REFLEXION

ENFANTS VICTIMES D’INCESTE ET DE VIOLENCES SEXUELLES : Quand l’enfant se plaint, il faut le croire

Quand l’enfant se plaint, il faut le croire. Les petits aussi ont le droit de se défendre." Tels sont les propos de Mohamed, enfant de 9 ans, victime d’inceste, témoignant dans une vidéo diffusée par le réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada.



ENFANTS VICTIMES D’INCESTE  ET DE VIOLENCES SEXUELLES : Quand l’enfant se plaint, il faut le croire
Les agressions sexuelles sur les enfants ne laissent personne indifférent. Il s'agit de situations auxquelles il est difficile de faire face, car elles soulèvent beaucoup d'émotions et de questionnements tant chez les adultes que chez les enfants. En fait, peu de drames humains sont aussi complexes.

PLUS DE 7000 ENFANTS VICTIMES D’AGRESSIONS SEXUELLES EN ALGERIE
Plus de 7000 enfants ont été victimes d’agressions sexuelles en Algérie depuis le début de l’année en cours. 80 % de ces actes ignobles concerne l’inceste (relations sexuelles entre proches parents). 50 000 enfants ont été victimes de violence et maltraitance, exploitation sexuelle, en plus de leur insertion forcée dans des réseaux de vente de stupéfiants et de prostitution. Par ailleurs, 20 000 enfants vivent dans les rues. Ce sont là quelques chiffres alarmants sur la situation des enfants en Algérie qu’a révélé dimanche la fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) lors d’une journée d’évaluation des droits de l’enfant en Algérie.L’Algérie a ratifié depuis plus de 21 ans la convention internationale des droits des enfants. A cette occasion des spécialistes du domaine se sont réuni dimanche à Dar el Imam à Alger pour mettre le point sur la situation des enfants en Algérie, dont le nombre dépasse les 10 millions. Il a estimé que la situation de cette frange fragile de la société ne cesse de se dégrader d’une année à une autre, à cause de la parution de nouveaux fléaux qui menacent les enfants en Algérie. Il s’agit notamment de l’augmentation du nombre des agressions sexuelles sur enfants, dont 7000 cas ont été déjà recensés durant les 10 premiers mois de l’année 2010. Les enfants souffrent dans le silence. En effet, les victimes d’agressions sexuelles préfèrent se taire, vu que 80 % des ces ignobles actes sont enregistrés dans le milieu familiale ce qui empêche les enfants de dénoncer leurs agresseurs. Pour contrecarrer ce fléau qui porte une grave atteinte aux enfants, le docteur Mustapha Khiati demande de donner la parole aux enfants pour leur permettre à travers divers canaux de s’exprimer et d’exposer leurs problèmes. Il est, en outre, question de consolider l’expérience du numéro vert et d’encourager la création de cellules d’écoute et d’orientation au niveau de tous les établissements scolaires. En plus de cela, Mustapha Khiati appelle le mouvement associatif à s’impliquer davantage dans la sensibilisation de la société contre le phénomène d’agression sexuelle qui a pris des proportions alarmantes ces dernières années. L’interlocuteur a révélé, par ailleurs, que 50 000 enfants subissent toutes sortes de violences physiques, d’exploitation pour des fins sexuelles, et leur insertion forcée dans des activités illégales, notamment la vente de stupéfiants.

15 000 ENFANTS ALGERIENS DEVANT LES TRIBUNAUX EN 2010
Le docteur Mustapha Khiati a révélé que pas moins de 15 000 enfants ont été présentés devant les tribunaux depuis le début de l’année 2010. Ses enfants sont impliqués, notamment dans des affaires de violence et de vols. Il a précisé dans le même contexte, que 80 % de ces enfants sont âgés entre 12 et 16 ans. Pour mettre un terme à ce phénomène, il a mis en exergue la nécessité de bien encadrer cette frange de la société par les associations activant dans divers domaines, par les Scouts Musulmans Algériens et les mosquées. A ce propos, il critique les mesures prises par l’Etat, notamment la mise en place de lois répressives en plus de jeter en plus un grand nombre de mineurs impliqués dans divers affaires. L’interlocuteur a indiqué enfin que 15 000 enfants vivent dans la rue, dont la majorité ont sont exploité par des réseaux de prostitution, de drogue et dans certains cas recrutés par des groupes terroristes.

