REFLEXION

ERREURS SUR LES PANNEAUX DE BAPTISATION : Un bémol qui fausse la symphonie du chahid à Tissemsilt

L’opération de baptisation des quartiers lancée il n’y a pas longtemps dans le but d’identifier les rues et les lieux tout en rendant hommage et en immortalisant les noms des martyrs de la révolution, est une opération hautement symbolique. Ainsi, des plaques sur fond bleu, comportant les noms des chouhada transcrits en Arabe, sont accrochées aux angles des différentes rues et quartiers de la ville.



Comme l’avait constaté le commun des habitants, tous les chemins de cette agglomération comportent des plaques nominatives, où les noms de nos valeureux chouhada sont transcrits en arabe néanmoins, et de l’avis de beaucoup de personnes habitant dans ces quartiers, même si cela a été accueilli avec beaucoup d’émotion et de sensibilité par la population, il n’en demeure pas moins que la transcription des dates de naissance ou de décès des noms des martyrs, n’a pas été élaborée avec une précision pour permettre à toute personne de se retrouver dans une ville donnée, un quartier, un grand ensemble d’habitations mais à la vue des dysfonctionnements et de l’anarchie qui caractérisent cette mise en application, certains se sont demandés si les responsable de l’APC se sont effectivement concertés avec les parties concernées telles la Poste, les services sanitaires, les services des impôts, la Protection civile, les représentants des quartiers, les services de Sécurité, la Justice ou encore l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM)  etc. Des citoyens qui avaient sollicité notre journal se sont étonnés de voir une grande erreur dans la transcription de la date de naissance d’un grand chahid de la région de Tissemsilt  en l’occurrence Bouloufa Abdelkader qui est né en décembre 1925 et non pas en 1935 comme atteste son extrait de naissance dont nous disposons d’une copie. Ce valeureux chahid qui avait rejoint le premier club colonial de foot SC Vialar en 1947 (actuellement WAB Tissemsilt) et répondant à l’appel du MTLD et du PPA, il l’avait quitté pour le club musulman de ESM Vialar  et pour ceux qui ignorait l’histoire de ce valeureux chahid, il suffit de dire que c’est lui qui en constatant la fraude avait perturbé les élections municipales et avait giflé à l’époque l’administrateur Maraudon pour rejoindre le maquis où il y tomba avec la gloire de chahid en 1958 et peu de gens savent que ce chahid est de nos jours enterré avec son compagnon Belmoumene Med Arezki dans la région de Sidi Sohbi entre les localités de Ammari et Mahdia. Comme il est connu, d’ailleurs, le ré-enterrement du martyr est consacré dans les traditions cérémoniales des officiels or il reste toujours privé de cette distinction s’ajoute à cela cette erreur monumentale dans la transcription du panneau qui porte son nom. Cette « erreur et cette omission » ont mis, quelque peu, un bémol à cette opération d’envergure, qui a remis au goût du jour les noms de plusieurs martyrs de la révolution, qui sont originaires de Tissemsilt.

 

A. Ould El Hadri
Lundi 2 Novembre 2015 - 17:03
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