REFLEXION

ESSAIS NUCLEAIRES FRANÇAIS EN ALGERIE : Dossier des indemnisations des victimes pas encore clos



Nous avons appris hier par le biais d’un journal français un document classé, pendant des décennies, "Secret-défense" et qui vient d'être déclassifiée dans le cadre de l'enquête pénale déclenchée par des vétérans des campagnes des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, que Le ministre Algérien des Moudjahidine a par ailleurs, rappelé que la France a promulgué des lois qui indemnisent les victimes des essais nucléaires ayant fourni des dossiers mais "à titre individuel", conviant, dans ce cadre, les médias à s'intéresser "de plus près" à ce dossier car "l'histoire de l'Algérie est riche en enseignements". Par ailleurs, Mohamed Chérif Abbés a déclaré que : "Le dossier des essais nucléaires effectués par la France en Algérie est lourd voire difficile, et le débat sur ce sujet n'est pas clos. L'indemnisation dépasse le cadre des personnes et pose aussi le problème de l'environnement qui a été pollué suite à ces essais et qui est classé comme zone interdite d'accès aux personnes", a déclaré à l'APS, M. Abbés, en marge de la visite de travail et d'inspection du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya de Mila. Il s’agit selon le ministre de  définir les mécanismes de prise en charge de l'environnement pollué et classé comme zone interdite d’accès aux personnes. Tout en notant que les répercussions des essais nucléaires sont perceptibles au-delà de 40 ans, le ministre a ajouté que le "débat actuel" doit se focaliser sur la recherche de "mécanismes et procédures qui permettront aux deux pays de s'entendre sur l'indemnisation que la France doit à l'Algérie". Les associations de victimes souhaiteraient obtenir d'autres informations. « Mais pour l'instant, le fonctionnement de dé-classification n'est pas satisfaisant, dénonce Bruno Barillot le président de ladite association. Malgré la demande des juges d'instruction, l'armée n'a communiqué que des archives soigneusement triées, dans lesquelles il manque des pans entiers de données. Il faut réformer l'accès à ces informations si on veut connaître la vérité. » Une accusation réfutée hier par le ministère de la Défense : « Les documents ont été choisis par une commission consultative indépendante à laquelle l'armée ne participe pas », explique le service de communication. Enfin, la question qui se pose est si la France devra-t-elle un jour indemniser les populations algériennes ? Le sujet reste une épine diplomatique entre les deux pays. A plusieurs reprises, l'Algérie avait menacé la France de rétorsions, sans aller jusqu'au bout. Si l'Etat algérien ne bouge pas, la société civile, s'emparera  du dossier. Des juristes et des avocats participent régulièrement à des colloques pour faire reconnaître les conséquences des essais en Algérie.            

A.S.Mohsen
Samedi 15 Février 2014 - 17:46
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ACTUALITÉ
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