REFLEXION

ENQUETE : MOSTAGANEM DE 1999 A 2009 : Près de 10 000 Milliards consommés pour 60% de travail mal fait

L’examen du niveau d’avancement des différents projets de développement, surtout dans le cadre des programmes de développement quinquennaux, pour lesquels une enveloppe financière colossale de l’ordre de 10 000 milliards a été consacrée entre 1999 et 2009, à la wilaya de Mostaganem, demeure prudent. Les résultats par rapport à l’ampleur de l’investissement est insignifiant. Plus de 10 % des projets accusent des retards dans leur réalisation et près de 60 % des projets réalisés et en cours de réalisation sont frappés de malfaçon. Un constat amer que celui de M. Le Wali, lors de sa visite de travaux et d’inspection effectuée à travers les 32 communes, où il n’a pas manqué de fustiger les bureaux d’étude et les entrepreneurs. Pour y remédier, il faut chercher les causes de cette anarchie et cette incompétence avérée dans la gestion des affaires publiques, et les éliminer. Avec 99 milliards de dinars, débloqués au titre des deux plans quinquennaux, représentaient la promesse du Président de la République de faire de Mostaganem la « Perle de la Méditerranée ». Mas au vu des résultats de ces dix dernières années, le but semble s’éloigner davantage.



ENQUETE : MOSTAGANEM DE 1999 A 2009 : Près de 10 000 Milliards consommés pour 60% de travail mal fait
Introduction
La wilaya de Mostaganem a bénéficié d’une enveloppe financière globale de  99 milliards de dinars alloués  au titre des différents programmes de développement ces dix dernières années (1999- 2009). Le secteur de l’hydraulique a eu la part du lion du fait qu’il lui a été octroyé 40% de l’ensemble des crédits, dans le cadre du plan quinquennal 2005-2009, vient ensuite les secteurs des travaux publics et de l’éducation, considérés comme stratégiques après celui de l’hydraulique.      

Secteur de l’hydraulique
Pour peu que des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, et c’est tous les réseaux  d’assainissement qui  deviennent obsolètes et inopérants, à l’image de ce qui s’est passé à l’automne 2008.
Concernant le secteur de de l’hydraulique, il y a lieu de souligner  que sur les 700 douars que compte la wilaya de Mostaganem, 170 ont été raccordés aux différents réseaux d’assainissement, avec une couverture de 86% en eau potable. Le secteur a enregistré  la réalisation de plus de 52 opérations pour un montant de 1450 milliards de centimes. Toutefois des carences ont été constatées quant à la qualité du service fait, notamment au niveau du chef lieu de wilaya. On peut citer à titre d’illustration, les réseaux  d’assainissement, ceux de l’alimentation en eau potable, concernant les nouvelles cités  telles 600 logts, hai Essalam, 200 logts, Houria, Kharrouba II, zone Raquette Salamandre,  zone OAIC. Ces cités rappelons-le ont été réceptionnés entre 2000 et 2002 seulement, alors qu’elles ont été tout récemment confrontées  à des perturbations et autres désagréments dus à la mauvaise qualité du service fait.  Pour peu que des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, et c’est tous les réseaux  d’assainissement qui  deviennent obsolètes et inopérants, à l’image de ce qui s’est passé à l’automne 2008, où la cité Kharrouba a vécu un véritable calvaire. Tous les réseaux ont craqué suite à des affaissements de terrain.       

