REFLEXION

ENTRE NOUS : La sécheresse plane sur les terres du Dahra

Finalement, la pluie se fait tant désirer à Mostaganem et fait déjà planer le spectre de la sècheresse sur les terres agricoles du Dahra, où la céréaliculture est fort dominante.



Depuis Octobre de l’année dernière à Janvier, ce premier mois de la nouvelle année, le climat reste très printanier et doux , mais sans la moindre goutte de pluie. La sécheresse, tant redoutée par les agriculteurs, qui semble s’annoncer d’un jour à l’autre, menace les cultures et inquiète fortement le monde agricole. Certains fellahs sont déjà envahis par le doute, le manque de pluie est devenu plus qu’alarmant et les premiers effets de la sécheresse commencent à se faire sentir. Le déficit en pluviométrie s’est fait également sentir auprès de la nappe phréatique qui se distingue par une forte baisse du niveau d’eau dans les puits. Le débit des puits à usage agricole a énormément diminué et les motos-pompes sont devenues presque inutiles, le niveau d’eau des puits, est au plus bas depuis déjà 05 années. D’autres puits ont fini par se tarir en n’ayant plus aucun volume d’eau. Beaucoup de fellahs hésitent déjà à lancer certains projets, et de vastes parcelles de terres risquent de rester en friche et sans la moindre culture à cause du doute qui s’est installé à travers les esprits des agriculteurs de la région. En cette saison hivernale qui s’annonce si sèche, les besoins pour l'irrigation ont tendance à s’élever au fil des jours sans pluie, le système du goutte à goutte ne satisfait pas convenablement les champs de céréales et les cultures maraichères si avides d’eau. D'habitude, les champs de pomme de terre s’irriguaient une à deux fois entre Octobre à la récolte au mois de Décembre. Malheureusement au cours de cette phase, les cultivateurs ont été contraints d’irriguer toutes les semaines les champs de pomme de terre. Depuis, les fellahs demeurent sur le qui-vive et ne quittent plus leurs champs de cultures dont certaines parcelles commencent à souffrir des méfaits de la sécheresse. Des champs de blé, ensemencés depuis deux mois déjà, sont touchés de plein fouet par le manque de pluie. La situation de champs de blé demeure des plus critiques et tout risque de basculer vers le pire dans les prochains jours selon un technicien de l'agriculture. La pluie tant attendue reste salutaire d’ici la fin du mois pour  sauver les cultures, elle pourra changer la donne, et permettre aux fellahs d’espérer une récolte assez bonne. Au cas où le mois de Janvier se clôture sans pluie, les déficits accumulés en eau deviendront assez inquiétants, et il sera difficile de sauver les céréales qui ont tant besoin d’eau au cours des premières semaines de leur poussée.

 

L.Ammar
Vendredi 8 Janvier 2016 - 16:32
Lu 218 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+