REFLEXION

ENQUETE : La corruption et ses lettres de noblesse



ENQUETE : La corruption et ses lettres de noblesse
La corruption a ses lettres de noblesse et son aristocratie. Elle a été tolérée, sinon tacitement approuvée dans les pays du Maghreb. Elle a commencée au Maroc par la « Tédouira » en Algérie par la « Tchippa » en Tunisie par « El Hanna » A une époque ce fléau a gangrené la vie quotidienne du citoyen. Si les grands commerçants, importateurs, entrepreneurs avaient optés facilement ce canal, pour obtenir des facilités, le pauvre citoyen s’est retrouvé confronté à toute forme de « Rachois » de l’administration au recrutement pour formation ou un travail quelconque, il faut « cracher yemmahoum » sinon RIEN. Dans l’historique, c’est le colonialisme français qui est maître dans la corruption on obligeant nos parents et grands parents à ramener les œufs, poules, lapins, dindon aux juges, aux maires, à l’administrateur, aux gendarmes du village etc. C’est Hizb França qui gangrené le pays par la corruption. Donc il fallait mettre un terme à ce virus, nous expliqua un officier impliqué dans cette lutte. L’actuelle équipe des investigateurs (DRS et DGSN) s’est efforcée de procéder à un coup de balai. On voit aujourd’hui les limites de son effort.Bien que Ces efforts déplaisent à une forte minorité vampirise, qui fait preuve d’une arrogance croissante contre cette opération de nettoyage. Les enquêtes se poursuivent et même au niveau de chaque ministère des commissions d’enquêtes ont étaient constituées sur instruction du premier magistrat du pays. Aucun ministre ne quittera son poste jusqu’à la fin du nettoyage. Se son les remaniements des postes de l’époque qui ont abandonnés la situation se pourrisse. Ce qui est certain, c’est que le premier trimestre de cette nouvelle année a vu se dérouler des batailles d’une ampleur et d’un acharnement contre les corrumpus tous grades confondus. Et comme la lutte contre le terrorisme cette lutte demande aussi aux investigateurs de se doter de gilet par balle et Kalachnikov à double chargeur. Car certains corrumpus font partie du crime organisé. Le temps seul dira quel est l’impact politique et économique du DRS-DGSN. Pour le moment, il convient de noter cet engagement pour la lutte contre le mal, dont elle est approuvée et soutenue par la grande majorité de l’opinion publique. Il est vrai que, plusieurs fois, l’on a relevé de nombreuses irrégularités voire même de véritables infractions dans les contrôles des marchés qui sous couvert d’urgence se passent de gré à gré. Ainsi en 1997, parmi les projets de décrets exécutifs traités et adoptés le 6 novembre par le Conseil du Gouvernement, la réglementation des marchés publics présenté par le ministre du Commerce. Il a été bien précisé que la procédure du gré à gré dans les conclusions des marchés reste une mesure exceptionnelle qu’il strictement illégal d’utiliser comme bon nous semble. Cette formule ainsi que d’autre étaient favorables à une corruption caractérisée. Or les observateurs constatent d’autre part une autre tournure, loin du gré à gré. Des marchés que bénéficiaient certains entrepreneurs présentent dans l’exécution des travaux des failles que le maître de l’ouvrage laissait passer sans brancher, ce qui se traduit par une autre forme de corruption, au point que l’opinion publique n’ignorait pas de tout, et selon le mot qui se dit : »pour décrocher un marché il faut cracher » Seulement, certaines entreprises ont eu recours à plusieurs formes de conclure des marchés très juteux à leur profit et au détriment du pays. Le cas de la Sonatrach, Sonelgaz, Algérie télecom, Auto route Est Ouest, l’ERCO Oran qui avait achetée des équipements à coups de milliers d’euros et qui ont finis à la ferraille sans aucune enquête à ce jour. La privatisation bâclée et ainsi de suite. Et il semblait pour certains observateurs, qu’il existe des hauts cadres malhonnêtes qui se sont accaparés des postes supérieurs, pour remplir leurs portefeuilles. Certes, les investigations sont toujours en cours, et selon la pièce théâtrale de feu Hadjouti Bouâlem, il n’est pas sûr que ‘’ Elli Kla Ikhales’’. Tout de même aucun espoir n’est perdu, espérons que le trains qui a pris le départ, ne ratera pas les ‘’Harraga’’ corrumpus.

A. Ben Brik
Jeudi 22 Avril 2010 - 00:01
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