REFLEXION

Egypte-Algérie : Ce soir au cairo-stadium « Derrière chaque pharaon, il y a un moussa »



Egypte-Algérie : Ce soir au cairo-stadium « Derrière chaque pharaon, il y a un moussa »
Saadane :
« C’est le match de votre vie et je n’ai pas besoin de vous motiver .Ce match c’est une question d’hommes et je veux le gagner »
Yazid Mansouri :
«C’est notre chance d’entrer dans l’Histoire du football mondial»
Le capitaine de la sélection algérienne revient sur l'accueil houleux reçu au Caire, jeudi soir...
Que s’est-il passé à votre arrivée au Caire? Racontez-nous ce que vous avez vécu dans le bus.
Tout simplement, dès notre arrivée à l’aéroport, on a fait à peine 500m et on a commencé à recevoir des projectiles à tout va. Surtout des grosses pierres! Elles fracassaient les vitres et rentraient dans le bus, alors on s’est couché dans l’allée. On essayait de se protéger. Plusieurs joueurs avaient la gueule en sang. C’était la panique générale.
Vous vous attendiez à un tel accueil?
Pas du tout. On pensait que ce serait chaud, mais pas à ce point là. Mais si les conditions de sécurité avaient été remplies, tout ça ne serait pas arrivé. Il fallait voir, quand on était dans le bus, il n’y avait pas d’escorte. J’ai vu une mini-cooper rouler à notre gauche comme si de rien n’était. Normalement tout est quadrillé, il y a un convoi, il y a des motards. Là, ça me semble un peu léger.
Certains joueurs sont-ils gravement blessés?
On en a deux qui ont été bien touchés (Lamouchia et Halliche). L’un est ouvert au front et l’autre au dessus du crâne. Il a fallu leur enlever des morceaux de verre. Moi-même j’ai été coupé à la main.
Quand est-ce que vous vous êtes à nouveau senti en sécurité?
En arrivant à l’hôtel. On s’est réfugié au 4e étage et tout est rentré dans l’ordre. On est l’abri maintenant. Dès le soir, on est allé s’entraîné sur un petit terrain à côté de l’hôtel.
Vous allez vous entraîner normalement vendredi?
A priori, oui, sur le terrain du match. ça se passe toujours comme ça, la veille d’un match international. Mais on va voir si les conditions de sécurité sont assurées. On attend des renseignements pour savoir si la route qui mène au stade sera fermée. Ce n’est pas très loin mais on ne peut pas revivre ce qu’on a vécu hier.
Vous n’avez pas émis l’idée de ne pas jouer ce match, avec vos blessés?
Un membre de la Fifa était là à notre arrivée à l’hôtel. Il a constaté les blessures, avec les membres de notre fédération. On a aussi reçu un message de Sepp Blatter nous disant qu’il était navré de ce qu’il s’est passé. Notre président de fédération a bien insisté en disant que nos joueurs blessés étaient deux titulaires. On a aussi certains joueurs qui découvrent la sélection qui sont choqués. Maintenant, si on doit jouer, on jouera.
Vous ne craignez pas de nouveaux débordements?
Si… Si on gagne, qu’on se qualifie et que le public entre sur le terrain, nous frappe. On sera méfiants. Mais on ne peut pas dire qu’on est traumatisés. Au contraire, ça nous a renforcé, reboosté. On va se servir de ça pour se transcender et gagner ce match.

B.N
Vendredi 13 Novembre 2009 - 19:57
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SPORTS
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