REFLEXION

ETAT DE DEGRADATION ET NON RESPECT DES CIMETIERES A MOSTAGANEM : Un terrain de ‘’Sidi Benhaoua’’ squatté

Malgré les instructions données aux P/APC, plusieurs cimetières se trouvent dans un état déplorable à tel point qu’aucun respect n’est réservé aux morts. Pis encore! Le cimetière de Sidi Benhaoua a été emputé d’une parcelle de terrain détournée par le coucessiannaire recherché “F” qui en a bénéficié durant le mandat de l’ex-APC. Un bâti y a été érigé au su et au vu de tous.



ETAT DE DEGRADATION ET NON RESPECT DES CIMETIERES A MOSTAGANEM : Un terrain de ‘’Sidi Benhaoua’’ squatté
Un cimetière est un lieu sacré où l’on enterre les morts et à qui on doit du respect il doit être propre et clôturé pour protéger les tombes de nos proches et nos ancêtres qui y reposent, de la dégradation qui pourrait résulter de l’insouciance des gens et même de la profanation à laquelle s’adonnent certaines personnes. Toutefois la réalité est tout autre , En effet, beaucoup de cimetières, même ceux où sont enterrés des « chouhada » de la Guerre de Libération nationale sont à l’abandon, il y en a même certains qui sont devenus, avec le temps, de véritables savanes où pousse de la broussaille dépassant, dans certains cas, les 50 cm. Sans parler des bouteilles en plastique et des sachets de différentes couleurs qu’emporte le vent d’un coin à un autre. Le non-respect des cimetières et des tombes est un non-respect des personnes qui y sont enterrées. En Islam, il est strictement interdit de marcher sur des tombes par respect aux personnes mortes, cependant, nous assistons quotidiennement, dans certaines communes à Mostaganem et même dans la commune mère, à des spectacles désolants. Certains cimetières sont devenus des endroits de rendez-vous intimes, d’autres des endroits idéaux pour s’adonner à la consommation d’alcool et de stupéfiants …Le comble est que toutes ces pratiques se font au vu et au su des autorités qui ne bougent pas le petit doigt pour mettre un terme à ces transgressions. Plusieurs appels de détresse ont été lancés à qui de droit pour intervenir et tenter d’assainir ces lieux mais sans suite. Là où vous passez, dans ce qui ressemble à des allées, vous trouverez des bouteilles en plastique qui jonchent le sol, des sachets de différentes couleurs, des herbes sauvages et toutes sortes de déchets. Dans le passé les visiteurs utilisaient un peu d’eau et des bouts de tissu pour nettoyer les tombes, maintenant ils prennent avec eux des bouteilles en plastique qu’ils jettent n’importe où au cimetière après les avoir vidées. Ainsi, des centaines de bouteilles sont éparpillées un peu partout. Par ailleurs, la création de nouveaux espaces s’avère nécessaire vu que certains cimetières sont déjà saturés et que des communes de la périphérie n’en disposent même pas. Beaucoup de cimetières sont trop sollicités, comme celui de « Sidi Benhaoua » qui accueille plus de 20 000 tombes. Celui « d’El–Arsa », qui a plus de 30 ans, est actuellement saturé. Un plan de charge de l’établissement de la wilaya prévoit la réhabilitation de certains cimetières dans ce cadre, des enveloppes conséquentes ont été aussi consacrées à ces différents projets, et des instructions ont été donnés aux P/APC, malheureusement certains maires n’ont pas exécuté les instructions de Mme la wali telles que la commune d’Ain Boudinar dont son cimetière se trouve à l’abondon et le cas du cimetière de « Sidi Benhaoua » à Mostaganem qui a été victime d’un détournement d’une importante parcelle de son terrain qui à été squattée par le concessionnaire recherché « F » durant le mandat de l’ex-P/APC. Ce terrain est actuellement transformé en bâti sous le regard des autorités locales sans que personnes ne lève le petit doigt.

Benyahia Aek
Dimanche 6 Juin 2010 - 09:25
Lu 1583 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+