Secteur de l’éducation
Plusieurs écoles sont dépourvues de moyens de chauffage et  d’Internet et ce,  malgré les instructions du ministre de tutelle, données lors de sa visite de travail effectuée en   Janvier 2009
Pour ce qui est de l’éducation, secteur aussi important que stratégique, a vu la réalisation de 10 collèges d’enseignement moyen (CEM), 05 lycées et 40 classes pour  le premier palier (primaire). Aussi, pour renforcer les structures du secteur en matière de prise en charge des élèves pour l’hébergement et la restauration, plusieurs internats, ajoutés à des demi-pensions ont été concrétisés. Toutefois, dans ce domaine, et de l’avis de certains observateurs proches du dossier, la mauvaise gestion des cantines scolaires et de certains projets a conduit à l’ouverture d’enquêtes en ce sens. Par ailleurs, il est utile de rappeler que lors de la visite du ministre de l’éducation nationale M.Aboubakr Benbouzid, en Janvier 2009, ce dernier avait insisté sur le renforcement des écoles en chauffage. Il avait instruit le directeur de wilaya ainsi que l’ensemble des acteurs concernés, que le chauffage reste une priorité. L’enfant doit être chauffé et pour cela, les responsables doivent mettre tous les moyens en œuvre en ce sens. Le ministre n’en revenait pas lorsqu’il avait constaté, qu’une école   primaire  avait bénéficié de travaux d’embellissement, alors qu’elle tait dépourvue de moyens de chauffage et les élèves grelotaient à l’intérieur des classes. Dans ce contexte, l’APW, en tant qu’instance délibérante, avait décidé  depuis déjà cinq ans, à l’unanimité de ses membres de doter tous les établissements scolaires  qui en sont dépourvus. Mais à ce jour, une bonne partie de ces écoles ne le sont pas encore. Autre volet qui  demeure inaccessible pour les élèves, est celui de l’Internet.  Pourtant, une enveloppe financière de  900 millions de cts, a été allouée pour équiper les écoles et collèges, mais aucune dotation n’a été effectuée pour l’heure.  Aussi, il y a lieu de soulever, les difficultés rencontrées par ce secteur des années durant, où près de 21 milliards de cts, seraient toujours bloqués, et les activités du service concerné, gelées.
 

Secteur des travaux publics
Avec 850 milliards, le secteur des travaux publics, n’a pas suivi, du fait que sur les 600 km initialement prévus, seuls 173 km de routes ont été réalisés.
S’agissant du secteur des travaux publics, ce dernier a bénéficié  d’une enveloppe de 8,5 milliards de dinars soit 850 milliards de centimes, néanmoins  quelques retards ont été enregistrés en matière d’infrastructures de bases. En effet, selon les statistiques en notre possession, ce sont 173 km de route seulement  ont été réalisés  sur les 600 km initialement prévus entre chemins communaux, de wilaya et  routes nationales. Et ce malgré les différentes études qui  font ressortir que la wilaya de Mostaganem compte plus de  13 points ‘’noirs’’ qui sont à l’origine d’accident mortels, plus particulièrement dans les daïras d’Ain-Tedles et Hassi-Mamèche qui ont enregistré 25 morts en sept mois, et plus de  244 interventions de la part des services compétents. La solution, selon les experts, demeure aujourd’hui dans la réalisation de voies de contournement, d’intersection  et  les routes à double voies, avec réfection du parc routier actuel et le bitumage des routes secondaires et celles dites urbaines.  Sur un autre registre, il y a lieu de souligner l’absence d’études et de levés topographiques concernant certains projets dits d’urgence, qui ont été décidé aussi rapidement que plusieurs étapes ont du être grillées. Plusieurs anomalies ont été relevées dans ce domaine, telles les accumulations des eaux pluviales. Et pour ce, il y a lieu de citer comme exemple la réalisation du parking situé à proximité du marché couvert  de la ville, la bretelle située entre la cité des 800 logts et les urgences médicochirurgicales (UMC) de Tigditt. Ceux-là, ne figurent même pas au PDAU.
 

Secteur de l’urbanisme
Des projets d’équipement public réalisés sans permis de construire. Ces projets n’avaient aucun cachet  d’urgence pour justifier  le non respect des procédures administratives et réglementaires en matière de délivrance de permis de construire.
C’est le secteur le plus en ‘’vogue’’, du fait qu’il devait répondre à des exigences plus importantes et à des préoccupations citoyennes  dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie du citoyen. Mais, hélas, le secteur  a connu, lui aussi, des incohérences  durant les six dernières années. Des erreurs d’appréciations et  de violation de la législation en vigueur en matière de permis de construire.  Pratiquement presque tous les projets d’équipement public, ont été réalisés sans l’ombre d’une autorisation ou d’un permis de construire, prétextant que c’est l’Etat.   S’il y a une personne morale dans ce pays qui est sommée de donner l’exemple, c’est bien l’Etat,  il se trouve que ce n’est pas le cas à Mostaganem. Nous citons   quelques exemples édifiants de violation de cette législation : Le théâtre, les annexes communales, l’école des beaux arts, l’école de musique, mieux encore, cette école a été réalisée carrément sur un  espace vert. Alors pourquoi ces entraves  aux procédures administratives règlementaires. Aussi, les espaces situés aux alentours de la gare routière, ont fait l’objet d’attribution    pour la réalisation de kiosques d’une superficie de 18 m2 chacun. Cependant sur le terrain, c’est tout autre chose, les bénéficiaires  en ont  fait des salles des fêtes  et des hôtels en procédant à des extensions illégales. Certes, l’APC mise devant le fait accompli et pour ne pas entamer les procédures de démolitions, les anciens responsables en ont mystérieusement  décidé  de régulariser tous les contrevenants. Mais le plan cadastral n’a pas été changé d’un iota. Et ce sont les kiosques qui y figurent. Pire encore, une infrastructure hôtelière  qui devait être érigée en R+2, conformément au permis de construire délivré par les services compétents, elle  a été réalisée en R+4 en toute impunité. Certains projets ont même fait l’objet de procès-verbaux de réception antidatés, pour éviter les pénalités  à certains entrepreneurs, même chanson concernant des projets d’aménagement urbain.  


