REFLEXION

Edito : En attendant 2014



La présidentielle de 2014 paralyse le pays, le tétanise et le réduit à un compte à rebours pendant que l’on parle d’autres choses. Sauf que c’est plus grave encore. Pour ceux qui le remarquent, la question du choix du Président en Algérie ramène toujours à la date de 1962 et sa crise. Que l’on soit en 2014 ou en 3014, cela revient à résoudre la question « algérienne » entre le GPRA, l’armée des frontières, la zone autonome d’Alger, un Benbella de façade et un Boumediene embusqué. Toujours, encore et encore. On l’a vécu après Boumediene, pendant Chadli, avec Boudiaf, Zeroual et avec Bouteflika. On est toujours au moment Zéro car ce moment n’a pas été résolu, et cette équation n’a pas changé. D’où cette impression de remake que laisse la question des Présidentielles algériennes. La nouveauté étant non pas le choix d’un président mais dans la manière dont il va quitter la Présidence. En attendant, la date de 2014 précipite le pays dans la culture des réalisations qui sont le contraire d’une relance de l’économie. Relancer c’est créer, pérenniser, enrichir et développer. Les réalisations sont du populisme, c’est construire, livrer et sourire en s’applaudissant à côté. Relancer, c’est créer de l’emploi et de la richesse. C’est pour cela que pour 2014, on accélère les réalisations, même bâclées et avec le coût politique et financier que l’on va savoir un jour. C’est le plus drame de l’Algérie : les dates y servent à tuer le temps.

Said
Lundi 29 Avril 2013 - 21:14
Lu 189 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 06-012-2016.pdf
3.51 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+