REFLEXION

ENTRE NOUS : Traditions et coutumes menacées



Le défaut de sauvegarde et le découragement des différents secteurs d’activités artisanales dans notre ville auraient contribué à des disparitions progressives de cette main d’œuvre ‘’ ancestrale’’ tant prisée par quelques citoyens, et qui est l’artisanat, un métier ancien qualifié d’or se transmettant de génération en génération, de père en fils et ou/de mère à fille.
Actuellement, comme il a été constaté de visu dans notre ville, le secteur de l’artisanat presque à tous les niveaux en pâtit progressivement pour différentes raisons, dont l’une des plus importantes, c’est cette dispersion pour ne pas dire écartèlement de ces gens du métier très longtemps regroupés dans les  mêmes endroits et qui seraient en voie d’extinction, il y a ceux qui sont décédés, ceux qui sont très âgés et qui n’exercent plus en raison de leur état physique et de santé. Tous ces artistes d’une autre et si proche époque, on les retrouvait très particulièrement au quartier du ‘’Derb’’, un vieux quartier dont les vieilles bâtisses  qui menaçaient ruines ont été détruites. Ces doués de l’art vivaient ensembles, ils se côtoyaient tout en travaillant pour glorifier et honorer ce métier artisanal et ancestral diversifié aux finitions très parfaites d’une grande finesse et d’un grand art avec une précision unique ‘’conçu’’ avec des produits de haute qualité qui n’existeraient plus de nos jours. Ils incarnaient la panoplie des vrais hommes de métier, pour cela, il suffisait de s’approcher d’eux, et admirer leur travail. Il y avait tous les métiers, entre autres le cordonnier qui fabriquait et réparait les chaussures, le soudeur qui réparait toutes sortes d‘objet, le tailleur qui confectionnait les djellabas etc…L’autre facteur de cette absence de culture artisanale, c’est la disparité des goûts de quelques nouvelles générations qui préfèrent se rabattre sur cette friperie’’ Tawanaise’’ et ces objets à moindre coût importés de quelques pays d’une qualité des plus médiocres ‘’Made in Etranger’’. On pourrait parler aussi de cette absence de relève qui s’interprèterait par un déficit de ces futurs gens du métier. Tous ces points énumérés expliqueraient en partie la crise que pourrait traverser notre artisanat culturel traditionnel. Evoquer ce passé-là, c’est penser à un précieux trésor qui n’aurait pas été très protégé, peut-être une négligence qui se traduirait par une menace et une disparité de ces métiers qui avaient glorifié tant de professionnels.

 

Benyahia Adda
Mercredi 3 Février 2016 - 18:27
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MOSTAGANEM
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