REFLEXION

Echec ou fiasco !



Enfin la raison et le bon sens ont prévalu. Le ministère de la santé vient de faire marche arrière dans le dossier de la grippe porcine. La commande de vingt millions de doses initialement prévue, passera à seulement 5 millions de doses. Une décision prise à la lumière des données épidémiologiques et à la polémique qui a entouré la campagne de vaccination notamment en ce qui concerne la fiabilité du vaccin importé, facteur qui a été à l’origine du phénomène de réticence observé à travers le territoire national. La première réticence est venue des professionnels du corps de la santé qui ont boycotté en masse la campagne, seuls 3% des personnes ciblées ont été vaccinées. S’agit-il d’un échec dû à une mauvaise gestion du dossier ou tout simplement d’un fiasco ? Selon le responsable du centre de référence de la grippe A, il réfute catégoriquement le qualificatif de mauvaise gestion et refuse d’en parler. Tout ce qui a été entrepris en Algérie selon lui était en adéquation avec les recommandations du comité d’experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Mais la polémique a suscité moult interrogations, notamment après le décès d’un médecin à Sétif, car si les professionnels de la santé qui étaient censés mener campagne et sensibiliser la population à se faire vacciner, n’étaient point convaincus de l’opération et de la fiabilité du vaccin importé, franchement comment voudriez-vous qu’il n’y ait pas polémique. Il a suffit de quelques jours seulement après le 20 décembre, date du lancement de la campagne de vaccination, pour que les autorités sanitaires du pays se soient rendues à l’évidence : les centres étaient déserts, les algériens ne voulaient en aucune manière se rendre aux lieux retenus pour recevoir leurs doses de vaccin, pour la simple raison qu’ils ne faisaient plus confiance aux autorités sanitaires, malgré les quelques brèves communiqués lus au pied levé. Le bilan de cette campagne ressemble à un fiasco d’organisation, mais pouvait-il en être autrement ? Face à cet échec, a surgi ensuite la polémique sur le nombre trop important de doses de vaccins commandé, que le ministère tente aujourd’hui de mener des négociations avec le laboratoire canadien GSK dans le but de revoir à la baisse la quantité initialement commandée, (de 20 millions de doses à 5 millions de doses). Un changement de cap, résultat des mauvaises prévisions semble t-il et de la mauvaise gestion du dossier des le départ. Pour l’heure, les autorités sanitaires encouragent toujours la vaccination pour les personnes à risques et les professionnels de santé, car une deuxième vague épidémiologique n’est pas à exclure et pour ce faire, le ministère concerné aura fort à faire pour persuader non seulement le personnel de son département mais le reste de la population, notamment pour les enfants scolarisés dont l’accord parental est indispensable. Ce qui n’est pas chose aisée, sachant qu’une nouvelle vague serait plus meurtrière que la précédente. Tout le monde est averti.

Amara Mohamed
Dimanche 7 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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