REFLEXION

ENTRE TAUPE ET FAILLE DANS LES SERVICES DE LA DGSE… : QUI SONT LES BOUCHERS DE CHARLIE HEBDO ?

Comment les trois hommes, lourdement armés,ont pu s’infiltrer sans difficulté au cœur de la ville de Paris ? Tuer une dizaine de journalistes à l’intérieur du siège d’un journal (Charlie hebdo), censé être sous surveillance policière depuis, l'incendie volontaire, en novembre 2011, et s’enfuir calmement à bord d’une voiture garée, alors, que les deux frères présumés auteur du massacre étaient fichés depuis plus de dix ans par les services de renseignement. Et pourquoi, le système CHEOPS, n’a pas détecté leur présence ? Y’a-t-il une taupe ou une faille à la DGSE !?



Respectivement âgés de 32 et 34 ans, Chérif et Saïd Kouachi ont d'abord été de petits délinquants avant de sombrer dans le radicalisme religieux. "On a vengé le prophète Muhammad ‘’QSSSL’’! On a tué Charlie Hebdo !" L'homme qui exulte, kalachnikov à la main, vient juste d'achever un policier à terre. Sans précipitation, il rejoint son complice à bord d'une Citroën C3. Quelques minutes plus tôt, à 11 h 30, le commando a fait irruption dans la rédaction de Charlie Hebdo, tuant un à un les journalistes et dessinateurs réunis pour la conférence de rédaction. Le policier chargé de la protection du directeur du journal, présent dans la salle, est abattu sans avoir eu le temps de réagir. Pour protéger leur fuite, les assassins n'hésitent pas à vider.

Quand Chérif Kouachi apparaissait à la télévision française en 2005
Une enquête de l’émission «Pièces à conviction», diffusée en 2005, montre combien l’un des trois suspects de l’attaque de mercredi avait pu être, à l’époque, déterminé à mourir en martyr en Irak. L’un des trois suspects de l’attentat de mercredi contre «Charlie Hebdo», Chérif Kouachi, apparaissait en septembre 2005 dans un numéro de l’émission «Pièces à conviction» (diffusée sur France 3) consacré au terrorisme.  L’enquête, diffusée suite à son arrestation pour participation à une filière d’envoi de combattants en Irak, raconte l’endoctrinement du jeune homme, aujourd’hui âgé de 32 ans. Kouachi ne témoigne pas directement mais plusieurs citations, visiblement tirées des auditions, montrent combien il était, à l’époque, déterminé à mourir en martyr. On l’y présente comme un «élève assidu» de Farid Benyettou, un prédicateur du XIXe arrondissement de Paris qui préparait des volontaires à partir combattre en Irak avant que sa filière soit démantelée. Au cours de ses auditions, Kouachi avait précisé le contenu de cet «apprentissage» : «Farid m’a dit que les textes donnaient des preuves du bienfait des attentats-suicides. C’est écrit dans les textes que c’est bien de mourir en martyr». Sa préparation au combat se fait dans le plus parfait «amateurisme», notent les journalistes : «Deux, trois joggings dans le parc des Buttes-Chaumont ; une rencontre fugace avec un soi-disant spécialiste des armes qui lui explique le maniement d’une kalachnikov». «Grâce aux conseils de Farid, mes doutes s’estompaient. Moi, j’avais peur mais je ne le disais pas. C’est évident que Farid m’a influencé dans mon départ, dans le sens où il donnait une justification à ma mort prochaine», racontera encore Chérif Kouachi. Le jeune homme avait pris un billet pour la Syrie avant d’être finalement interpellé, puis condamné à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis. Un éducateur social qu’il a rencontré en prison témoigne d’un changement d’état d’esprit : «Il s’est aperçu qu’il s’est fait rouler dans la farine et embringué dans quelque chose qu’il n’a même pas lui maîtrisé». La suite est malheureusement connue…

