REFLEXION

ENTRE NOUS : "Allatif…" J’ai rêvé d’un crocodile

Après une journée fatigante au journal, insulté parfois par les commentaires des internautes, qui m’accusent à tort, parfois de méchanceté d’être dur et agressif avec les responsables dans mes écrits et parfois d’être ‘’sucré’’ dans mes rédactions sur le wali ; ma dure journée s’allonge encore avec le bruit des pas et des pieds des citoyens qui époumonent le siège de la rédaction par leurs doléances, certains pleurent la crise de logements , d’autres dénoncent la gestion de l’ex- wali, pardon je voulais dire l’ex-maire, je sens leurs souffles contre mon oreille. Ils me disent encore une fois : tu n'as pas tout dit ! Pourquoi tu t’arrêtes à mi-chemin ?



Stressé par cette cacophonie et la surdité  du traitement acoustique causé par le bruit des bottes des forestiers qui réclament une enquête approfondie sur les terrains détournés de leur vocation à Mazagran et les villas luxueuses construites sur les plages de Hadjadj , je craignais toujours le silence des pantoufles des entrepreneurs qui n’ont encore rien dit sur les dessous des pots-de -vin des projets non facturés et le rêve des milliards évaporés avec le départ des anciens décideurs .
Alors que je me pressais à quitter mon bureau, la voix d’une autre personne me caressa les oreilles, pour réclamer justice ; son dû à un ancien grand responsable limogé, je le reconnais à peine, c’est bien lui, le patron d’une supérette, qui n’a pas encore touché ses 500 millions de cts, la facture des anciennes commandes de l’épouse de cet ancien responsable.   
 Alourdi par le poids des démentis des heureux responsables bien défendus par des bâtonniers payés sur le dos des contribuables  et les convocations des tribunaux me notifiant  mes accusations envers les  intouchables ; je me suis hiberné dans ma chambre le soir ,allongé sur  le canapé pour solliciter un caressant dans les bras de Morphée.
 J’ai rêvé et j’ai vu dans mon songe utopique, d’un homme de petite taille enfui dans un beau costume, avec un visage blanc mince à la chevelure raide et à la teinte noire. Ce chevreau mignon était derrière le bureau du wali et assis, les jambes ramassées et le regard promeneur comme un phare balayant l’horizon de la demeure  de ‘’Temmar’ à la quête d’un navire perdu à la recherche d’un port au bord de sa direction  abritant ses ennemis syndicaux en quête de le  faire virer de son poste de capitaine de bord par revanche .
Je suis entré, par magie, dans le cabinet, tel un fantôme pour authentifier le portrait et j’ai pu constater qu’il s’agit du directeur d’une entreprise publique, le protecteur des joyeux de l’ex N°1 à Mostaganem qui s’est trouvé navigant seul avec ses crocodiles sur la marée de Sayada.
Je me suis dépêché pour m’approcher de ce petit chef de service qui a terminé sa carrière comme directeur et là c’est une autre histoire qu’on ne peut la raconter en public. Mais par mal chance son ange gardien est parti le laissant seul.
Pour comprendre la circonstance des choses, je l’ai interpellé ; quel mauvais sort vous a frappé pour un jeune directeur que vous êtes ? Pourquoi vous voulez l’aide du wali aujourd’hui, alors qu’hier vous vous gonfliez pour prendre en charge la nourriture des huit crocodiles, et payer la facture de 80 poulets par jour. Vous qui avez toujours défendu votre place à côté des walis, comment feriez-vous aujourd’hui pour nous expliquer, de quelle manière vous avez payé vos fournisseurs et de quel chapitre ?
Après un long soupir, il se retourne vers moi et me lance, Je suis en train de préparer ma démission, j’ai déjà entamé les procédures pour m’installer en France, je vais laisser la politique des coulisses aux amateurs des tirailleurs dans les jambes et confier mon destin à Dieu après que les autres m’ont lâché.
Et les confessions de ce directeur ont flairé mon émotion au point où une larme chaude me caressa la joue, lorsque soudainement mon portable vibra.  Je me suis réveillé de mon cauchemar effrayé, et c’est le rédacteur qui était au bout du fil pour m’informer que le ministère de l’intérieur aurait ordonné l’ouverture d’une enquête sur les repas des fameux crocodiles.

 

Belkacem
Vendredi 11 Décembre 2015 - 17:14
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CHRONIQUE
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