REFLEXION

ESPAGNE : UNE MAROCAINE MARIEE DE FORCE POUR 3 000 EUROS

Une jeune marocaine de 19 ans a vécu des jours sombres en Espagne. Mariée de force par ses parents à un Espagnol contre la somme 3 000 euros, elle a subi des violences conjugales et elle a été séquestrée sans pouvoir retourner chez ses parents au Maroc, a rapporté hier le site marocain « ya biladi »



En effet, Oudyane E., 19 ans, est une marocaine née à Khemisset et elle a été mariée de force à Joaquin, un Espagnol de 38 ans, originaire de Tamjounte au Maroc, habitant à Alcalá de Henares dans la Communauté autonome de Madrid, contre la somme de 3 000 euros. Joaquin a connu Oudyane après quelques appels téléphoniques avec sa famille. Après un accord rapide, la famille de la marocaine a donné la fille en mariage sans l‘accord de celle-ci. Joaquin a donné cette somme en guise de dot comme il est exigé dans la religion musulmane. Mais celle-ci qui doit normalement être remis à l’épouse, a été gardée par les parents. L’homme se faisait passer pour un riche propriétaire terrien espagnol. Son mariage administratif sera effectué au Tribunal de Guadalajara par procuration sans l’aval de Oudyane. Une fois en Espagne, la vie d’Oudyane va basculer. Elle est séquestrée et elle subit plusieurs violences conjugales et autres tortures morales.
Séquestrée, maltraitée, privée de nourriture…
Le couple s’est rencontré pour la première fois à la veille de la fête des Innocents en avril 2013 à Algeciras dans la ville de Cadix, selon ABC. Il fêtera sa lune de miel au Portugal trois jours plus tard après un voyage en ferry. Tout semblait se passer plutôt bien, mais quelques jours plus tard, le calvaire allait s’inviter dans le quotidien d’Oudyane après qu’elle a découvert plusieurs photos de son mari en compagnie d’autres femmes. Lorsqu’elle demande des explications, son mari réagit avec violence. Plus tard, Joaquin interdira même à sa jeune femme d’utiliser son téléphone, son ordinateur et tous les autres outils pour communiquer. Les scènes de violence rythment alors le quotidien du couple. Le mari va habiter chez sa mère pour garder toujours le contrôle de sa nouvelle femme pendant son absence. Il récupère les papiers de la jeune femme et l’oblige à rester enfermée dans une petite pièce. Oudyane y passe ses journées en pyjama sans avoir aucun regard sur le monde extérieur. Parfois, elle était même privée de nourriture et n’avait pas le droit de regarder à travers la fenêtre. Toutes ses affaires étaient inaccessibles car Joaquin les avait toutes confisquées. La jeune était ainsi sous le contrôle de sa belle-mère et de sa belle-sœur. Elle finira pourtant par s’extirper de ce calvaire. En effet, elle découvrira l’endroit où sa belle-mère cachait les clefs de la maison. Ce qui lui permit de prendre la fuite. Une fois libérée, elle sera aidée par une femme qui s’exprimait en français. Après lui avoir raconté son histoire, Oudyane sera conduite au poste de police. Les membres de la brigade vont alors procéder à l’arrestation de Joaquin, de sa mère et de sa sœur le 19 février dernier. Cette interpellation semblait mettre fin au calvaire de la marocaine, mais ce n’était que le début d’un autre. Oudyane va être rejetée par sa famille. Celle-ci n’accepte plus qu’une femme mariée revienne à la maison de ses parents. La jeune marocaine est donc considérée comme une « honte » puisque sa famille pense qu’elle a été « répudiée » par son mari.

Réflexion
Mardi 25 Février 2014 - 17:56
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ACTUALITÉ
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