INCESTE - LE SIGNALEMENT DEMEURE PROBLEMATIQUE EN ALGERIE
Le témoignage de Mohamed a effrayé toute l’assistance venue participer à la journée d’échange sur les violences sexuelles contre les enfants organisée jeudi par le réseau Nada au centre culturel Azzedine Medjoubi à Alger. Les paroles de l’enfant victime constituent-elles une preuve probante pour la condamnation de l’auteur d’abus sexuel ? se demandent les participants. Selon les lois en vigueur, l’expertise médico-légale demeure le seul moyen permettant l’identification de l’enfant victime d’abus sexuel. «Concernant le signalement de tout acte de violence, notamment des violences et abus sexuels, aucun mécanisme n’existe à ce jour. Durant cette année, 1359 enfants ont subi des violences sexuelles, dont 781 sur des filles, selon des sources officielles. Mais ces statistiques sont-elles représentatives, quand on sait que ce sujet demeure tabou dans la société algérienne. Nombreuses sont les familles qui font tout pour étouffer ce genre d’affaire. L’attitude des gens à l’égard de l’enfant victime est toujours l’argument avancé par les parents. De plus, quand il s’agit d’inceste, c’est toujours l’honneur de la famille qui prime sur l’intérêt de l’enfant. Ce dernier demeure, dans la quasi-totalité des cas, sans aucune prise en charge médicale et psychologique.

DES ENFANTS ALGERIENS EXPORTES DANS DES EMBARCATIONS DE HARRAGA EN EUROPE
Des enfants algériens sont envoyés en Europe, et notamment en Espagne, à bord d'embarcations de fortune afin de profiter des dispositions sociales favorables pour les enfants mineurs, a déploré à la radio chaîne III, le secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la communauté nationale à l'étranger Halim Benatallah."Il y a beaucoup de parents chez nous qui ont tendance à exporter leurs enfants mineurs dans les embarcations de harragas, c'est tout à fait déplorable", a-t'il déclaré."Imitant en cela des pratiques suivies par des pays voisins, les parents essaient d'exploiter les bonnes dispositions des lois des pays envers les enfants mineurs qui sont pris en charge, a ajouté M. Benatallah. Et alors, il lancent leurs enfants dans des embarcations".Une fois arrivés sur les côtes européennes, ils sont alors pris en charge par des associations comprenant notamment des femmes algériennes, a-t-il indiqué. Et lorsque celles-ci contactent les parents en Algérie, "ils refusent de les reprendre"."Ils préfèrent que leurs enfants restent là-bas et à la limite, ils coupent les communications téléphoniques", a expliqué M. Benatallah.Le haut responsable n'a pu fournir de chiffres "mais des cas commencent à se multiplier et cela commence à interpeller notre communauté sur place", a-t-il noté, qualifiant ces parents d'"irresponsables" selon l'AFP.Le 19 janvier, le secrétaire d'État avait fourni des chiffres généraux pour l'Espagne, indiquant que plus de 1.400 clandestins algériens avaient été expulsés de ce pays en 2010.Il n'a pas cité de chiffres pour ceux qui n'arrivent jamais à bon port et meurent noyés..

