REFLEXION

EN FACE D’UN PLAN DE CIRCULATION PARVENU A SES LIMITES : Les feux tricolores face à l’anarchie



EN FACE D’UN PLAN DE CIRCULATION PARVENU A SES LIMITES : Les feux tricolores face à l’anarchie
Malgré la mise en service des feux tricolores, l’anarchie continue de régner à la cité des mimosas. Les piétons et les automobilistes, chacun de son coté, font ce que bon leur semble, au gré des humeurs…. ! Si au départ l’idée de changer le plan de circulation de la ville de Mostaganem était bonne et justifiée, aux yeux des responsables (du moins ceux qui sont à l’origine de cette idée), il n’en demeure pas moins que le résultat attendu (escompté) par l’équipe porteuse de ce projet est tout autre et la réalité est plus que flagrante. Il est vrai, cependant, que la circulation à Mostaganem, comme partout ailleurs (même dans certains grands villages), a toujours posé problème. La circulation est elle-même un problème à ne pas négliger afin de faciliter le déplacement des personnes et de tous les engins roulants. C’est un vrai casse-tête chinois, certes ! Mais pour le résoudre il conviendrait d’étudier tous les paramètres permettant de trouver une solution adéquate tendant à soulager aussi bien les citoyens que les automobilistes. Ce problème a pris de l’ampleur en raison d’un accroissement sans cesse progressif de la population qui s’est accrue plus particulièrement avec l’avènement du terrorisme. En cette époque des centaines de familles, pour une raison ou une autre, avaient trouvé refuge à Mostaganem, que certains, sans vergogne, l’avaient comparée à la Suisse. A cela s’ajoute le nombre sans cesse croissant de véhicules empruntant les artères de la ville rendant la circulation plus que difficile. La circulation, aussi bien des véhicules que des personnes, a toujours été anarchique et ce, pour plusieurs raisons : étroitesse de la chaussée, squattage des trottoirs par les commerçants, insuffisance de parkings, impraticabilité de certaines rues envahies par toutes sortes d’étals, encombrement et envahissement des places publiques. Telles sont en gros les raisons pour lesquelles les piétons se voient obligés d’emprunter la chaussée. Autant de problèmes longtemps restés en suspens et qui sont à l’origine de l’anarchie que connaît la ville de Mostaganem, plus particulièrement son centre et les grandes artères où le flux est plus important. Censé résoudre ces problèmes, déjà soulevés dans nos précédentes colonnes, le nouveau plan de circulation en a soulevé d’autres, tout en aggravant davantage la situation. Le pont du 17 octobre, avec ses deux voies, était censé assurer la fluidité de la circulation, tout en évitant l’encombrement en centre ville. Or, depuis que l’une des deux voies a été détournée, le problème s’est transposé ailleurs, au niveau de l’axe situé entre la poste et la BNA, considéré comme point névralgique, en raison du flux important de personnes et de véhicules. Cet axe connaît depuis des problèmes en répétition. Avec l’installation et la mise en service des feux tricolores, en certains endroits, un nouveau problème a surgi. Il s’agit du non respect du droit de passage aussi bien de la part des piétons que des conducteurs. Pas plus tard qu’hier, au moment où nous nous apprêtions à traverser de la pharmacie vers la poste, alors que le feu était au vert, une voiture a foncé sur nous alors qu’elle était censée être au rouge. Habitués depuis fort longtemps à circuler dans tous les sens, la plupart des piétons ne respectent pas les feux tricolores, étant donné que les passages qui leur sont réservés (dits passages cloutés) n’ont jamais été respectés auparavant. Certains conducteurs en font autant. Nous nous trouvons, de facto, devant un vrai dilemme à savoir : faut-il repenser le plan de circulation, après analyse de tous les problèmes soulevés ou alors pénaliser les contrevenants, tel que prévu dans le nouveau code de la route, en ce qui concerne les piétons qui circuleraient hors des passages qui leur sont réservés ? N e serait-il pas possible de prévoir des passages souterrains aux endroits où cela est faisable, afin de libérer la chaussée et ce, pour des raisons sécuritaires ? Il se trouve aussi que certains établissements scolaires ont été construits en bordure de rues, parfois de routes, à grande circulation. Ceci revient à dire que la vie des élèves est sans cesse en danger, même avec la présence de feux tricolores. Les motocyclistes sont les premiers à enfreindre la réglementation. De tels comportements ne peuvent être longtemps tolérés.

M. Bentahar
Mardi 15 Juin 2010 - 10:54
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MOSTAGANEM
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