REFLEXION

ENTRE LE CONSTRUCTEUR ILLICITE ET L’AUTORITE : Qui a peur de l’autre ?



ENTRE LE CONSTRUCTEUR ILLICITE ET L’AUTORITE : Qui a peur de l’autre ?
Entre constructeur illicite et l’Autorité, il y a des lois et des réglementations que chacun doit respecter, appliquer et exécuter. Or ces dernières années il semblait que les représentants de l’autorité n’appliquaient la loi que sur les honnêtes citoyens qu’en leurs ajoutent des fardeaux de lois bureaucratiques, et des charges à payer, dont uniquement pour retirer un permis de construire il faut verser à la municipalité (mairie) la somme de 5000 da en plus du règlement du coût du permis de construire, ce système de croque monnaie est appliqué pour ceux qui respectaient les lois de la République et qui sont souvent dans la tourmente bureaucratique et à force de respecter les lois et se baisser et plier en deux devant des réglementations draconiennes l’honnête citoyen est à plat ventre aujourd’hui !. Mais depuis, les constructions illicites qui se comptaient par dizaines d’abord, par centaine ensuite et aujourd’hui par milliers dans toutes les villes d’Algérie. Ces citoyens qui défient les lois de la république, ne respectent aucune réglementation, parfois même il piratent l’eau et l’énergie électrique, souvent même ils ouvrent des commerces illicites et informels. Demeurent à nos jours des intouchables où certains membres de l’autorité locale compétente détournent même leur intention sur ce phénomène. Tous les représentants du gouvernement avaient laissé pour compte le problème de la construction illicite ; sachant qu’ils avaient une période avant qu’ils seront mutés ailleurs, chacun s’est dérobé de ses responsabilités ; « Le bon citoyen, observe ce ridicule et cette passivité de la part des autorités que lui respectait depuis toujours, mais il viendra le jour où il se rebellera à son tour, car une autorité qui ne se fait pas respecter et n’assumait pas ses responsabilités, ne mérite pas de gérer ou administrer les affaires de la population » nous dira un ancien haut fonctionnaire de l’Etat en retraite. Qui sont-ils ces gens qui arrivent dans une ville et s’installent à leur guise en entamant des constructions illicites à la vue de tout le monde, compris la police et la gendarmerie, ainsi que la forestière, sans que les instances concernées ne lèvent le petit doigt. Ceci se passe dans toutes les villes. Souvent des anciens habitants depuis le colonialisme habitaient des bidons villes hérités de l’ancien occupant ont été logés dignement et ils méritent, mais d’autres arrivants se sont réinstallés à la même place en construisant des demeurent sans aucune prévention des risques d’éboulement comme il est le cas à Mostaganem par exemple et à Oran, dont une petite recherche a déterminé que ces énergumènes possédaient des terres agricoles et des maisons qu’ils avaient mis en location dans leurs zones d’origines pour venir à la grande ville agrandir les bidons villes, acquérir un véhicule pour le transport clandestin ou monter une charrette hippomobile et faire le commerce informel des fruits et légumes. Ou dans la plupart du temps vendre de l’eau !!Souvent les uns bénéficient même du certificat de résidence et devenir en 24 heures « Oulad Blad » Est-ce devant ce phénomène qui a écrasé le bon citoyen dans une bureaucratie infernale parce qu’il respectait scrupuleusement les lois de la République, d’autres par contre continuent à défier les règles et les lois de l’autorité compétente demeure dans sa léthargie ? Où y a-t-il anguille sous roche !Dans un patelin qui a vu un bidon ville naître tout près d’Oran, des notables nous ont confirmé, que ces nouveaux venus sont tous des proches et parents de certains élus locaux, Qui préfèrent leur nombre augmenter pour les prochaines élections. Tout est possible dans un pays où les orientations du président de la république, sont souvent mal appliquées surtout dans les zones loin des yeux, où maires et wali sombraient dans une léthargie, le premier espérait le sénat et le second une bonne retraite d’orée !! M le maire à coup de ‘’ Mogla’â’’ Comme à l’Intifada !! Enfin, pour terminer, cet article, nous relatons une anecdote qui a eu lieu à la commune de C…wilaya de Tiaret, où le P.APC, semblait avoir trouvé le moyen radical pour mettre ses administrés au pas ;Dans un accès de colère, le maire, B.L, s’est saisi d’une pierre avec laquelle il a assené un coup à M. B.M, un citoyen de 70 ans. Le vieillard, touché au front et au bras, a été transporté à l’hôpital de Sougueur où il a été hospitalisé. Voilà donc une nouvelle trouvaille pour régler les problèmes des citoyens, chez qui, à défaut de se faire respecter, cherche à se faire craindre. A déconseiller fortement aux élus car ce n’est guère le moyen de convaincre. Ce drame administratif a eu lieu le mois de novembre 2002 .

A. Ben Brik
Dimanche 11 Juillet 2010 - 11:05
Lu 478 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+