ORAN : PLUS DE 580 ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCE SEXUELLE
Selon une source émanant des services de médecine légale relevant de l’hôpital universitaire d’Oran, il a été enregistré depuis le début de l’année en cours plus de 50 enfants âgés respectivement entre 9 et 16 ans qui ont été victimes de violence ou d’attentat sexuel d’une façon barbare par des adultes. La même source ajoute que le phénomène des violences sexuelles contre les mineurs prend des proportions de plus en plus alarmantes. Les principaux acteurs dans ces crimes sont des personnes délinquantes et dépravées qui cherchent à assouvir sans pudeur et sans retenue leurs besoins bestiaux sur le dos d’enfants et mineurs innocents sans se soucier le moindre du monde aux conséquences désastreuses que peuvent engendrer et qui peuvent laisser des séquelles indélébiles sur les victimes. Selon des médecins spécialistes, le phénomène de violences sexuelles sur enfants touche les deux sexes, féminin que masculin qui sont devenus des proies faciles à ces prédateurs dépravés et psychopathes. Les enfants violentés se trouvent souvent traumatisés au point de perdre l’usage de la parole momentanément et préfèrent garder le silence face à la barbarie sexuelle. La plupart des enfants violentés éprouvent par la suite un sentiment de détresse et d’angoisse et préfèrent l’isolement pour se refugier dans le silence moribond loin de la réalité et du monde extérieur. La société trop conservatrice n’aide pas vraiment ces enfants traumatisés sexuellement, car le sujet demeure toujours un tabou et on n’en parle que très peu dans les médias et dans la société civile pour évoquer avec courage ce sujet très sensible. Selon les spécialistes, les enfants traumatisés sexuellement présentent d’autres symptômes tels que les difficultés du sommeil, l’urine involontaire nocturne, la non soumission aux parents, le manque de concentration scolaire ce qui provoque beaucoup d’échec à l’école. D’autres symptômes peuvent être signalés entre autres, le manque d’appétit, qui peuvent harasser les enfants victimes et leurs familles, et c’est à ces dernières qu’incombe la plus grande responsabilité selon les psychologues. Il est impératif pour les familles de se rapprocher de leurs enfants afin de les comprendre et les soulager psychologiquement, cette thérapie incontestable fait toujours défaut dans ce genre de situation, notamment dans les régions reculées ou les victimes ne bénéficient d’aucun suivi psychologique. Selon les spécialistes un enfant victime d’agression sexuelle dans son enfance serait prédisposé à être un grand délinquant à l’âge adulte, car la victime peut commettre des actes sexuels odieux à son tour par vengeance du sort qu’elle avait elle-même subi en tant qu’enfant. La victime peut également sombrer dans l’alcoolisme, ou la consommation de drogue. Donc il est indispensable pour les parents de prendre en charge leur progéniture sur le plan médicale et psychologique et à la justice de poursuivre les coupables afin qu’ils écopent de sentences exemplaires pour leur acte de bestialité. Dans le même sillage, il y’a lieu de signaler que le phénomène des agressions sexuelles sur enfants et mineurs a pris des proportions dangereuses à l’exemple des innombrables affaires traitées au niveau des tribunaux ou les auteurs de ces actes immondes ont tous été poursuivis, arrêtés et punis par la loi. Par ailleurs, les statistiques révèlent que durant les quatre dernières années, plus de 580 mineurs ne dépassant pas 16 ans ont été victimes d’agressions sexuelles. Selon les rapports médicaux de l’hôpital universitaire d’Oran, la frange de mineures la plus exposée à ce genre de crime, aurait moins de 15 ans, idem pour les victimes de sexe masculin ou les services de sécurité ont enregistré 240 mineurs ayant été victimes d’agression sexuelles. Plus de 580 enfants victimes d’agressions sexuelles ont bénéficient de certificat prouvant la présence de l’acte commis par des adultes âgés entre 20 et 40 ans soit par enlèvement et séquestration, soit par ruse ayant amadoué les victimes et les entrainer dans un lieu isolé pour leur asservissement. De son coté, les services de sûreté urbaine ont confirmé que la méthode la plus répandue utilisée par les sadiques pour attirer les enfants est celle de leur proposer des cadeaux et parfois de l’argent.

