REFLEXION

EXTRADITION DE RAFIK KHALIFA : Le gouvernement britannique surenchère



EXTRADITION DE RAFIK KHALIFA : Le gouvernement britannique surenchère
Cela fait trois ans que Rafik Khalifa est détenu en Grande-Bretagne dans l'attente d'une décision de la justice britannique sur son éventuelle extradition. A plusieurs reprises, la justice a reporté sa décision, notamment en affirmant vouloir s'assurer que l'ex-homme d'affaires ne risquait rien à rejoindre l'Algérie. Le quotidien britannique The Guardian révèle aujourd'hui que d'autres critères seraient également en jeu dans cette procédure. En effet, selon des documents officiels datant d'août 2008, que ce journal a pu consulter, la Grande-Bretagne utiliserait Rafik Khalifa pour obtenir un accord avec l'Algérie sur l'expulsion de ressortissants algériens suspectés de terrorisme. « Le vrai sens de cette affaire pour la Grande-Bretagne et son potentiel d'accroitre la coopération dans des dossiers d'expulsions liées à la sécurité nationale », aurait ainsi déclaré un responsable en 2006 lors d'une réunion avec John Reid alors ministre de l'Intérieur. La révélation a suscité une grande colère de la part du camp Khalifa. « Notre client n'est suspecté d'aucune implication dans une affaire de terrorisme et cependant le gouvernement britannique l'utilise comme un monnaie d'échange dans le but d'obtenir le retour dans leur pays d'algériens soupçonnés d'être des terroristes », s'est ainsi indigné Anita Vasisht, une des avocates de Khalifa. Le ministère de l'Intérieur a nié ses allégations et a affirmé que la décision sur l'avenir de Rafik Khalifa suivait « une procédure légale et les règles strictes inscrites dans la loi sur extradition datant de 2003 ». En attendant la décision de la justice britannique, l'ex homme d'affaires algérien fait tout pour échapper à son extradition vers l'Algérie. Il craint les menaces sur sa vie s'il devait retourner dans son pays, notamment d'être victime de torture de la part des autorités algériennes. L'an dernier, le gouvernement algérien a donné une « garantie diplomatique » selon laquelle Rafik Khalifa ne serait pas en danger s'il rentrait en Algérie. Une garantie acceptée par la Grande- Bretagne. Mais cette décision a été fortement critiquée par plusieurs ONG dont Amnesty International. « Les garanties contre la torture provenant de gouvernements qui la pratiquent constamment ne peuvent pas être crues », a ainsi déclaré Julia Hall, experte en contre-terrorisme et droits de l'homme en Europe à Amnesty International.

Sadek
Mercredi 28 Avril 2010 - 09:59
Lu 517 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+