REFLEXION

ESSOUIKA : Le quartier de tous les maux



Essouika, le petit souk pour ainsi la nommer, se trouve dans le cœur de Tigditt et dans le cœur de ses habitants. Pendant la guerre de libération, Souika, la capitale indigène était le centre névralgique de la révolution .Nul ne peut mettre en cause le rôle patriotique qu’avait mené ce faubourg arabe en cette époque. Essouika reste une mémoire vive de bravoure des chouhadas qu’elle avait dignement servi à l’Algérie. Essouika El Fougania avec ses Scouts Musulmans et ses Zaouïas a marqué la période du sacrifice. Toute l’organisation Fidai partait de la Souika et de ses cafés maures. C’est là qu’on se rencontrait, on faisait ses courses, on apprenait à se connaître, on s’échangeait les informations, on passait des heures à jouer aux dominos au café Bendjlid, on arrachait ses dents chez ami Hocine, on s’approvisionnait en charbon chez ami Benadji, on réparait ses chaussures chez ami Benacer, on se coupait les cheveux chez les frères Ouled Sidi Kaddour, on réparait ses ustensiles de cuisine chez Kazdirou et s’achetait sa Zlabia chez les Tounsi et c’est à Sidi Maazouz qu’on enterrait nos morts. Souika a tout perdu. Pourquoi Souika, espace vital du grand Tigditt, s’est clochardisé ? On se pose la question et on se lasse de se la poser. Est-ce qu’ une ‘ Sahat Chouhadas ‘’ peut-elle devenir un espace de tous les maux ? La saleté générée par le commerce de rue, la vente incontrôlée de produits comestibles, le délabrement des habitations environnantes, l’utilisation des murs comme vespasiennes, la vente au quotidien de tout ce qui est prohibé et la désorganisation totale des espaces pour le transport, l’absence d’abris bus, l’absence d’espaces verts, l’absence de plaques de signalisation ont fait de la Souika un endroit qui fait peur et incommode même ceux qui y habitent. Est ce que Souika ne fait plus partie de Mostaganem ? Pourquoi a-t-on appris à construire et à aménager des infrastructures pour les laisser fermés ? Le marché couvert de Souika qui paraissait apporter des solutions est toujours fermé et inexplicable. Il n’y a rien d’inexplicable car à Mostaganem on a l’habitude de laisser traîner des chantiers comme les trottoirs du centre ville et la voirie du quartier Pépinière ? Ya t-il quelqu’un capitaine à bord de cette municipalité ? N’est ce pas un devoir de mémoire que de rendre à Souika ce qu’on lui doit ?

Med. Kamel
Dimanche 24 Juillet 2011 - 10:07
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MOSTAGANEM
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