REFLEXION

EN L’ABSENCE DE TOUTE ACTIVITE ARTISTIQUE OU CULTURELLE : Les gens vivent un Ramadhan des plus moroses à Tissemsilt

Une dizaine de jours du mois du Ramadan s’est écoulée et Tissemsilt semble toujours couler ses jours et ses nuits dans l’indifférence totale de certains responsables et si le commun des Tissemsiltis affirme que cet été et ce Ramadhan ont été plus chauds que d’habitude en températures, ce mois sacré a été plus froid en activités artistiques.



Après l’Iftar, le seul refuge pour les jeunes et moins jeunes de Tissemsilt devient le café du moment qu’il n’existe apparemment aucun moyen de distraction. Cette situation a fait que la ville sombre dans une monotonie exaspérante à cause de l’absence de l’activité culturelle et artistique. En effet, devant la présence des centaines voire même des milliers de jeunes sans le moindre débouché, les nombreux cafés de la ville deviennent le seul refuge. Ces endroits et dès la rupture du jeûne ne désemplissent pas et affichent souvent complet, difficile de libérer un bout de table pour soi, et les gens qui sortent pour se distraire, se voient obligés soit d’aller au café soit de rester à la maison, ils sont unanimes à dire que leur ville est en mal d’authenticité, leur emploi du temps est très simple : de la maison au café et du café au… café. Même les cybercafés n’offrent pas cette prestation de  service souhaitée et dans ces circonstances il n’y a que les rues et les trottoirs, les jeunes sont parfois debout discutant de tout et de rien mais assurément de l’état chaotique dans lequel ils se retrouvent depuis très longtemps, comme précité, et en l’absence d’animation culturelle et artistique, la distraction devient la destination la plus recherchée dans les nuits Ramadanesques, l’image est vraiment consternante. Certains citoyens et devant cette « jachère » culturelle se sont interrogés sur le rôle d’animation que certains organes sont censés jouer, le mutisme des responsables et l’inactivité de la scène culturelle ont carrément fait disparaître le goût des activités et des festivités et effacer la notion des lumières, des soirées et de la détente. Il est devenu maintenant impossible d’imaginer en ce mois du Ramadhan les nuits de Tissemsilt autrement que dans ces circonstances. Cette situation est assurément le fait du silence, du mutisme et de l’inactivité de certains de nos responsables d'où il est impératif que ces responsables, chacun dans son poste, bougent afin d'initier des actions à même de combler ce vide et permettre aux jeunes de sortir de ce cercle infernal.

 

A. Ould El Hadri
Dimanche 28 Juin 2015 - 18:05
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RÉGION
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