REFLEXION

Echec scolaire : plus de 9 300 élèves à la rue à Oran

Nous avons appris de source proche de la Direction de l’Education de la wilaya d’Oran, que le problème de la déperdition scolaire prend de plus en plus des proportions inquiétantes, comme l’atteste ces chiffres rendus publics. «A Oran, sur 300 000 élèves inscrits, plus de 9 300 élèves ont quitté les bancs de l’école, l’année dernière», selon le coordinateur de wilaya de la santé scolaire, intervenant à l’occasion d’une journée d’étude sur le travail des enfants, organisée à l’hôpital pédiatrique de Canastel.



Ces chiffres, loin d’être exhaustifs, traduisent une situation précaire des enfants. Du point de vue des spécialistes pédagogues, les causes de la déperdition scolaire peuvent être d’ordre pédagogique car inhérentes à la qualité de l’enseignement, sociologique puisqu’elles sont dépendantes des conditions socio-économiques de l’élève et de sa famille et enfin psychopédagogique. Pour plusieurs familles vivant sous le seuil de la pauvreté, la préoccupation première demeure la satisfaction des besoins fondamentaux comme celui de manger à sa faim. Cette situation oblige parfois les parents ayant à leur charge plusieurs enfants, à faire travailler le plus aîné des scolarisés afin d’alléger le fardeau budgétaire. La déperdition scolaire favorise malheureusement l’accroissement du nombre d’enfants «travailleurs». Certaines estimations sont allées loin et indiquent une moyenne de déperdition de 20 élèves par an pour un seul établissement du cycle moyen. Ce phénomène, qui touchait particulièrement les élèves du secondaire, s’est élargi et concerne aussi les écoliers de moins de 11 ans, selon les dernières statistiques. La situation n’est guère reluisante et la déperdition scolaire devient de plus en plus un problème sérieux dont les conséquences constituent une vraie bombe à retardement qui  nécessite une urgente prise en charge. Ces enfants, qui quittent les bancs de l’école avant de finir leur scolarité, vont gonfler un taux d’analphabétisme déjà effarant, car ces jeunes «laissés-pour-compte» oublient en général ce  qu’ils ont appris à l’école.

Medjadji. H
Mercredi 18 Juin 2014 - 10:43
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Oran
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