REFLEXION

EN PLEIN CŒUR DE LA CITE EMIR AEK A ARZEW: Naissance d'un bidonville



La cité Emir Abdelkader, située sur les hauteurs d’Arzew et peuplée par au moins 5.000 âmes, est gangrénée par la présence d’un bidonville dont les habitations précaires se propagent à pas de géant. Constitué principalement de débris d’amas de béton ou ce qui résulte d’un ancien chantier immobilier à l’abandon, le dit bidonville ne cesse de s’accroître devant le mépris manifeste des responsables locaux. Des citoyens, en quête de logements, ont carrément édifié des taudis provisoires à l’aide de parpaings couverts par des toitures en zinc, sur le périmètre initial du bidonville en question. Les habitants des alentours constatent, avec amertume, la démographie galopante de sa composante qui est passée d’une vingtaine de squatteurs, il n’y a pas si longtemps, à une cinquante environ actuellement et son expansion continue de jour en jour. Déjà, la face ouest de l’école primaire Hanane Idriss, ex-Les Plateaux 2, s’est éclipsée à la faveur d’une maisonnette aléatoire, construite à la hâte par son bâtisseur, afin de s’offrir un toit. «Nous avions trouvé refuge dans ces gourbis, (allusion faite aux fondations d’immeubles délaissées), au début de la décennie noire. Nous avions alors quitté les régions rurales, vu l’insécurité qui y régnait. Nous avions supporté la salubrité et la marginalisation pour enfin espérer bénéficier d’un logement qui tarde à venir et ce, malgré les promesses tenues par qui de droit, et maintenant, nous sommes concurrencés par de nouveaux venus qui espèrent nous doubler en s’appropriant notre droit au logement. Cela, il n’en est pas question!», s’écrie un vétéran des lieux qui vit là, depuis plus de quinze années. Il se trouve bien qu’il y ait des familles, désirant des logements, à juste titre parmi les occupants illégaux du dit bidonville qui ont même été évincées à plusieurs reprises des programmes du relogement dont a bénéficié la ville pétrolière, Arzew et ses environs, ces dernière années, dans le cadre de la résorption des sites précaires. Seulement, le problème ne cesse de s’amplifier au regard des bidonvilles qui se propagent à une vitesse vertigineuse à travers multiples quartiers d’Arzew à l’image de l’ancienne caserne des pompiers, le parc vert de la cité khalifat Ben Mahmoud et surtout Haï Gourine et Cap Carbon dont les superficies forestières ont été tout simplement englouties par les maisons de fortune. N’y a-t-il donc pas urgence à remédier à ce problème qui fera boule de neige dans l’avenir?

M.B
Mercredi 27 Avril 2011 - 10:52
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