REFLEXION

ENTRE NOUS : Le bureau de poste de toutes les attentes !




L’attente a fini par devenir une seconde nature qui s’est banalisée  au pays de toutes les attentes où certains malheureux attendent  un tour depuis l’indépendance ! Le verbe « attendre » tend à se conjuguer chez nous le plus souvent au présent, et demeure fortement distribué en toutes circonstances et en tous lieux et gare à celui qui n’ose pas attendre ! En attendant, voilà l’histoire d’un bureau de poste d’une cité urbaine de la ville de Mostaganem, qui semble avoir changé de vocation pour devenir juste une salle d’attente qui ressemble à celle d’une gare en rase campagne où les usagers s’ennuient terriblement à attendre un train qui ne passera pas. Cette « gare » dispose heureusement de sièges où les gens attendent encore des agents qui paraissent si occupés au lieu de les servir. Les 4 employés sont derrière les guichets et ne s’inquiètent point des citoyens qui s’impatientent  de trop attendre.  Toujours affairés, le premier a un téléphone mobile collé sur l’oreille, l’appelé parait ne pas lui répondre, alors il s’entête à le rappeler sans regarder ceux qui attendent et qui ne doivent point se plaindre du mal en restant assis. Le deuxième est un drôle de numéro, il travaille sans lever la tête, il a toute une pile de chèques à valider. D'où les a-t-il ramenés, reste l’énigmatique question de ceux qui attendent et se morfondent déjà les méninges  sur l’origine de ces derniers. Une des personnes assisses à attendre, connait l’agent si pris par son labeur et met fin aux interrogations des autres. Il affirme à l’assistance que tous les chèques empilés proviennent du guichet du domicile de l’agent qui offre ses petits services en hors service aux voisins, aux amis du bâtiment et de la cité où il habite contre de petites sommes pour finir les fins du mois si difficiles d’un pauvre postier ! Les gens qui attendent doivent encore attendre qu’il finisse ses services amicaux et tant pis pour les maux et douleurs. La troisième est prise par le rangement de son sac et de ses lèvres qu’elle ne cesse de regarder sur une minuscule glace, elle  gesticule des mots de temps à autre , vide de nouveau son sac et repasse un regard à ses lèvres sans se soucier de ceux qui ne font qu’attendre  et surtout prendre en patience le mal d’être assis depuis de longues heures . Quant à la quatrième, elle ne se tenait pas sur sa chaise et mâchait sans arrêt du ‘’chewing gum’’, son mobile ne s’arrêtait pas de sonner, elle regardait juste l’écran de son portable, hochait les épaules et couper l’appel, elle était la correspondante du premier agent qui s’inquiétait de ne plus l’avoir en ligne, et qui de son guichet, tentait de l'attirer avec des gestes qu'elle ignorait éperdument ! Ceux qui attendent, sont installés sur des sièges et n’ont rien à perdre, mais elle, elle en a marre d’être assisse, elle a déjà mal au dos. Alors, apprenez à attendre et soyez patients !

 

L. Ammar
Mercredi 20 Janvier 2016 - 18:47
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MOSTAGANEM
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