Secteur de la pêche 
Le secteur de la pêche accuse un déficit considérable en matière d’infrastructures portuaires, et des retards  énormes dans la réalisation du port de pêche de Mostaganem et de Stidia.
Pour le secteur de la pêche, beaucoup reste à faire sur le plan des infrastructures et de l’investissement. En matière d’infrastructures portuaires, la wilaya de Mostaganem accuse un déficit considérable sur les plans de la pêche et de plaisance. Toutefois, avec l’achèvement du nouveau port de pêche et de plaisance de  Salamandre dont l’état d’avancement des travaux  avoisine les 70% et dont le coût est évalué à 300 milliards de centimes, lequel a accusé  d’énormes retards,  puisque le chantier  a été lancé depuis plus de six années, et le lancement des travaux de la réalisation du port de pêche de Stidia, le déficit sera atténué et ne manquera pas d’apporter un soulagement à la wilaya qui souffre énormément  en matière d’infrastructures portuaires, qui répondent correctement aux exigences économiques de l’heure. A titre de rappel, le port de pêche de Stidia  qui sera considéré comme un pôle d’attraction économique, créera près de 1000 emplois, toutes activités confondues, qui atténuera d’une autre part le chômage dont la région d’implantation est grandement touchée. Le coût du projet est estimé à 400 milliards de centimes.  Les perspectives sont aussi optimistes que claires, si le secteur est pris en charge d’une manière plus sérieuse. Il pourra produire  selon les experts, 75 tonnes par an,  au lieu de 10 tonnes annuellement aujourd’hui. Ce déficit dans la production halieutique, est le principal, facteur  de la cherté du poisson, notamment le poisson bleu telle que la sardine qui a atteint ces derniers jours 250 DA, alors que Mostaganem jouit d’un espace maritime aussi vaste que la sardine ne pourra excéder un prix raisonnable et accessible aux ménages et aux petites  bourses. Le deuxième facteur de cette non-maîtrise du marché du poisson, c’est l’anarchie qui y règne  dans la gestion de ce potentiel, où le ministre des transports  alors en visite de travail et d’inspection dans la wilaya, avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur certaines dérives constatées. Le projet d’une gare maritime à Mostaganem, quoiqu’il ait déjà fait l’objet d’une inscription auprès du ministère du plan, rien n’a filtré à son sujet. Pour l’instant  tous les mostaganémois restent dans l’expectative et souhaitent ardemment que leur wilaya soit dotée d’une telle infrastructure à l’image de la wilaya d’Oran, qui détient le monopole dans l’Ouest, depuis l’indépendance du pays.  

