REFLEXION

ET SI NOUS PARLIONS ECOLOGIE ? Ou la manière de respecter la nature

Partout à travers le monde, dès lors que l’on parle de nature, ce vocable sous entend un certain nombre de choses liées à la vie de l’être humain et de son bien-être. La nature, dans toute sa diversité, doit être respectée et entretenue pour quelle garde et conserve tout ce qui fait son indescriptible beauté.



ET SI NOUS PARLIONS ECOLOGIE ? Ou la manière de respecter la nature
Ce n’est donc pas par un pur hasard que Dieu, le Tout Puissant, créa l’univers. Cet univers, empli de belles choses, dans lequel nous évoluons et dans lequel aussi toutes créatures se meuvent et vivent de ses incommensurables richesses. La nature est proche de l’homme comme celui- ci est proche d’elle. Imaginons un instant une grande ville, avec tout le confort nécessaire, à l’image des grandes cités occidentales où rien, absolument rien ne manque, implantée au niveau d’un désert vierge. La vie y serait impossible malgré le confort matériel mis à la disposition de ses habitants. Au bout d’un certain temps ils finiraient par s’ennuyer et se lasser, parce que tout simplement il manque l’essentiel : la nature, avec un grand « N ». A l’heure où les spécialistes comme les écologistes, les environnementalistes, les urbanistes, les paysagistes se battent avec acharnement avec les politiques et les pouvoirs publics pour la protection et la préservation des espaces écologiques, chez nous l’importance accordée à ces derniers (les espaces verts) semble minime au regard de ce qui existe. Un petit tour dans n’importe quelle cité urbaine suffirait amplement pour se rendre compte de la réalité. C’est à croire que mous sommes devenus allergiques à tout ce qui est vert ou y ressemble. Les quelques espaces existants dans nos cités, hérités de l’époque coloniale, sont abandonnés partiellement (pour ne pas dire totalement). A ce jour, nous n’avons encore pas acquis l’habitude d’accorder de l’importance aux espaces verts. Ce même problème s’est malheureusement transposé à l’intérieur de nos établissements scolaires où le mot verdure semble être banni du langage de certains responsables (directeurs et gestionnaires).
Au niveau de certains anciens lycées où existaient auparavant de petits jardins, les jardiniers se donnent un mal fou pour entretenir ce qu’il en reste, sans plus. Par contre, dans les nouveaux établissements, malgré qu’ils sont construits sur de grandes superficies, comme le lycée Idriss Senouci de Tigditt, les espaces destinés aux plantes existent mais en sont dépourvus. Depuis le départ à la retraite du jardinier personne ne se soucie de préserver ce que ce dernier à laissé. Et dire qu’il y avait même du gazon à Tigditt… Aujourd’hui il ne reste plus rien. Les quelques dizaines d’acacias plantés par un ancien directeur, lors d’une campagne de reboisement avec les élèves, sont sauvagement abattus et finissent par disparaître l’un après l’autre. Dans les couloirs et les bureaux de l’administration ce sont les pots de fleurs ou de plantes en plastiques qui ornent ces lieux. Est –ce de cette manière que nous apprendrons à nos enfants à aimer et à respecter la nature ? Même s’ils l’apprennent dans leurs leçons de sciences, ils ne le vivent pas concrètement, puisque autour d’eux il n’y a pas de verdure. De même qu’ils ne verront pas de verdure dans leurs quartiers. L’environnement dans lequel ils évoluent est en déphasage avec ce qu’ils apprennent à l’école. Cependant, il suffit parfois d’un simple petit geste pour créer des espaces verts au sein des établissements. Un peu de bonne volonté et le tour est joué. Au C.E.M de Sayada, grâce à l’initiative de l’ancien directeur, M. Ben Ahmed, les élèves ont eu droit à leur jardin qu’ils cultivent et entretiennent eux-mêmes. Les CEM Ghenissa Lahcène et Kara Mostéfa, pour ne citer que ces deux là, disposent tous deux de petits jardins. Tous les spécialistes s’accordent à dire que le jardinage est une activité que les jeunes et moins jeunes aiment. Alors pourquoi les en priver ? C’est à travers de telles activités que l’on arrive à canaliser leur force physique et leur énergie tout en leur permettant de se défouler et de s’épanouir. L’école n’est pas uniquement un lieu ou l’on vient pour s’instruire. C’est aussi un lieu et un espace ou l’on crée.

M.Bentahar
Vendredi 4 Décembre 2009 - 23:01
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MOSTAGANEM
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