REFLEXION

EN DEPIT DES DECLARATIONS RASSURANTES DE NAFTAL : L’ANSEJ à la rescousse des « Hallaba »

A l’instar de la majorité des jeunes chômeurs du pays, les contrebandiers du carburant, appelés communément « Hallaba », n’ont pas trouvé mieux pour desserrer l’étau des services de sécurité, pour faire face au phénomène de trafic du carburant , écoulé généralement dans les régions frontalières avec notre pays, que de se servir des facilités accordés par l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes, pour revenir aux affaires.



L’ANSEJ comme ses frangines des illusions, propose ‘’sans limite’’ le volant,  lourd, léger, transport en commun, transport de marchandises, location de voitures..). En fait, une main d’œuvre dans le secteur du transport en quantité. Reste à savoir quoi transporter ? La matière transportée devient du coup, le trésor caché qui replonge ces anciens chômeurs  dans de nouveaux vices de gagne pain en quelques sortes alors qu’ils étaient tranquilles auparavant.
Avec des voitures tout type et rien à grignoter, les antennes se mettent en marche à la quête d’un satellite qui sauve de nouveau de ce prestige ironique. Toute offre serait l’ultime chance de faire un avenir et des poches « chaudes », de changer de look et se faire une face crédible dans la société. L’argent, le temps, l’âge, la cherté de la vie, le logement, le mariage joueront tous contre la raison devant l’absence de toute autre ‘’raison’’. Des Hallabas, des narcotrafiquants, des clandestins, des faux chauffeurs de taxis, en résumé des bandits de la route recrutés par l’ANSEJ, et par des procédés d’embauche issus d’actions provoquées par la peur de réactions. Les services de sécurité, police, gendarmerie et douane en goutent suffisamment des retombées de ces embauches simulées. Pas loin de quelques semaines, une camionnette livrée dans le cadre de l’ANSEJ fut interceptée alors qu’elle livrait du mazout à la  frontière, aux environs de Maghnia, son propriétaire qui était  chômeur sans tracas auparavant, croyait se débarrasser de ce monstre d’inutilité, s’est vu attrapé, emprisonné, son véhicule saisi et poursuivi d’une pénalité de 5 millions de DA par décision de justice. Par ailleurs, il faut souligner que la situation de distribution du carburant s'est rétablie dernièrement à Oran, après des perturbations relevées le week-end, a-t-on constaté dans les stations-service. Toutefois, des files d'attente ont été observées hier, ici et là, notamment au niveau de certaines stations-service à Oran et Es-Senia, telles que celles des HLM ou encore Haï Dhaya. «Les perturbations relevées notamment vendredi ne sont aucunement une source d'inquiétude», a rassuré une source responsable au «District carburant Oran Naftal» en assurant que les stocks des dépôts d'approvisionnement se trouvent à un niveau «réconfortant». «Bien que la raffinerie d'Arzew est à l'arrêt pour la période allant du 1er  septembre au 1er  octobre prochain, les stocks des produits (carburants) sont disponibles en quantité suffisante pour ravitailler tous les dépôts de distribution de Naftal de toute la région ouest et sud-ouest du pays», a-t-on affirmé. La lutte contre la contrebande du carburant au niveau de la région ouest a donné ses fruits avec la fermeture de 4 stations dans la wilaya d'Aïn Témouchent pour non-respect de l'arrêté du wali et neuf suspensions administratives de stations de carburants à Tlemcen, a indiqué la même source qui a rappelé qu'à l'exception de la wilaya d'Oran, qui observe une consommation régulière d'une moyenne de 1.500 mètres cubes par jour, la demande en carburants a baissé de moitié cette année, notamment au niveau de la wilaya de Tlemcen, malgré l'augmentation du parc automobile et le flux d'estivants. Cette baisse s'est répercutée sur le niveau d'augmentation des stocks au niveau des dépôts de Haï Dhaya (ex-Petit lac) à Oran qui affiche un taux de remplissage de 80 pour cent, au même titre que ceux de Sidi Bel Abbès et autres dépôts de carburants du sud, a-t-on ajouté. Selon la même source, le centre de distribution de Remchi qui livrait habituellement aux stations-service de la wilaya de Tlemcen une moyenne de 1.000.000 de litres par jour (1.000 m3/j) a vu ses «sorties» baisser de 50 pour cent grâce aux mesures coercitives prises pour «traquer les hallabas» en limitant les ventes par automobiliste à raison de 500 DA pour le véhicule léger et à 2.000 DA pour le poids lourd. 
 

Medjadji. H
Mardi 24 Septembre 2013 - 22:00
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Oran
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