REFLEXION

ENTRE NOUS : Devrions-nous craindre le syndrome de Bab El Oued ?



A propos des zones inondables de Sidi Medjdoub (Kharrouba) , L’ex- Wali de Mostaganem envisageait selon la lettre qu’il a adressée à l’association de quartier de Sidi El Medjdoub, de faire procéder à la démolition du vieux bâti de Sidi El Medjoud pour des raisons semble-t-il de dangerosité de ce site, si c’est le cas il doit en principe mener également la même opération à Hai Es-Salam des 108 logements, où il doit faire évacuer toutes les familles des108 résidents de ce haï .Un des immeubles proche de la catastrophe a connu un affouillement. On se rappelle, même une partie du mur de Mostaland a été emportée par les eaux à partir du rond-point. En effet notre président d’honneur du Renouveau feu Abdelkader Bourahla, qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des plus hautes autorités de la Wilaya, documents et arguments irréfragables à l’appui. Le dernier document qui a été adressé au nouveau Wali contient plus de 80 pages. Il est rappelé selon Monsieur Bourahla, que la menace ne se situe pas en aval des zones précitées mais bien en amont. Au lieu de s’empresser de faire procéder aux démolitions et indemnisations qui vont couter cher à la collectivité, il faudra se focaliser sur ce qui est déversé à partir des hauteurs d’El Hachem et d’El Arsa. C’est ces sites qui sont la cause de cette catastrophe, et si rien n’interviendra à leurs niveaux et dans les meilleurs délais ; les conséquences pourraient être plus fâcheuses, imminentes et irréversibles.
L’association du Renouveau tente de sensibiliser Monsieur le wali en vue d’attirer son attention, par un rappel sur la situation des deux sites tels qu’ils furent analysés et suivis pas à pas à chaque saison de pluie par le défunt Bourahla et, ce, depuis l’année 2004.
La problématique des sites kharrouba et sidi El Medjdoub
Ces zones sont d’une formation dunaire qui est témoin de différentes régressions et transgressions marines de la mer méditerranéenne durant des millions d’années. De ce fait géologique, une urbanisation de ces zones est difficile parce que le sol est sablonneux en profondeur. Cette fragilité est d’autant plus importante du fait que la zone de Kharrouba et de Sidi El Medjdoub est une zone basse située sur un immense périmètre naturel délimité par les hauteurs d’El Hachem et d’El Arsa, Elle se caractérise sur des dunes fossiles à cette époque avant son urbanisation. C’est aussi une zone d’infiltration des eaux pluviales qui alimentent la nappe phréatique.
Diagnostic et constat
L’urbanisation par l’intervention humaine de cette zone a transformé aujourd’hui cette infiltration en eaux de ruissellement qui entraine inéluctablement l’érosion. Lorsque le sol est sablonneux, l’érosion ne peut qu’être intense. Depuis l’année 2006 l’on assiste à des multiples inondations à Sidi El Medjdoub et surtout au réveil des oueds dormants. Ces phénomènes sont à l’origine de la catastrophe du 21.11.2011. Il a été remarqué que la catastrophe ne s’est pas limitée à un torrent de boue qui a envahi la localité de Sidi El Medjdoub causant des dégâts importants à la route et dans son sillage la destruction en même temps de la plupart des ouvrages d’art. Sidi El Medjdoub est devenu tout bonnement un réceptacle.
Que propose le renouveau
Nous devons au minimum faire un inventaire de ce qui est bon et de ce qui est mauvais afin d’arrêter un programme d’action à même de sauvegarder les ouvrages .Les équipements qui n’ont pas été touchés et protéger ce qui reste de ce milieu naturel avant qu’il ne soit trop tard.
Il faut une synergie en mesure d’agir ensemble et collaborer voir coordonner toutes les actions qui visent à préserver cet équilibre. Faire l’inventaire de tous les dégâts causés par les intempéries à ce jour pour revoir du simple caniveau jusqu’aux ouvrages et infrastructures susceptibles de subir encore plus de dégâts d’où le risque de l’irréparable.
Repenser le réseau du ruissellement des eaux de pluie. Arrêter toutes les extensions de l’urbanisation vers la mer. Lancer une vaste opération de nettoyage des chantiers pour éviter toute érosion. Faire arrêter l’exploitation de la sablière notamment celle qui se trouve en amont de Kharrouba.  Lancer une vaste opération de reboisement de toutes les zones dénudées. Faire consolider les berges et lancer une vaste opération couvrant tout le périmètre de connexion torrentielle avec un gabionnage répondant aux règles de l’art. Prendre en charge irrémédiablement les affouillements auprès des immeubles pour éviter une catastrophe imminente. Repenser les nouvelles directions et tronçonnements des réseaux des eaux usées.

 

Khelifa Mohamed
Dimanche 24 Janvier 2016 - 18:02
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MOSTAGANEM
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