REFLEXION

EN L’ABSENCE D’UNE AUTORITE DE REGULATION OU DE CONTROLE RIGOUREUX : Les cliniques privées causent décès, handicaps et complications sanitaires

Le secteur de la santé de la wilaya d’Oran est livré à lui-même. L’absence de contrôle et de suivi des cliniques privées exerçant sur le territoire de la wilaya, a contribué à la prolifération de structures sanitaires discordantes, appelées à tort, cliniques privées.



EN L’ABSENCE D’UNE AUTORITE DE REGULATION OU DE CONTROLE RIGOUREUX : Les cliniques privées causent décès, handicaps et complications sanitaires
Les tares et les conséquences néfastes engendrées par ces cliniques privées sur la santé des citoyens sont légions. Cela va des erreurs médicales, des complications sanitaires dont les handicaps causés et autres tares nombreuses qui vont jusqu’aux décès inexpliqués et douteux. Cela sans compter les sommes faramineuses exigées pour ces soins, les écarts terribles constatés d’une clinique à une autre et les résultats peu probants qui en découlent. Le cas d’une clinique ophtalmologique située dans la ville illustre cette situation désastreuse pour les malades, en l’absence de tous contrôles ou de mécanismes de suivi de ces cliniques. Des malades qui dépensent des sommes faramineuses allant de 4.500 DA pour une simple angiographie, 20.000 DA pour une simple piqûre ophtalmologique ou encore une opération chirurgicale pour la cataracte moyennant 45.000 DA et encore. La plupart des patients, de cette clinique qui compte une majorité d’ophtalmologues exerçant dans la clinique publique de l’état, ressortent avec des complications et des problèmes sanitaires allant jusqu’à la perte de la vue. Certains patients, qui ont effectué des contre visites dans d’autres cliniques privées ou publiques ou à l’étranger, se sont rendus compte de la grande supercherie dont ils ont été victimes. « Moi, je ne vais pas aller jusqu’à prétendre que c’est à cause d’eux que j’ai perdu la vue. Mais il faut situer les choses dans leur contexte. Je n’avais aucune chance d’améliorer ma vue ou de la recouvrir une nouvelle fois. En Espagne, on m’a confirmé mes soupçons. J’ai été tout simplement escroqué par cette clinique qui compte un grand professeur que je croyais honnête, malheureusement », notera un ancien adjudant de la gendarmerie nationale, qui a été victime de cette clinique privée. Malheureusement, cette clinique n’est pas la seule à Oran à procéder de la sorte. Elles sont une grande majorité à être encouragées, par l’absence d’une tutelle rigoureuse et de mécanismes capables de déceler pareilles anomalies. Il existe également, à partir de différents services de l’hôpital d’Oran, des rabatteurs qui convoitent des malades, notamment en service de cardiologie, vers des cliniques où exerce leurs proches ou leurs collaborateurs. Autant dire que le sermon d’Hippocrate ne vaut rien dans ces cliniques.

Medjadji.H
Vendredi 19 Août 2011 - 10:50
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Oran
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