ERREURS D'INSCRIPTION ET D’ECRITURE DANS LES REGISTRES DE L’ETAT CIVIL : Plus de 24 409 dossiers déposés au niveau de la justice en 2012

De plus en plus sont les personnes qui font face à ce problème à savoir les erreurs d’écriture d’état civil. En effet, si on revient au chiffre avancé par des sources judiciaires au courant de l’année 2012, ce sont 24 409 dossiers qui ont été déposés devant le tribunal pour une correction d’écriture d’état civil.
Un chiffre qui a augmenté une année avant.



Ce sont 15 334 dossiers qui ont été déposés devant le tribunal pour une rectification. Ces mêmes sources précisent que plus personne n’échappe à ce problème. Les familles ont parfois recours à deux voire trois jugements pour que leur nom soit écrit correctement selon leur patronyme d’origine.  Et cela bien entendu sans citer les erreurs d’écritures des prénoms. Lorsque bien entendu on ne se retrouve pas avec un prénom de garçon alors qu’il s’agit d’une fille, tel que «Sarah» qui devient «Salah». Sur ce nombre de dossiers déposé pour une éventuelle correction, 27033 ont été corrigés par voie administrative alors que 738 c’est suite à une décision juridique.  Ce genre d’erreurs a-t-on appris est maintenant surtout soulevé au niveau des secteurs urbains, qui continuent dans la majorité des cas à délivrer des actes comportant des fautes graves. Interrogé à ce sujet, le citoyen se dit outré face à ce problème. On se demande parfois si les personnes censées délivrer de tels documents administratifs ont un minimum d’instruction.  Il est plus qu’impératif nous dira un père de famille que des décisions en ce sens soient prises. A chaque fois que l’on se fait délivrer ce genre document il comporte des erreurs si ce n’est pas au niveau des noms c’est au niveau des dates de naissante. Et le plus grave c’est lorsqu’il s’agit d’un ancien acte de naissance où les registres sont en français. Il est impossible d’en faire une traduction correcte du nom. Les enfants d’une même famille ont chacun un nom différent.  Et la situation n’est pas prête  de trouver une solution, car les jugements prononcés parfois ne touchent que la personne qui l’a déposé. Pour deux frères ayant un nom écrit différemment chacun doit faire une demande. Et cela sans compter les répercussions engendrées chez les enfants surtout lors de la demande d’un certificat de nationalité.  Par ailleurs, il importe de préciser que lorsque l’on a recours à la justice, la correction du nom n’est pas systématique cela peut prendre des jours voire des mois, avant que le pauvre citoyen ne se voit délivrer ledit jugement. Et par la suite, il lui importe d’aller le déposer à l’état civil pour qu’il soit appliqué et son nom corrigé. Cette opération à elle seule peut durer plusieurs mois ?  Lorsque le document ne se perd pas en cours de route. Une citoyenne a vécu un vrai calvaire face à un tel problème elle nous raconte presque les larmes aux yeux sa mésaventure. Il m’a fallu plus de deux mois pour avoir ce fameux document et pouvoir aller le déposer au niveau de l’état civil afin de rectifier mon nom nous confiera cette même citoyenne. Et là ce fut le début d’un nouveau calvaire. On me demande de revenir au bout d’une semaine. Quelle aubaine notre administration fait dans la rapidité. Mais très vite je fus désenchantée. Au bout d’une semaine je me présente au même guichet.  L’employée me regarda et me demanda mon adresse, je la lui donne. Là, elle m’a renvoyée devant le secteur urbain de notre quartier. Deuxième partie dans un feuilleton qui ne fait que commencer. On m’explique qu’il faut retourner au niveau de l’état civil et réclamer l’extrait de naissance corrigé, le leur ramener et comme cela il sera scanné sur leur micro.  De là je pourrais enfin demander une copie. Sentant qu’on me ridiculisait, je leur fis savoir que ce travail de coordination ne m’importe pas c’est à leur agent de le faire. Mais on n’est pas relié par réseaux. Là ce fut le bouquet. Alors trois mois pour un jugement, deux autres pour voir la rectification rapportée sur le registre de l’état civil, il y a de quoi vous faire disjoncter. Et je devais avoir un certificat de nationalité illico pour déposer un dossier de travail. De là à avoir un réseau entre l’état civil et les secteurs urbains, le pauvre citoyen continue à faire les frais d’une situation qui perdure.   

MedjadjiH
Mardi 12 Février 2013 - 09:43
Lu 356 fois
Oran
               Partager Partager


Les plus lus

Edition du 27-07-2014.pdf
3.1 Mo - 27/07/2014




Flux RSS



Retrouvez-nous sur Google+