce que les militaires en Egypte, en Tunisie ou en Algérie… ont les mêmes convictions que leurs homologues turques et ils ne s’immiscent point dans la chose politique sauf en cas d’atteinte à la constitution ? Que c’est loin la Turquie ! La preuve : Dimanche soir, au moment où le grand Erdogan saluait son peuple, les combats faisaient rage entre frères protagonistes en Libye embrasée et à la même heure Bachar el Assad de la Syrie ébranlée massacrait les siens pour préserver un pouvoir maudit.

Adda Abdelwahab
Mercredi 22 Juin 2011 - 10:46
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CHRONIQUE
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