Secteur de la PME-PMI
La wilaya de Mostaganem n’a pas bénéficié de projets de grande envergure  pour  attirer des investissements directs qui pourraient se répercuter positivement sur l’économie locale. 
Le secteur de la petite et moyenne entreprise (PME), a vu, malgré les difficultés rencontrées, un développement appréciable avec la création cinq milles entreprises au bout de cinq années, créant ainsi  34 000 emplois. Néanmoins ces milliers de micro-entreprises, n’arrivent pas à elles seules à faire face aux difficultés socio-économiques dont est confrontées aujourd’hui la wilaya de Mostaganem, pour la simple raison que la wilaya n’a pas bénéficié de gros investissements pouvant se répercuter positivement sur l’économie locale. Et pour illustrer cette argumentation, il n’y a qu’à se référer aux statistiques officielles fournies par les structures compétentes, qui  font ressortir  qu’en matière d’investissement industriel, le nombre de dossiers déposés ne dépassent pas 80 dossiers, et la wilaya de Mostaganem a cruellement besoin d’investissements de grande envergure, de grands projets, d’autant plus que toutes les conditions s’y prêtent à cela. La wilaya de Mostaganem jouit d’une richesse incomparable notamment dans quatre secteurs que sont, l’agriculture, l’industrie, le tourisme et la pêche. Le secteur du tourisme n’arrive pas à décoller à Mostaganem, on y constate beaucoup de retard   dans la réalisation des infrastructures hôtelières et touristiques. La wilaya reste à la traine par rapport à d’autres wilayas qui ont connu un développement phénoménal dans ce domaine. La wilaya de Mostaganem compte un littoral de plus de 104 km, 32 plages dont des stations balnéaires et 15 zones touristiques, néanmoins l’investissement tarde à se manifester, pour des raisons   peut-être professionnelles. Mais quel que soit la raison de cette absence d’investissements, les pouvoirs publics restent les premiers responsables, pour ne pas avoir mené une politique adéquate et hisser le secteur à la place qu’il mérite.

Secteur de l’Agriculture
La production céréalière n’arrive pas à décoller, malgré les soutiens financiers consentis par l’Etat. Les faux fellahs freinent le développement agricole et nuisent à la politique agricole du pays.
Le même problème se pose pour la zone industrielle de Fornaka, le marché de gros de Souk-Ellil, où des terres agricoles ont été détournées pour servir d’assiette à des projets et à des constructions à usage d’habitation, parfois en violation flagrante de la loi, et ce malgré que la wilaya a pu récupérer près de 700 hectares de terres. L’agriculture n’échappe pas quant à elle au tableau noir  de l’économie locale. La wilaya dispose de plus de 132 000 hectares de terres cultivables et fertiles, et malgré les  différentes formes d’aide et de soutien, apportés aux fellahs, la production céréalière reste en deçà de toute espérance, non seulement, elle régresse d’année en année. Par contre  la culture maraîchère a connu plus ou moins  des productions record, ainsi, on y enregistre 16 millions de quintaux en fruits et légumes, l’augmentation de la production de la pomme de terre de 76 000 tonnes à 300 000 tonnes,  soit l’équivalent de 3 millions de quintaux, ce qui est énorme.
Plusieurs dossiers concernant  certains  opportunistes à l’origine des dérèglements des circuits de la production et de la commercialisation devant la justice pour des crédits non remboursés.
Le problème rencontré par le secteur et notamment au niveau de la production, c’est l’intrusion de certains faux fellahs, qui bénéficient souvent de soutiens financiers, alors qu’en réalité, ils ne sont que des opportunistes, qui viennent non seulement pour accaparer l’argent mais surtout pour dérégler et perturber carrément les circuits de la production et de la commercialisation, cherchant par là le gain facile  au détriment des vrais producteurs. Ces opérations frauduleuses qui perdurent, ont été à l’origine du ralentissement voire au freinage du développement de l’agriculture dans la wilaya de Mostaganem. Il serait plus judicieux d’ouvrir le dossier pour mieux comprendre et mieux situer les fuites, sachant que la BADR a déjà transmis plusieurs dossiers à la justice, pour non remboursement des prêts octroyés dans la cadre du crédit Rfig. Dans ce cadre plus de 5 milliards de dinars ont été dépensés pour 25 000 fellahs recensés, sans ceux déclarés comme faux fellahs et qui ont pu soutirer  aux institutions financières des sommes colossales.
 
Secteur de l’habitat
Des entreprises non performantes, le manque d’une main-d’œuvre qualifiée, des bureaux d’études limités, tous ces paramètres ont fait que la qualité du logement à Mostaganem est mauvaise.
  Le secteur de l’habitat ne fait pas exception. La wilaya de Mostaganem a bénéficié de 35 000 logements toutes formules confondues. 12 000  logements sociaux, 15 000 dans la cadre de l’habitat rural, 8 000 participatifs, cependant l’inexistence  d’un fichier foncier, a été un grand problème, aussi, il y a lieu d’ajouter, le problème des entreprises qualifiées, des bureaux d’étude et de la main-d’œuvre également qualifiée. Tous ces  facteurs ont contribué inlassablement à une mauvaise qualité de l’habitat. Ceci est constaté au moment où la wilaya, notamment le chef-lieu,  sont confrontés  au phénomène du vieux bâti et de l’habitat précaire qui dépassent les 6 500 unités, dont une partie importante menace aujourd’hui de s’effondrer, d’autres qui datent de l’époque Ottomane et française. La wilaya a bénéficié de 2000 logements dont 500  seront  achevés incessamment. A noter par ailleurs,  que les besoins de la wilaya en la matière se situent dans l’habitat rural du fait que 65% de la demande provient des zones rurales et suburbaines.  Plus de 12 000 unités ont été distribuées au titre du plan quinquennal 2004-2009. 