Qui sont les frères Kouachi?
Chérif Kouachi, surnommé Abou Issen, est également bien connu des services antiterroristes français qui le surveillent depuis de nombreuses années. Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, ont été formellement reconnus par le gérant d'une station-essence qu'ils ont agressé près de Villers-Cotterêts. Visage découvert, ils étaient armés de Kalachnikov et disposaient d'un lance-roquettes dans leur voiture, selon la vidéosurveillance.
Les frères Kouachi, nés à Paris de parents algériens, sont des djihadistes dont le nom est inscrit "depuis des années" sur la liste noire américaine du terrorisme, selon une source américaine. Chérif est bien connu des services antiterroristes français : surnommé Abou Issen, il a fait partie de la "filière des Buttes-Chaumont" qui visait à envoyer des djihadistes en Irak, où lui-même entendait se rendre en 2005 avant d'être interpellé. Il a été condamné pour ces faits en 2008 à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis. L'enquête a brossé à cette époque le portrait d'un jeune animé, selon des témoignages, de la "rage contre les mécréants" et qui évoquait déjà sa volonté d'agir en France. Son aîné, Saïd, "formellement reconnu" par les autorités comme un "agresseur" de l'attentat à Charlie Hebdo, semblait plus discret. Mais selon un responsable américain, il s'est rendu au Yémen en 2011 pour s'entraîner au maniement des armes, une formation dispensée par un membre d'al-Qaida au Yémen. Du moment que les auteurs de la tuerie de "Charlie Hebdo" étaient fichés depuis plus de dix ans par les services de –renseignement français et américains.Des liens ont été établis entre les auteurs de l'attentat de "Charlie Hebdo" et le tireur de Montrouge, qui aurait pris plusieurs otages à Vincennes.
Saïd Kouachi est sans doute allé au Yémen en 2011, selon un proche du dossier à l'AFP. Un appel à témoins a été lancé dans l'affaire de Montrouge pour retrouver deux personnes, "susceptibles d'être armées et dangereuses" : Amedy Coulibaly, 32 ans, et son épouse Hayat Boumeddiene, 26 ans.

Qui est le tireur de Montrouge ?
Un appel à témoins avec les photos d'un homme et d'une femme, recherchés dans l'enquête sur la mort d'une policière jeudi près de Paris lors d'une fusillade, a été diffusé vendredi par la police. Ces personnes "susceptibles d'être armées et dangereuses", sont Amedy Coulibaly, 32 ans, et Hayat Boumeddiene, 26 ans. Un homme, lourdement armé, a tué jeudi matin une policière à Montrouge et blessé un employé municipal. Il est soupçonné d'avoir un lien avec deux jihadistes français accusés de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo mercredi.
Amedy Coulibaly, 32 ans, actuellement en fuite, est un proche des frères Kouachi, responsables de la tuerie de Charlie Hebdo. L'homme aurait abandonné son véhicule près de La Vache noire, un centre commercial situé entre Paris et ArcueAmedy Coulibaly n'est pas un inconnu des services de police. Comme Chérif Kouachi, il apparaît en 2010 dans le projet d'évasion de l'auteur des attentats de 1995, Smaïn Aït Ali Belkacem. À cette époque, il avait pour habitude de rendre visite toutes les trois semaines à Djamel Beghal dans le Cantal, auprès duquel il cherchait des conseils "d'ordre religieux". D'après cette source policière, Amedy Coulibaly affirmait à l'époque : "J'essaie d'avancer avec la religion, mais je vais doucement." S'il disait "pratiquer le minimum obligatoire comme la prière et le ramadan", les investigations ont montré qu'il était déjà dans la radicalité. Il est désormais quasi établi que l'on a affaire à un réseau terroriste organisé, et non à une succession de loups solitaires. La préfecture a publié un appel à témoin vendredi vers 14 h 15. Y figurent Amedy Coulibaly et son épouse, Hayat Boumedienne. Selon nos informations confirmées par l'AFP, le tireur de Montrouge serait celui qui sévit à Vincennes.

Comment ont-ils pu échapper au système CHEOPS?
Cependant, une question se pose à la suite de ce désastre: comment ils ont pu pourtant,franchir la fameuse "ligne rouge’ du système Cheops!?Le système Cheops a été créé en 2001. C'est l'acronyme du système de Circulation Hiérarchisée des Enregistrements Opérationnels de la Police Sécurisés. Il fédère différents systèmes de surveillance auxquels a accès la police comme le Fichier Informatisé du Terrorisme, le Fichier des Renseignements généraux, le Fichier National Transfrontières ou le Fichier des Personnes Recherchées. Ce dernier détecte automatiquement les passeports fichés, en se basant sur des données personnelles contenues dans le document d’identité. Les trois djihadistes présumés faisaient partie des fichiers de police et auraient normalement dû être interpellés dès leur arrivée sur le territoire français, au franchissement des douanes. Pourtant, ils sont passés inaperçus. Rappelons qu’au  mois de septembre dernier une grande confusion avait  régné après le couac sur l’arrivée sur le territoire français  de trois djihadistes français présumés. Les trois hommes revenaient d’un séjour de trois mois en Syrie. Leur interpellation devait se faire à l’aéroport, au moment de leur arrivée. Pourtant, l’arrestation n’a pas eu lieu. La police les attendait à l’aéroport d’Orly au moment même où les hommes arrivaient à Marseille. Des sources policières rapportent à l’AFP que le cafouillage serait dû à une défaillance technique du système de surveillance Cheops. Selon les policiers, le système Cheops subissait en effet une panne dans la ville de Marseille,  c’est pourquoi les trois hommes ont pu franchir la frontière sans difficulté.

 

Réflexion
Vendredi 9 Janvier 2015 - 16:53
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