REFLEXION

« El Shahfa et El Ghahma », deux douars laissés pour compte

El Shahfa et El Ghahma, sont deux douars relevant de la commune de Safsaf, distant de cette dernière d'environ 10 km, ils demeurent oubliés en matière de développement.



« El Shahfa et El Ghahma », deux douars laissés pour compte
Les habitants de ces douars, sont répartis en deux rassemblements d’hameaux, chacun d’eux dominé par une famille. Pour y accéder, on doit emprunter une route connue par les chauffeurs de la localité par sa dangerosité.   En effet, cette dernière est située juste derrière une colline trop penchée où les chauffeurs sont obligés de ralentir pour ne pas subir des dérapages et éviter des accidents. Une route boudée par de nombreux usagers qui préfèrent prendre un autre axe routier plus long mais plus sûr qui se trouve aussi dans un état impraticable, en particulier durant  les temps de pluies. Le désagrément des habitants ne s’arrête pas là, d’abord il n’y a ni transport en commun, ni eau potable et pas de raccordement en gaz de ville. Les villageois de ces deux douars semblent vivre à l’âge de pierre et ils sont obligés d’aller s’approvisionner en eau potable avec des jerricans sur les dos des animaux (ânes)  à quelques kilomètres jusqu’à une source d’eau naturelle. Une situation qui froisse le cœur de voir  de nos jours des personnes qui acheminent l’eau à dos d’âne. L’autre calvaire, c’est pendant la saison chaude, où les températures deviennent insupportables, alors les habitants sont obligés à parcourir de longues distances à maintes reprises pour se désaltérer. En outre, le plus frappant encore c’est la solitude absolue qui y règne ; aucune voiture ne passera devant toi, il nous a fallu prendre un clandestin pour sillonner ces deux douars où la vie semble s'être arrêtée pour un temps indéterminé. Cela pénalise les habitants, car aucun bus ne desserve leurs localités sauf le transport scolaire qui part tôt le matin archicomble et retourne le soir aussi archicomble et tant pis pour les retardataires. Les  habitants qui veulent regagner le chef lieu de la commune sont obligés de faire l’une de ces  deux choses; l’auto-stop en attendant un bon samaritain avec sa  Mazda ou la marche à pied et ça ils le font  chaque jour.  Ce hameau, qui est la dernière agglomération avant les frontières de la wilaya de Relizane, connaît un isolement sans égal. La vie n'est guère reluisante et ceux qui n'ont pas les moyens souffrent de plus en plus avec le manque de moyens de transport, d'eau potable, gaz de ville et absence de toutes commodités des plus nécessaires à une vie décente, sans oublier le réseau d'assainissement. Les habitants de ces deux douars veulent l'aménagement et le désenclavement, car les nombreux témoignages recueillis sur les lieux reflètent une grande  déception à tous les niveaux, et ils souhaitent l'intervention des autorités locales afin que des solutions définitives soient accordées à leurs problèmes.  

Bouziane Kamel
Mardi 26 Mars 2013 - 10:09
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MOSTAGANEM
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