REFLEXION

ENTRE NOUS : Master ou crève !

C’est devenu une tradition, chaque début d’année, on a droit à la même comédie. Le spectacle commence par une liste affichée, puis des recours administratifs, puis des regroupements devant le département, puis la fermeture du département, des cris « Thalaba Ghadhiboun », des bagarres, la police, la justice…



Au final, certains sauvés et remis à bord, d’autres, noyer à jamais et damnés au fond obscur des océans. Toutefois, il est difficile de déterminer qui est le perdant dans tout ça. Même ceux qui ont été admis, dès le début et sans recours, n’osent pas manifester leur colère de ne pas pouvoir suivre les cours à cause des blocus. Peut-être qu’au fond d’eux-mêmes, ils savent qu’avec leurs compétences lacuneuses ça pouvaient être eux où parce que cela leur fait penser à L’Après-Master et à quoi faire s’ils ne trouvent pas de travail dans leur domaine… Difficile de faire le tri et de distinguer l’ingénieux de l’ignare, le bon du mauvais. Car, en somme, tous dans le même bateau. Cependant et derrière toute cette comédie se cache une tragédie bien plus triste, celle de voir nos jeunes en manque de créativité. Il suffit d’assister au moment de l’affichage des listes pour constater l’état des perdants. Le regard sibyllin à l’image d’un avenir broyé, corps d’un spectre au milieu des vivants. Quelles sont les causes de cette inquiétante stagnation ? Comment comparer cela avec le cas d’un jeune américain qui, en voyant ses études de médecine en péril, a plaqué tout pour se faire, quelques années plus tard, un nom à Wall Street ? N’existerait-il pas donc un Plan B chez nos jeunes ? Arriverait-il  au jeune algérien de s’interroger, de se dire qui suis-je ? Où vais-je ? Où encore plus important, à quoi sers-je ? Sommes-nous tous comme l’arabe qui a été tué par Meursault, sommes-nous réellement nés juste pour retourner, après un passage à vide, sous terre et disparaitre dans la poussière… il est impératif d’apprendre, aujourd’hui, à nos jeune comment nager et ne pas attendre la bouée de sauvetage. Leur inculquer la valeur du temps, leur faire savoir que l’attente durant un mois à voir son nom sur une liste pourrait être remplacé par l’obtention d’un travail qui en fin de mois serait primé d’une paie. Que la vie ne s’arrête pas sur un master ou sur un échec. Et que, l’échec peut ouvrir les yeux sur d’autres desseins bien plus prospères. Les entreprises qui survivront demain, sont celles qui encouragent la créativité d'aujourd'hui… (Maurice Zeldman). A méditer.

Salim Skander
Mercredi 9 Décembre 2015 - 17:22
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MOSTAGANEM
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