MOSTAGANEM : PLUSIEURS AFFAIRES DE DETOURNEMENT ET ABUS SEXUEL SUR DEUX MINEURES.
Pour ce qui est de la première affaire, l’histoire s’est déroulée dans la région du Dahra située à l’est de la wilaya de Mostaganem, plus exactement à la commune d’Abdelmalek Ramdane. Le père de la victime (B.B) âgée de 17 ans, se sentant touché dans son propre amour pour ce qui est arrivé à sa propre fille déposa une plainte auprès de la sureté de daïra de Sidi Ali contre le dénommé (B.H) âgé de 22 ans. Ce dernier fut aussitôt arrêté par les services de sécurité, malgré qu’il ait manifesté sa volonté de prendre la jeune victime (B.B) pour épouse, contre le retrait de la plainte du père qui abdiqua de le faire sous le choc psychologique. Présenté devant le procureur de la république, le mis en cause (B.H) se trouva en détention provisoire, inculpé du délit de détournement et abus sexuel sur une jeune mineure. La genèse de cette affaire remonte à la première liaison sentimentale entre le jeune (B.H) et la jeune mineure (B.B) âgée à peine de 17 ans. Cette liaison s’est développée ensuite d’un simple échange de lettres, aux communications téléphoniques, aux rendez-vous en tête à tête, pour confiner à une ballade en voiture, ou la jeune fille fut emmenée vers le douar « Rouaouna », un lieu idéal, loin de chez elle pour abusée et violée sexuellement. Quelques temps après, la jeune fille se fait remarquée par sa famille sur la disparition de ses règles. Cette dernière se fait présentée par son père à un médecin légiste qui confirma une grossesse de 6 semaines. A la barre, l’inculpé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Quant à sa défense, ses avocats ont mis l’accent sur le caractère volontaire de la victime qui avait accepté sans contrainte l’aventure sentimentale avec le mis en cause.
Par ailleurs, en raison de l’âge mineure de la victime d’une part et du consentement de l’accusé de l’a prendre pour épouse, le tribunal a reconsidéré les faits criminelles pour abus sexuel en délictuelles pour détournement de mineure sans utilisation de la violence. Après intervention de toutes les parties, le tribunal s’est retiré pour délibérer. Après délibération, en vertu des lois et la confirmation de l’acte de mariage, le tribunal a acquitté le prévenu. Pour ce qui est de la seconde affaire, cette histoire s’est déroulée dans la même localité et qualifiée de délit de crime pour détournement et abus sexuel de mineure sans agression. Les faits se sont déroulés entre les deux mitoyennes communes, à savoir la commune de Hadjadj et celle d’Abdelmalek Ramdane, ou dans la journée du 21 avril 2009, la victime (M.Z) âgée de 16 ans et demi à peine ait quitté le domicile familial suite à un problème familial, alors que ces parents sont séparés. En quittant le domicile, la jeune fille s’est dirigée vers la gare routière au environ de 18 heures du soir. Arrivée à ce lieu de transport, elle fut abordée par l’inculpé (K.T), un étudiant universitaire âgé de 24 ans environ qui tenta de l’apaiser de sa souffrance morale. Ayant proposé son aide, la jeune victime accepta son offre. Alors l’inculpé lui propose de l’emmener à la plage d’Abdelmalek Ramdane afin de changer d’air. Arrivés tous les deux à cette plage, ils passèrent la nuit ensemble dans un cabanon appartenant à un individu qui se trouvait lui-même à l’intérieur. C’est dans l’une des chambres de ce cabanon, que les deux aventuriers se sont adonnés aux plaisirs charnels avec un consentement mutuel par lesquels la fille avait perdu sa virginité, selon les déclarations des jeunes, le garçon et la fille. Le jour suivant, la jeune fille fut ramenée par le mis en cause vers un autre lieu abandonné ou ils y passèrent ensemble trois bonnes nuits.L’aventure n’étant pas terminée, le mis en cause décida alors de ramener au quatrième jour la jeune fille vers la ville d’Oran, en vue de consulter un médecin par crainte d’une éventuelle grossesse. Ensuite ils passèrent ensemble un cinquième jour, et toujours sans donner le moindre signe à sa famille. Le jour suivant, l’inculpé (K.T) disparaitra, en laissant la fille auprès d’une copine, une étudiante à l’université de Mostaganem. Dès sa réapparition, il fut appréhendé par les services de lagendarmerie nationale et présenté devant le procureur de la république qui l’inculpa du délit de détournement et d’abus sexuelle sur mineure. Les mémés services de la gendarmerie nationales ont également arrêté le propriétaire du cabanon, le dénommé (S.M), ce dernier qui se trouva inculpé du délit d’incitation de mineure à la débauche, et de création de lieu de débauche. L’inculpation et l’arrestation des deux mis en cause sont intervenues suite à une plainte qui a été déposée par la mère de la victime qui a été informée par communication téléphonique anonyme, à partir du troisième jour sur les risques réels que sa jeune fille pourrait éventuellement encourir. Le procureur a requis la peine de 12 ans de prison ferme à l’encontre du principal inculpé, et 6 ans de prison ferme pour le second inculpé (S.M).Après délibération, le tribunal a condamné les deux inculpés à un an de prison ferme, assortie d’une amende de 25 milles Da à l’adresse du propriétaire du cabanon.

Yacine
Vendredi 3 Juin 2011 - 10:45
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