REFLEXION

ENTRE NOUS : Et bien, dansez maintenant !

Selon un document de l’office national des statistiques publié récemment par la presse écrite et portant sur la consommation des ménages, ‘’nous dépensons quelque 1.875 milliards de dinars par an, juste pour s’alimenter’’.



Malheureusement, ce chiffre si alarmant demeure énorme et frôle la catastrophe, il représente 42% de la totalité de toutes nos dépenses annuelles ! Cette facture alimentaire si salée est payée rubis sur ongles en devises fortes grâce au revenu de l’or noir dont le prix continue de vaciller et nous avec ! Depuis l’indépendance, nous n’avons jamais cessé de chanter la liberté reconquise, la révolution agraire, les victoires de l’équipe nationale, sans jamais trop penser à ces lendemains qui se mettent aujourd’hui à déchanter ! Nous avons toujours opté pour la facilité ; nous nous sommes contentés de tout importer et d’exporter juste des hydrocarbures, nous avons délaissé nos terres agricoles où les palmiers nains ont fini par reprendre place, sans pouvoir rien produire, le haricot blanc nous provenait du Portugal, le riz du lointain Vietnam et le café du Brésil pour « se monter la tête » tous les matins. En cette nouvelle année où la santé financière du pays continue de se faire malmener face à la dégringolade du prix du baril qui continue sa chute libre, l’actualité nationale et locale n’en finit pas d'en faire, tant de commentaires au sein des cafés publics qui ne désemplissent ni le jour et ni la nuit , d’abord  sur  la nouvelle  loi des finances et l’augmentation des prix du carburant et puis sur les conséquences qui ont tendance à se faire suivre ; des mesures qui ne paraissent point plaire à certains paresseux , habitués  juste à chanter  en nageant  en eaux troubles .Alors que l’heure n’est plus aux bavardages, et qu'il faut  se rendre à l’évidence, il n'est point trop tard, pour retrousser les manches et travailler davantage pour s’adapter à la nouvelle donne, imposée par la conjecture du moment . Le train de vie, acquis au fil des années d’abondance et la logique d’une certaine consommation  si aisée  ne seront  plus permis , ils seront  surement compromis par les conséquences  directes et indirectes de la  nouvelle loi de finances qui  finira par impacter à l’avenir , la révision à  la hausse des  prix  de certains produits alimentaires . Désormais, quelques denrées alimentaires consommées largement par les ménages ne pourront plus être épargnés, elles finiront par se faire toucher par des augmentations « automatiques ». Ainsi, beaucoup de citoyens qui ont  chanté , et qui chantent  encore mais qui finiront par ne plus chanter en faisant à l’avenir l’impasse sur tout ce qui est fruit, viandes et poissons et se contenter  juste à se « débrouiller «  une table fortement céréalière, sans oublier à apprendre à danser de faim au cours de ces jours où il n’y aura presque rien de bon à se mettre sous la dent …. Et, bien, dansez maintenant et priez pour la pluie et des jours meilleurs !

L.Ammar
Mercredi 6 Janvier 2016 - 19:04
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MOSTAGANEM
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