REFLEXION

EXTENSION URBAINE VERS L’OUEST D’ORAN : Le béton envahit les terres agricoles



EXTENSION URBAINE VERS L’OUEST  D’ORAN : Le béton envahit les terres agricoles
Les anciennes orangeries, les champs de la clémentine, la vigne et les vergers qui faisaient jadis la fierté de Misserghin sont aujourd’hui en voie de disparition. Dans les années 70, le plan d’aménagement urbain (PDAU) de la wilaya d’Oran, était axé sur l’extension urbaine vers l’est. Et les terres agricoles ainsi que les surfaces boisées à la sortie de la ville et qui devaient être préservées et modernisées. Ce qui été en outre le discours de l’époque, des terres agricoles appelées à répondre aux besoins en consommation d’une métropole en constante expansion vers le pôle pétrochimique d’Arzew. Entre la zone est et la zone ouest de la ville, les rôles semblaient bien partagés et les objectifs bien fixés la commune d’Oran à très élargie ses limites en intégrant tous les hameaux et douars formant une première ceinture de misère forgée par un exode rural qui ne cessera jamais de croître à une cadence exponentielle. Cette politique de croissance vers l’est allait favoriser l’implantation de grandes zones d’habitat urbain nouveau. De très nombreuses coopératives immobilières constituées dans l’opacité et l’anarchie la plus totale allaient refléter la ruée incessante vers la conquête du foncier dans cette partie de la ville livrée à toutes les prédations. Les noms des anciennes fermes coloniales comme « la ferme Bernard » ou celle dite « Fernand », conserveront même leur appellation désignant ainsi ces nouveaux pôle d’habitat érigés dans un chaos hallucinant à ce jour du côté Fernand ou Bernard ville des constructions sauvages «régularisées » restent implantées dans un décor urbain dépourvu de voirie et de réseau d’assainissement. Oran était et reste encore un terrain de conquête privilégié en matière de foncier urbain et industriel et de terres agricoles .Mais ce qui est encore plus douloureux et plus choquant est que cette appropriation des espaces, n’a jamais été accompagnée par une politique de gestion urbaine et de maintenance à la hauteur d’une ville digne de ce nom. Lors de la cérémonie d’installation collective des nouveaux walis organisée la semaine dernière à Alger, le ministre de l’Intérieur avait lui aussi énuméré les nombreux problèmes que connaissent nos cités en matière d’hygiène, d’assainissement, d’environnement, de stationnement, de parking sauvage et autres Pleaux en constante augmentation. Et pour ne pas s’écarter de la règle en vigueur depuis des décennies. M. Ouled Kablia a indiqué que le département de l’intérieur et des collectivités locales est entrain de réfléchir à une stratégie pour mettre un terme à ces problèmes et tandis qu’au ministère on entame encore une nouvelle décennie de « Réflexion ». Oran reste installée sur ses ordures et ses décharges sauvages loin de toute notion d’environnement, d’urbanisme ou d’hygiène publique. L’avenir des grandes cités impose des solutions urgentes et évidentes en matière de décentralisation, des politiques de développement local des centres de décision des moyens de gestion et du choix des compétences humaines chargées de mettre en œuvre une véritable politique de la ville et une désentravassions devons conduire à une incontournable formule de régionalisation intelligente permettant de créer de véritables conditions de prise de conscience communautaire et de formation de la citoyenneté responsable.

N. Bentifour
Mardi 19 Octobre 2010 - 00:01
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RÉGION
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