Secteur de la formation professionnelle
Plus de 5000 jeunes inscrits cette année dans la cadre de la formation professionnelle. Quelles sont alors les mesures  à prendre pour leur insertion dans le monde du travail dans un proche avenir ?
La wilaya de Mostaganem fait également face à d’autres facteurs et qui ne sont pas des moindres, du fait que cette année, ce sont plus de 5 000 jeunes entre filles et garçons, ont rejoint les instituts et centres de la formation professionnelle, et qui seront à leur tour dans un  proche avenir, versés dans le monde du travail. La question qui se pose d’elle-même, est comment intégrer tous ces jeunes, une fois la formation terminée dans les créneaux de production de l’économie locale. Même situation  pour ce qui est des jeunes issus des universités, dont on dénombre plus de 4000 jeunes  inscrits auprès de l’université de Mostaganem.  Le chômage de longue durée a été souvent  facteur de délinquance. L’oisiveté est non seulement mère de tous les vices et peut être parfois de tous les crimes. En 2009, il a été enregistré  444 émigré clandestins (harrag), et plus de 3000 crimes et délits. Le nombre de détenus au niveau des différents établissements pénitenciers dépasse les 1200 détenus, alors comment arrive-t-on  à leur réinsertion et en même temps à juguler du phénomène. Le rôle des élus est presque inexistant, ces derniers ne jouent pas leur rôle de mobilisation et de sensibilisation, ils n’ont été élus que pour faire  aboutir leurs intérêts personnels  au détriment de celui de la société. D’autre part, les associations à caractère caritatif ou autres,  elles aussi, ne sont pas présentes sur le terrain, elles ne le sont que sur le papier. La majorité d’entre elles, n’a pas la statut légal conformément à la loi, notamment les sièges et le personnel permanent et bénévole indispensables pour activer dans le domaine social. 
 
