REFLEXION

EN L’ABSENCE D’UN CLIMAT DE CONFIANCE : Le wali au secours des maires

Un wali qui vole au secours de la population et de tous ceux qui sont confrontés aux aléas de la vie, reste un fait exceptionnel, mais le fossé qui ne cesse de s’élargir entre les élus et responsables locaux d’une part et les contribuables d’une autre part, impose au chef de l’exécutif de combler ce vide, à chaque fois qu’il est sur le terrain, ou qu’il est fait appel à lui.



EN L’ABSENCE D’UN CLIMAT DE CONFIANCE : Le wali au secours des maires
Perte de confiance, mauvaise gestion, incompétence, promesses non tenues et  dépassements, ce sont ces ingrédients qui caractérisent aujourd’hui, l’écrasante majorité des communes de la wilaya de Mostaganem. M. Ouadah Hocine vient d’hériter d’une situation catastrophique, au point de voler au secours des collectivités locales, à chaque qu’il est fait appel à lui. Il assure en quelque sorte le rôle du ‘’pompier’’. Là où se déclare un incendie, le pompier est présent. A la seule différence, qu’ici, le pyromane est identifié. Ce constat amer, nous l’avons fait au cours des visites effectuées par le chef de l’exécutif de la wilaya dans les différentes communes de la wilaya. L’exemple édifiant date d’à peine quatre jours, à Achaâcha, où les habitants de trois douars, ont manifesté à leur manière le désir de voir le wali, leur rendre visite et constater de visu ce qu’ils endurent  au quotidien, faute de prise en charge de leurs problèmes. Les dépassements d’élus locaux et de responsables de l’administration locale, dont les « erreurs de gestion », aboutissent généralement au ras-le-bol des citoyens ou à d’autres formes de contestation. Le wali de Mostaganem en est conscient du problème et de la lourdeur de la tâche. C’est pour cette raison, que certains rapports émanant de différents acteurs participent à l’élaboration d’une synthèse destinée à mieux cerner le problème de contestation et à identifier  les « erreurs de gestion ». Il faudrait rappeler  dans ce contexte, que parfois même, certains chefs de daïra ne sont pas épargnés, et restent dans le collimateur de la société civile, pour la simple raison de ne pas être à l’écoute du citoyen et de ne pas répondre à ses appels. A Mostaganem, c’est le wali qui assure malgré lui toutes les tâches qui incombent à ces responsables, car ces derniers ne semblent plus jouir de la confiance de leurs administrés. La visite du premier responsable de la wilaya dans une commune est perçue par tous comme une lueur d’espoir inespérée, tous les regards sont braqués vers lui. Aujourd’hui, ce cordon ombilical, qui servait de lien entre les responsables locaux et les citoyens est coupé, la confiance n’y est plus parce que tel élu local ou tel responsable local n’a pas respecté les engagements pris pour un relogement avant la fin de l’année ou lorsqu’une APC n’a pas daigné, des années durant, effectuer des travaux de réfection d’une route ou encore lorsqu’une négligence provoque la mort d’un citoyen, ou de ne pas recevoir un administré. Ce sont ces négligences qui s’avèrent plus tard être les principales causes d’une telle ou telle protestation.

Ahmed Mehdi
Dimanche 23 Janvier 2011 - 11:26
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