REFLEXION

EN FACE DE LA MULTIPLICATION DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES : L’hygiène alimentaire reste le premier accusé



EN FACE DE LA MULTIPLICATION DES INTOXICATIONS ALIMENTAIRES : L’hygiène alimentaire reste le premier accusé
L’hygiène alimentaire est une série de règles pratiques à observer pour assurer une bonne hygiène de l’aliment à consommer sainement sans le moindre risque de contamination. Hélas, ce dernier semble être totalement absent au sein de nos établissements à caractère alimentaire, qui au lieu de nous approvisionner en produits alimentaires, nous livrent souvent des aliments empoisonnés, qui provoquent des intoxications alimentaires aux graves conséquences pour la santé… ! En face de l’ampleur des intoxications alimentaires qui se sont propagées, telle une traînée de poudre, en l’espace de quelques heures, à travers les localités de Mesra surtout et de Bouguirat et face à cette guerre de chiffres, qui fait état déjà de 470 cas déclarés, « Réflexion » s’est penché sur le sujet pour informer davantage ses lecteurs sur ces intoxications, qui ont fait l’actualité durant plusieurs jours à travers les médias, il s’est rapproché de quelques éléments clés de la santé publique pour un plus d’éclaircissements. M.R., est un jeune médecin du secteur public, il a été appelé également à assurer la permanence aux UMC de Tigditt, avec ses confrères lors du déclenchement des premiers cas d’intoxication, il tient d’abord à rassurer les citoyens que ces toxi-infections ne sont pas assez graves que le reste des maladies. Ces maux se traitent le plus naturellement du monde, avec des prises régulières d’un traitement de 2 à 3 jours, selon ses premières déclarations. Il ajoute que le manque d’information sur le mal, a été à l’origine de la psychose qui s’est emparée de la population qui ne cessait de se plaindre de maux, presque fictifs. Il incrimine le manque flagrant de l’hygiène alimentaire, qui reste quasi absente au sein des établissements alimentaires et des autres lieux publics et commerce. Il déclame que tant, que nul commerçant n’a été inquiété sévèrement pour l’infraction aux règles d’hygiène, qui paraissent juste exister sur du papier, sans être jamais appliqués, les intoxications alimentaires séviront et risquent fort d’en causer de centaines de décès. L.M est l’un de ces techniciens de ces fameux bureaux communaux d’hygiène, que la wilaya de Mostaganem a été la première à installer en 1987, juste après la promulgation du décret interministériel portant la création de ces derniers et l’unique à avoir doter la totalité de ses communes, qui déclare que malheureusement ces « B.C.H » ne fonctionnent presque qu’avec une seule personne à bord, en ne disposant d’aucun pouvoir répressif. Le technicien, qui devait être également secondé par d’autres éléments de la composante du bureau, se voit être obligé de reporter juste dans son rapport, une série de constats au manque d’hygiène. Il transmettra son rapport au secrétaire général de l’APC qui à son tour, avisera le président de l’APC, qui doit décider de la suite à donner au rapport. Malheureusement et souvent, l’hygiène ne semble pas jouir d’une bonne considération auprès de certains élus, qui ne préfèrent point répondre aux doléances du pauvre technicien, pris entre le marteau et l’enclume. Les lenteurs bureaucratiques, qui cernent souvent l’application de la prise d’une simple mesure d’hygiène, ont fini fatalement par nuire au labeur du technicien, qui se voit les mains liées par de telles pratiques administratives. A titre d’information, selon le technicien rencontré, le port de blouse et gants sont des mesures obligatoires d’hygiène, qui doivent être respectées par toute personne activant au sein d’établissements de vente de produits alimentaires destinés à la consommation, malheureusement, presque toutes les personnes exerçant en ce milieu, ignorent le port de ces derniers, sans la moindre inquiétude. En ce contexte là, il note la présence de ces commissions communales d’hygiène, qui paraissent disposer d’un poids non négligeable, en matière de respect de l’hygiène publique et alimentaire, mais qui semblent absentes totalement du terrain et n’activent que par instruction. Aujourd’hui, le drame des intoxications, vécu à Mesra, interpelle tous les partenaires impliqués de loin ou de près, dans l’application de la réglementation sanitaire, à un plus de sérieux. La responsabilité ne peut être imputée à la santé, jugée comme l’unique coupable, elle est félicitée par l’intervention de son personnel, qui a su en quelques heures maîtriser une situation qui échappe à tant d’autres. A présent, l’hygiène alimentaire étant la première à être incriminée, d’après les premiers résultats des enquêtes épidémiologiques, il est temps de réprimander sévèrement tout contrevenant à la moindre règle d’hygiène, sans trop attendre, car ce manquement à l’hygiène alimentaire ressemble fort à attentat à la vie d’autrui… !

L. Ammar
Mercredi 27 Octobre 2010 - 11:07
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MOSTAGANEM
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