Secteur de la santé publique
Le secteur de la santé reste le plus critiqué  et le plus indésirable chez le citoyen mostaganémois. Les raisons sont nombreuses et  évidentes. Ce sont les  prestations de piètre qualité, le  mauvais accueil,  la mauvaise prise en charge médicale,  la relation humaine, les  produits pharmaceutiques et médicamenteux,  au niveau des différents établissements sanitaires qui en sont à l’origine de cette appréciation médiocre. 
Tous ces ingrédients ont contribué d’une façon  certaine   au ternissement de l’image de marque  du secteur. L’hôpital de Mostaganem souvent sujet à des palabres de la part des citoyens, est un établissement public qui n’arrive toujours pas à répondre convenablement  aux besoins des citoyens, ni sur le plan médical ni celui des prestations d’urgence. Beaucoup reste à faire dabs ce secteur, où pratiquement la majorité des structures sont défaillantes sur les plans tant humain que matériel. La maternité et l’EPH de Mostaganem sont au podium des structures qui n’arrivent  pas à assurer convenablement les missions qui leurs sont assignées en matière de prise en charge surtout. En ce qui concerne la polyclinique  située au quartier du plateau, n’a pas bénéficié des services du seul appareil de radiologie flambant neuf et   réalisé au prix fort,  dont elle a été dotée pour la simple raison que cet appareil aurait été ‘’désossé’’ à chaque fois l’appareil des UMC de Tigditt tombait en panne. Il servait de source en pièces détachées, jusqu’à ce qu’il ne serve à plus rien, uniquement la carcasse  visible, en témoigne aujourd’hui de l’existence d’un tel appareil par le passé. L’autre appareil de mammographie destiné au dépistage du cancer du sein au niveau de l’EPH de Mostaganem, est resté dans son emballage depuis sa réception. Cette situation a duré presque quatre années et le technicien formé par le service public pour sa manipulation,  avait quitté l’EPH pour rejoindre le secteur privé à Oran. Aussi, certaines carences dans la gestion ont été relevées, suite à un rapport  établi à la demande de l’ancien directeur de wilaya, concernant l’achat de 10 000 vaccins contre la rougeole ‘’Rouvax’’. Cette quantité  a été réalisée tout juste deux mois avant sa péremption soit en juin 2010. Le plus grave, ce vaccin a été réparti  à travers les PMI,  seulement, il était impossible de l’utiliser. Et il se trouve actuellement  au niveau des stocks en attendant son incinération.   Une perte sèche de l’argent public. L’exemple du centre de toxicomanie de la cité des 300 logts est tout aussi édifiant. Ce centre n’est pas alimenté en électricité bien que le marché comprenne   ce volet. Lors de son inauguration, il a été alimenté clandestinement en électricité à partir de la salle de soins adjacente au centre. Aujourd’hui et pour remédier au problème, les responsables concernés ont sollicité de la Sonelgaz  d’entamer une opération d’électrification  du centre, mais celle-ci aurait facturé l’opération à 22 millions de centimes. Les choses sont restées là sans aucune issue. L’audiogramme  d’un coût de 100 millions de cts, destiné à la médecine du travail est en état de panne, il n’a jamais fonctionné, Et pourtant…. Les nouvelles UMC d’Ain-Nouissy  qui ne fonctionnent  pour l’heure,  qu’à l’image d’un centre de santé, ne brillent pas  dans leur mission, malgré  l’aspect architectural moderne de la structure. En effet, inscrite initialement comme UMC, cette structure n’en finit pas de se débattre dans des problèmes d’ordre technique et matériel. Inaugurée par le Président de la République  depuis plusieurs années, elle n’a ouvert  se portes que cette année pour plusieurs raisons. Elle n’était pas alimenté en électricité et en gaz, mas ces deux problèmes emblent être réglés avec l’arrivée du nouveau directeur de la santé publique.  Mais  le plus important reste ailleurs et qui n’a pas été réglé à ce jour. Il s’agit d’un  problème technique qui a mis tous les responsables concernés dans l’embarras, suite à un article paru dans la presse. Il s’agit au fait, de l’appareil de radiologie, qui devait être, selon les experts, installé au rez-de-chaussée, de façon à permettre aux handicapés, aux accidentés de la route ou tout autre personne invalide d’être pris en charge dans des conditions convenables, a été installé au premier étage, sachant que la structure n’est pas dotée d’un ascenseur. Aussi,  le sol du premier ne pourra pas contenir, selon certains spécialistes, les rayons ‘UV’, du fait qu’il n’a pas été (sol) conçu pour cela. Donc cette  théorie présenterait un danger   pour les utilisateurs et les patients.  Mais la question qui se pose pour l’instant : comment  va-t-on procéder  pour faire monter les grands malades dits lourds au premier. Quoi que l’appareil n’est toujours pas opérationnel. 

 
Conclusion
10% des projets du plan quinquennal 2004-2009, n’ont pas été achevés dans les délais, sachant que la nouveau plan 2010-2014, comprend 1967 projet d’un coût global de 7 800 milliards.
Enfin, ce qu’il y a lieu de retenir, selon des sources proches du dossier, pas moins de 10 % des projets lancés au titre du deuxième plan quinquennal (2004-2009), n’ont pas été encore achevés ! Sachant que la wilaya de Mostaganem est tenue d’entamer avec toute la sérénité voulue le prochain plan quinquennal 2010-2014, qui comprend 1967 projets d’un coût de 78 milliards de dinars (7800 milliards de centimes). La priorité croit-on savoir sera accordée au secteur de la  jeunesse  et du sport, avec la réalisation d’un complexe sportif olympique d’une capacité de 50 000 places d’un coût de 500 milliards de centimes, d’une salle polyvalente et des stades de proximité (Matico). La culture  est aussi retenue dans ce nouveau plan, et ce malgré les différentes infrastructures culturelles et artistiques dont a bénéficié la wilaya  durant ces dix dernières années,  à l’image de l’annexe de la bibliothèque nationale,  la nouvelle école des beaux-arts, l’école moderne de musique, le théâtre régional d’une capacité de 500 places,  n’empêche que le secteur sera renforcé par plusieurs d’autres structures. Toutefois, le point noir reste la fermeture depuis des années des quatre salles de cinéma, plus particulièrement la splendide salle « Afrique », dont les mostaganémois, ont été toujours fiers de son grand écran qui rivalisait avec les plus grands écrans européens.

Hocine
Jeudi 9 Décembre 2010 - 11:13
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